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Chroniques de La Montagne 1952-1961
Vialatte Alexandre
BOUQUINS
31,01 €
Épuisé
EAN :9782221090411
Alexandre Vialatte (1901 - 1971) a longtemps partagé le sort de Stendhal : il fut un auteur pour happy few. Si ses livres ne lui ont pas attiré des lecteurs en grand nombre, ils ont en revanche suscité l'admiration des meilleurs, tel Malraux, Edmond Jaloux ou Jean Paulhan. A vingt et un ans, il partit en Rhénanie comme traducteur civil dans les bureaux militaires. Il restera cinq ans à Spire et à Mayence. C'est l'époque de la découverte de Nietzsche, de Thomas Mann, de Brecht, et surtout de ce grand humoriste Kafka, qu'il est le premier à introduire en France. Mais il dirige aussi la Revue rhénane, lancée par le haut-commissaire de la République française dans le but de faire triompher l'idée que le Rhin ne sépare pas des voisins mais les unit. Rédacteur en chef et journaliste, il invente un genre littéraire, la chronique, qui lui convient si parfaitement qu'il le cultivera avec un bonheur exceptionnel pendant plus d'un demi-siècle. Ce romancier, ce traducteur est un chroniqueur de génie ayant donné des centaines de textes à des dizaines de périodiques : tantôt compte rendu de spectacle ou de lecture, tantôt récit d'une rencontre, tantôt observation des signes du temps (par exemple, la montée du nazisme en Allemagne), tantôt réflexion philosophique. Il y a des moments où le spectacle le plus banal peut devenir allégorie ou symbole, disait Baudelaire, flâneur par excellence, qui savait tirer de toute chose une moralité amère. Tel Alexandre Vialatte, grand moraliste du XXème siècle. "D'où sortent toutes ces choses ? D'un film ? De la mémoire ? On erre dans sa mémoire comme dans un vieux musée. On s'égare. Sur une petite place où clignote la lumière d'un restaurant jaunâtre, une statue s'élève sous les tilleuls, qu'on discerne mal dans cette ombre. On l'éclaire avec une lampe-torche. On retrouve le visage de son meilleur ami. Déjà..." Par la quantité de ses chroniques, par leur qualité, Vialatte s'impose comme un Socrate moderne. On trouvera ici, réunies pour la première fois, les 898 chroniques écrites pour La Montagne de 1958 à 1971. Un tiers n'a jamais été repris en volume. C'est là un monument qui a la valeur d'un inédit.
Quatrième de couverture Les fruits du Congo, c'est une affiche. Elle représente une magnifique négresse qui porte des citrons d'or. Les collégiens d'une ville d'Auvergne rêvent devant cette affiche qui symbolise pour eux l'aventure et l'extrême poésie de l'existence.Qu'est-ce que l'adolescence ? Telle est la question à laquelle Alexandre Vialatte répond avec ce grand roman qui décrit aussi toute une ville de province avec ses kermesses, son assassin, son docteur, son lycée, son square.
Le brigadier Berger, du train des équipages, matricule 2404, est pris dans la tourmente de 1940. Fait prisonnier, astreint à de terribles marches forcées, il devient fou. Passé et présent s'entrechoquent en lui et à n'y comprend plus rien. Mais, pour cet homme loyal et fidèle, la pire folie n'est-elle pas celle du monde réel, l'armée vaincue, dispersée, la France occupée? Sa folie à lui n'est que fidélité au passé.
Le brigadier Berger, du train des équipages, matricule 2404, est pris dans la tourmente de 1940. Fait prisonnier, astreint à de terribles marches forcées, il devient fou. Passé et présent s'entrechoquent en lui et il n'y comprend plus rien. Mais pour cet homme loyal et fidèle, la pire folie n'est-elle pas celle du monde réel, l'armée vaincue, dispersée, la France occupée ? Sa folie à lui n'est que fidélité au passé.Notes Biographiques : Romancier, chroniqueur et traducteur né et mort en Haute-Vienne (1901-1971). A eu le mérite d'introduire Kafka en France en traduisant, dès 1927, La Métamorphose et, en 1933, Le Procès.
Battling, Battling, nous n'irons plus à Mexico nous laisser prendre à leurs promesses. Nous ne prêterons plus l'oreille aux conseils du ciel de cinq heures, ni aux voix du vent dans le préau. Nous n'agiterons plus sur les murs du parloir l'ombre emphatique de nos petites pèlerines. Tu n'invectiveras plus jamais Victor Hugo dans la cour qui sent le tilleul, à l'heure où les chats irrités font le gros dos sur la pleine lune."
Courtois Stéphane ; Werth Nicolas ; Panné Jean-Lou
Alors que la polémique sur le bilan des régimes communistes risque de resurgir avec Un pavé dans l'histoire, Le Livre noir du communisme, formidable succès de librairie, ressort en collection Bouquins au prix de 99 F. Il dresse le bilan chiffré des atrocités commises sous les régimes soviétiques actuels et passés, présente les faits, énumère les massacres, les déportations, les exactions qui ont conduit aux quatre-vingt-cinq millions de morts. Le Livre noir, livre-événement de cette décennie, a donné lieu à une polémique sans précédent. Ecrit par une équipe d'historiens et d'universitaires, il est indispensable pour qui veut comprendre ce qui s'est passé dans le monde communiste.
Depuis trois quarts de siècle, le Kobbé est l?ouvrage de référence des amateurs d?opéras dans le monde entier. Paru pour la première fois en 1922 ? quatre ans après la mort accidentelle de son auteur, Gustave Kobbé (1857-1918), écrasé par un hydravion alors qu?il faisait du bateau au large de Long Island ?, cette bible des mélomanes a connu d?innombrables rééditions et de nombreuses traductions.À trois reprises (1954, 1976, 1985), Lord Harewood ? qui a dirigé pendant plus de vingt ans le Royal Opera House de Londres, puis l?Opéra de Covent Garden ? a complété et mis à jour cet incomparable instrument de travail.Aujourd?hui, il présente, secondé par Antony Peattie, une version entièrement renouvelée. Enrichi de soixante oeuvres nouvelles, portant à près de cinq cents les opéras répertoriés, le Nouveau Kobbé présente, par ordre alphabétique des compositeurs, des analyses fouillées et faciles à lire d?un répertoire en constante évolution. Un classique dont le succès ne se dément pas.
De La Tombe (1917) au Défi d'outre-espace (1935), voici, en trente et un contes et nouvelles, une palette très complète de l'inspiration de Lovecraft lorsqu'elle n'évoque pas le mythe de Cthulhu. L'argument de certaines de ces histoires annonce ce mythe à une époque où l'auteur ne l'avait pas encore cerné. D'autres témoignent de son génie pour renouveler avec un modernisme étonnant les archétypes du fantastique traditionnel: fantômes, vampires, sorcières, satanisme, nécrophilie... Les unes et les autres révèlent une maîtrise de l'atmosphère et un sens du récit faisant de Lovecraft l'un des plus grands auteurs fantastiques. Ce premier ensemble d'histoires est suivi par un second moins connu, car composé des travaux de "nègre" non signés par Lovecraft bien qu'il en soit l'auteur principal ou même unique. Ces deux ensembles de nouvelles sont complétés par Fungi de Yuggoth (cycle de poèmes fantastiques), par l'essai Epouvante et surnaturel en littérature, et par un choix de documents retraçant la vie de Lovecraft selon sa femme et selon ses proches amis.
Ismail Kadaré est l'un des plus grands écrivains d'aujourd'hui. Son oeuvre, ancrée dans sa propre expérience des drames contemporains, dépasse les frontières de son pays pour atteindre à l'universel à travers une dénonciation corrosive et percutante des systèmes totalitaires. Ce volume regroupe trois grands romans politiques, consacrés aux rapports difficiles qu'entretint la petite Albanie avec l'Union soviétique et la Chine. Trois livres aux tonalités bien différentes - biographique et intimiste pour Le Crépuscule des dieux de la steppe, épique et shakespearienne pour L'Hiver de la grande solitude, plus grotesque, voire cocasse, fantastique, pour Le Concert - mais qui forment une manière de fresque historique qui nous éclaire, de l'intérieur, sur les convulsions traversées par le monde communiste de la fin des années 1950 aux années 1970. Kadaré y évoque les combats idéologiques que se livrèrent les dirigeants des hautes sphères rouges, mais aussi la vie du petit peuple albanais, avec ses espoirs et ses déboires - aux antipodes des canons du réalisme socialiste. La petite histoire côtoie ici la grande, les drames personnels, les émois intimes se jouent à la lumière des schismes et des anathèmes, de part et d'autre d'un fossé qui se creuse et s'élargit entre révisionnistes et staliniens. Ces trois romans ont valu à leur auteur, contraint à l'exil, d'être attaqué avec virulence par le régime d'Enver Hodja en raison notamment de sa peinture pleine de dérision du bloc communiste et de ses méthodes tyranniques. Une peinture d'autant plus redoutable qu'elle est l'oeuvre d'un admirable conteur.
Résumé : Reinhold Messner revient sur sept décennies d'une vie aux confins de l'extrême. Au coeur de son propos, la vie dans ce qu'elle a de plus essentiel, la passion, le courage et la responsabilité. Très tôt confronté à la mort lors de ses expéditions, Messner a appris à survivre. Aujourd'hui, il s'exprime sans fard au sujet de l'ambition, la culpabilité, les cauchemars qui l'ont hanté, le vieillissement, les nouveaux départs et le renoncement. On retrouvera dans ces pages les étapes d'une vie d'exception qui ont conduit un petit montagnard du Tyrol du Sud à devenir l'aventurier le plus célèbre au monde, mais aussi un homme politique combatif, un agriculteur engagé, un conseiller recherché par les chefs d'entreprise, le fondateur d'un musée des montagnes du monde unique en son genre, et le père de quatre enfants. Reinhold Messner témoigne de cette vie au superlatif en évoquant l'odeur du pays natal, l'espace de liberté dont a besoin un enfant, l'importance de la peur, de l'égoïsme et de l'instinct pour qui doit survivre. C'est un livre d'aventure passionnant qu'il nous offre pour ses 70 ans.
L'un des grands récits de l'alpinisme L'Eiger et les récits de ses premières ascensions font partis du patrimoine de l'alpinisme. La face nord de l'Eiger, longtemps considérée comme la paroi la plus dangereuse des Alpes, a coûté la vie à de nombreux alpinistes. De nombreux récits ont été publiés pour raconter ces dramatiques épopées mais jamais l'histoire de la Directissime n'avait été contée... jusqu'à aujourd'hui. En février 1966, deux équipes, l'une allemande, l'autre britannique et américaine, ont pour objectif d'y ouvrir une voie directissime. Etonnamment, les deux équipes ne savent presque rien des tentatives de l'une et de l'autre jusqu'à ce qu'elles arrivent au pied de la face. La course est lancée. John Harlin a mené l'équipe britannique/américaine composée de quatre hommes avec l'intention de parvenir rapidement au sommet. Les Allemands, avec une équipe de huit hommes et une masse d'équipement, ont planifié une ascension lente et implacable. Peter Gillman, l'auteur de cet ouvrage, était un jeune journaliste qui devait relater l'ascension pour le Daily Telegraph. Presque 50 ans plus tard, il se souvient des événements dramatiques sur la face nord de l'Eiger et évalue leurs effets sur ceux qui y ont participé. Ce fut une ascension épique aux conséquences profondes, évoquant un âge d'or de l'aventure et de l'alpinisme.
Résumé : Le 18 avril 2014 sur le versant népalais de l'Everest, une avalanche tuait seize sherpas qui préparaient la voie pour leurs riches clients amateurs de sensations fortes. C'était la première fois depuis sa conquête en 1953 que le Toit du monde tuait autant d'hommes - tous népalais - en une seule journée. Cet accident - et le mouvement de revendication sans précédent qui l'a suivi - a jeté une lumière crue sur les divergences d'intérêts entre ces montagnards locaux qui risquent leur vie pour mieux la gagner, un Etat népalais dépassé, et des étrangers consommateurs d'exploits. Sherpas, fils de l'Everest, rédigé après une enquête et des dizaines d'interviews, témoigne de l'évolution des mentalités des porteurs d'altitude, ces montagnards aux capacités physiques hors norme sans qui l'industrie de l'alpinisme et du trekking népalais n'existerait pas.
Joe Simpson et Simon Yates, deux alpinistes britanniques de talent, tentent une superbe première, celle de la face ouest du Siula Grande dans les Andes du Pérou.Ils atteignent le sommet, mais c'est à la descente que se produit le drame. Dans la tempête, Joe tombe à travers une corniche et se casse la jambe. A 6 000 mètres, sur cette montagne isolée du monde, Joe n'a aucune chance de s'en sortir. Il le sent. Et Simon sait que s'il essaie d'aider son ami, lui aussi est perdu!Simon va devoir prendre la décision la plus terrible qui soit: couper la corde qui le relie à Joe...Que se passe-t-il dans la tête d'un homme condamné à couper la corde au bout de laquelle est suspendue la vie de son ami? A quoi peut penser celuidont l'existence ne tient plus qu'à un fil? Comment peut-on trouver la force de lutter alors que la mort semble déjà avoir gagné?Cette extraordinaire aventure vécue, Joe Simpson se devait de l'écrire et de recueillir le témoignage de Simon Yates. Il en est sorti un récit bouleversant, d'une intensité dramatique exceptionnelle. Car au-delà de cette épopée pour la survie qu'aucun écrivain n'aurait osé imaginer, le livre de Joe Simpson est un remarquable témoignage sur la souffrance, physique et psychique, mais aussi sur l'amitié.La Mort suspendue a reçu en Grande-Bretagne le prix Boardman/Tasker de littérature alpine et le prix NCR 89 du récit.