Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le tragique
Viala Alain ; Ribard Dinah
GALLIMARD
9,90 €
Épuisé
EAN :9782070424467
Dans l'Antiquité, le héros de la tragédie, parce qu'il ne contrôle plus ses actes, commet un crime contre l'ordre du monde. Au XVIIe siècle, la tragédie classique met sur scène des personnages dominés par leurs passions. Le XXe siècle se plaît à réécrire la tragédie en y incluant une dimension parodique. Le modèle résiste donc à l'usure du temps, se transformant et renaissant à l'envi. C'est que le spectateur, ou le lecteur que vous êtes, peut, avec elle, méditer sur le sens de la vie : cette invitation à penser est évidemment intemporelle. L'accompagnement critique de cette anthologie met en relation le genre théâtral (la tragédie) et le registre (le tragique). Il suit l'évolution du héros tragique et expose les questions esthétiques et éthiques posées par le registre. Les 52 extraits empruntent au théâtre mais aussi au roman, à la poésie, à l'essai, avant de conclure, avec les penseurs antiques ou modernes, sur les enjeux de la tragédie.
Résumé : A la fois spectacle et texte, fait collectif et lieu d'émotions individuelles, art de l'éphémère et objet d'admiration perpétué, le théâtre est un langage des plus complexes. Il est aussi le discours que chaque société se donne en image d'elle-même. Comprendre ce langage et ce phénomène exige qu'on puisse tout ensemble le décrire et en parcourir l'histoire. Les étudiants de lettres, d'arts et d'histoire, mais aussi les amateurs, auront l'usage d'un panorama complet des notions et des créations, depuis les premiers textes joués en France dans le haut Moyen Age jusqu'aux ?uvres les plus contemporaines. Les apports de la recherche moderne éclairent une histoire qui se fonde sur les liens avec les publics, les mentalités, les lieux et conditions de représentation, en même temps que sur les ?uvres, les auteurs, les metteurs en scène. La démarche : la présentation claire d'un usuel. La substance : la théorie, l'histoire et l'esthétique. L'enjeu : l'appétit pour le théâtre à voir et à lire.
Résumé : " Nous disons très couramment d'une ?uvre, d'une pièce, d'un roman, mais aussi de toutes sortes de choses, que c'est "intéressant". C'est notre jugement le plus banal, et le plus immédiat. C'est à partir de lui que, parfois, on estime qu'une chose est si " intéressante ", digne d'un " intérêt soutenu " voire d'un si " vif intérêt ", qu'on la juge " remarquable ", "passionnante", etc. En retour, il n'est pire dépréciation qu'un brutal " c'est sans intérêt ". Belle occasion d'explorer ce mot, si usuel qu'il en est lourd d'implicites, et ses enjeux. Donc d'explorer la littérature et, par elle, de voir s'ouvrir toutes les formes de l'intérêt, celles que l'histoire collective manifeste et celles que l'histoire personnelle éveille. " Pour explorer les replis de l'intérêt des Lettres, au c?ur du temps comme au c?ur du présent, quel meilleur interlocuteur que celui qui fut tout à la fois un remarquable théoricien de l'intérêt, un extraordinaire inventeur en littérature mais aussi, par paradoxe, un impénitent pourfendeur des Lettres et des arts : l'éloge historique du littéraire prend ici la forme d'une lettre à Monsieur Jean-Jacques Rousseau, écrivain, musicien et citoyen de Genève.
L'âge classique représente un moment décisif dans l'histoire de l'institution de la littérature en valeur sociale. C'est alors que l'univers littéraire s'est constitué en champ social relativement autonome. C'est alors qu'a pris forme le réseau de ses instances spécifiques: académies, mécénat d'Etat, droits des auteurs et censure, mais aussi salons littéraires presse... C'est alors qu'au sein d'un public plus nombreux et divers, la littérature est devenue objet d'échanges multipliés, tant dans l'ordre marchand que dans l'ordre symbolique. Et, avec une rapidité étonnante, l'Ecole et les palmarès culturels ont consacré les novateurs de l'époque, en ont fait des "classiques" au sens strict du terme. L'art d'écrire est ainsi devenu une fonction sociale reconnue. Statut ambigu cependant, générateur de tensions et de conflits entre les écrivains et les pouvoirs: les oeuvres illustres, comme les tragédies de Corneille ou les pamphlets de Pascal, mais aussi des ouvrages moins connus, comme les essais critiques de Guéret ou les mazarinades de Dubosc-Montandré, laissent voir dans leurs formes la marque de ces tensions. La sociologie de la littérature classique introduit ainsi à une pragmatique des textes affranchie des mythes du "Grand Siècle". Car l'imaginaire d'un écrivain c'est, aussi, l'image qu'il construit de lui-même au sein du champ littéraire, et son esthétique, la forme qu'il lui donne.
Résumé : Tout le monde sait ce qu'est le théâtre, du moins tout le monde en a une idée. Mais sous cette évidence se lovent des réalités complexes. Le théâtre est un ensemble d'?uvres, un répertoire, c'est aussi une pratique du spectacle, dont les ?uvres écrites ne sont qu'une part ; ce sont également des lieux, plus ou moins spécialisés, et des personnes, elles-mêmes plus ou moins spécialistes ; parfois, enfin, c'est un rituel, qui peut s'inscrire dans des pratiques religieuses et politiques? Cet ouvrage retrace l'histoire du théâtre et de sa place dans notre société depuis ses origines gréco-romaines, jusqu'à ses formes les plus contemporaines.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.