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La métamorphose dans les Métamorphoses d'Ovide. Etude sur l'art de la variation
Vial Hélène
BELLES LETTRES
63,00 €
Épuisé
EAN :9782251328799
Telle la facies non omnibus unanon diuersa tamen des Néréides (Mét., II, 13-14), l'écriture poétique des passages consacrés par Ovide à la métamorphose dans les Métamorphoses se caractérise par un équilibre subtil entre similitudes et dissemblances : ce qui semble devoir être toujours le même récit (celui du miracle de la transformation des corps, sujet unique et total annoncé dès les premiers vers et vertigineusement décliné jusqu'au uiuam final) n'est pourtant jamais semblable, tant l'art de la variation déploie de ressources, transformant chaque nouvelle évocation de la mutata forma en une expérience d'écriture et de lecture absolument singulière. C'est sur ces deux réalités poétiques jumelles, la métamorphose et la variatio, que porte la présente étude, attachée tout à la fois à en décrire les ressorts respectifs, à définir la nature du lien organique qui, au fil des vers, se noue entre elles et à analyser le rapport entre cette alliance et la conception ovidienne de l'écriture.
Résumé : "Du triomphe à la chute, il n'est qu'un pas", Napoléon. 15 août 1811 : la Saint-Napoléon, fête nationale de l'Empire, bat son plein. A Paris, Milan ou Amsterdam, des feux d'artifice et des concerts célèbrent en fanfare l'anniversaire du maître de l'Europe qui fête ses 42 ans et vient d'être père du roi de Rome, conférant au Premier Empire une légitimité dynastique dont il était jusque-là dépourvu. Pourtant, les festivités sonnent étrangement faux. Les Français ont faim, souffrent de la crise économique et manifestent pour la première fois leur désaffection. A Naples, à Madrid, à Stockholm, des crises politiques couvent et l'autorité de "l'Aigle" est ouvertement contestée. A Londres, à Vienne, à Berlin, les dirigeants se préparent à une guerre prochaine entre la France et la Russie. Aux Tuileries enfin, Napoléon va lui-même gâcher la fête en insultant publiquement l'ambassadeur du tsar, le prince Kourakine. La nouvelle de cet esclandre va se répandre comme une traînée de poudre en Europe et déclencher les préparatifs de la funeste campagne de 1812. Tournant majeur du règne, ce 15 août a marqué durablement les contemporains, avant de sombrer dans l'oubli. Jamais Napoléon n'avait été aussi puissant qu'en ce jour de triomphe qui, paradoxalement, marqua le commencement de sa fin. L'étude de cette journée particulière à l'échelle de l'Europe, menée à partir de sources inédites, offre une plongée dans les arcanes de la haute politique tout en proposant une analyse magistrale du système napoléonien et de ses failles.
Grâce à des manuscrits inédits, entrez dans l'intimité des dernières années de l'Empereur, particulièrement de ses derniers jours. La France défaite à Waterloo, Napoléon se livre aux Anglais le 15 juillet 1815, sans se douter qu'il sera envoyé sur une île perdue au beau milieu de l'Atlantique Sud. Le 17 octobre suivant, après une traversée de plus de deux mois, il débarque à Sainte-Hélène où il y vivra ses dernières années sous étroite surveillance. Cet exil, tragique, marque le point de départ de la légende napoléonienne. Explorant les collections de la Bibliothèque nationale de France, Charles-Eloi Vial a étudié des documents d'exception, pour la plupart méconnus ou entièrement inédits. En grande partie rédigés de la main même de Napoléon ou de celle de son " geôlier " Hudson Lowe, les lettres, factures, rapports de surveillance, plans de fortifications et autres témoignages nous livrent des pans entiers de la vie quotidienne à Longwood House. Dans ce livre richement illustré, amateurs et spécialistes découvriront, au fil des pages, une histoire renouvelée de la captivité et de la mort de l'empereur des Français.
Hein Jakob ; Quéval Marie-Hélène ; Ouvry-Vial Brig
Jakob Hein est né en 1971 à Leipzig et vit à Berlin où il est médecin. Il signe ici dans Qui sait? Peut-être même que c?est bien ( titre original: Vielleicht is es sogar schön), son troisième ouvrage après «Mein erstes T-shirt» et «Formen menschlischen Zusammenlebens». D?autres romans sont parus depuis chez Piper Verlag. Marie-Hélène Quéval, la traductrice et préfacière, est née en 1949 à Marseille et vit à Paris. Spécialiste des transferts culturels entre la France et l?Allemagne (XVIIIe-XXIe) et de littérature contemporaine en RDA, elle a notamment publié L?Unification allemande, les années décisives 1989-1990, Editions du Temps, Paris 1998 et Wenderoman, Déconstruction du roman et roman de la déconstruction, 1985-1995, Wolfgang Hilbig, Jens Sparschuh, Thomas Brussig, (339 pages), Presses universitaires de la Sorbonne, 2009.
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Résumé : Ispahan, Boukhara, Samarcande... Un rêve d'Orient. La Perse médiévale de l'islamisation à l'invasion mongole, du VIIe au XIIIe siècle. Un territoire beaucoup plus vaste que l'Iran actuel, une civilisation déjà millénaire entre monde méditerranéen et Asie. Rapidement, la Perse fut bien plus qu'une simple province de l'Empire musulman : elle aussi conquit son farouche vainqueur. Ce guide culturel met en lumière ce que lui doit la civilisation musulmane, des institutions aux productions intellectuelles et artistiques. Ce qui ne fut pas sans conséquences, y compris sur la géopolitique contemporaine.