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La guerre des morales. Comment gauche et droite cherchent à façonner l'individu
Viain Thomas
HERMANN
22,10 €
Épuisé
EAN :9791037045683
Ni l'égalité, ni la liberté, ni même la justice ne suffisent à séparer la gauche de la droite. Ce qui les distingue fondamentalement, c'est leur manière de concevoir la transformation morale de l'homme. Contre l'idée reçue d'un affrontement entre une gauche optimiste et une droite pessimiste, entre progressisme et conservatisme, cet essai avance une thèse originale : gauche et droite partagent le même objectif - moraliser l'individu - mais divergent sur la manière d'y parvenir. La gauche fait de la question de l'intime une question éminemment politique et espère changer nos motivations personnelles en mobilisant tout un arsenal de moyens publics (école, lois, arts, collectifs citoyens...). A l'inverse, la droite considère que le for intérieur ne se décrète pas : il se façonne dans le secret d'une délibération intérieure qui échappe à l'espace public. L'enjeu n'est donc pas de choisir entre morale et réalisme, mais de savoir où faire passer la séparation entre espace public et espace privé. Cet ouvrage éclaire d'un jour nouveau les paradoxes historiques de la gauche, les impasses théoriques de la droite, et les défis d'un progrès moral devenu fragmentaire. Il invite à repenser la rationalité humaine comme clé de voûte de notre destin politique, dans un monde où les institutions cherchent à gouverner jusqu'au coeur de nos motivations.
Cela commence bien pour Vian, l?écrivain. Queneau aime Vercoquin et le plancton. Gallimard accepte ce premier roman puis un deuxième, L?Écume des jours. Sartre reçoit l?auteur aux Temps modernes, où paraîtront ses Chroniques du Menteur. J?irai cracher sur vos tombes fait scandale - un vrai scandale, du premier coup, celui que tant d?artistes attendent en vain toute leur vie? Et pourtant, cela ne prend pas. Les seuls romans de Vian qui connaissent le succès de son vivant sont ceux qu?il signe Sullivan. Les autres ne trouvent pas leur public. Le dernier, L?Arrache-c?ur, sept ans à peine après Vercoquin, est un ultime échec. Vian en conclut que sa destinée ne sera pas littéraire. Il renonce au roman. Sa célébrité est alors à son comble, pour d?autres raisons. «Oh ! je fais dans pas mal de choses, n?adjudant ; ingénieur, auteur, traducteur, musicien, journaliste, interprète, jazzologue, et maintenant directeur artistique d?une maison de disques.
D'où vient le divorce croissant entre les élites dirigeantes et le reste de la population ? S'agit-il d'un rejet populaire du technocratisme ? Du refus par les uns de la langue de bois maniée par les autres ? D'une déconnexion entre deux franges de la population, le savoir des élites apparaissant détaché de l'expérience de terrain ? Selon Thomas Viain, haut-fonctionnaire et familier de ces élites contemporaines, c'est le processus de formation des intelligences par nos institutions qui doit être mis en cause, car il aboutit à l'hégémonie d'une certaine forme de pensée, que l'on peut qualifier d'horizontale. Il s'agit d'une intelligence polyvalente et habile mais où les profils sont indifférenciés et les esprits incapables de hiérarchiser les savoirs. Ces sur-diplômés ne sont souvent que des élites scolaires, sans profondeur et sans " colonne vertébrale " , les meilleurs élèves d'un système qui mérite d'être interrogé et profondément remanié, tant il est rejeté et ne répond plus aux besoins du plus grand nombre. Thomas Viain a commencé ses études élémentaires à l'écart du système scolaire car il avait été jugé " inadapté " . Devenu agrégé de philosophie, il a été professeur en lycée avant d'être admis à l'ENA et d'être aujourd'hui magistrat au tribunal administratif de Cergy -Pontoise.
Si vous le lisez avec l'espoir de trouver dans J'irai cracher sur vos tombes quelque chose capable de mettre vos sens en feu, vous allez drôlement être déçu. Si vous le lisez pour y retrouver la petite musique de Vian, vous l'y trouverez. Il n'y a pas beaucoup d'écrits de Vian dont il ne suffise de lire trois lignes anonymes pour dire tout de suite: "Tiens, c'est du Vian!" Ils ne sont pas nombreux, les écrivains dont on puisse en dire autant.
Résumé : C'est en 1950 que Boris Vian conçut le projet du Traité de civisme, qu'il ne cessa de modifier et d'enrichir jusqu'à la fin de sa vie, faisant dire à son biographe que ce texte peut être considéré comme son "testament intellectuel" (Noël Arnaud, Les Vies parallèles de Boris Vian). Sous des formes diverses (chroniques, notes, aphorismes, etc.), l'auteur traite des grands thèmes sociaux et politiques de son siècle et propose des solutions pour un avenir meilleur. Le progrès technique, l'aliénation du travail, l'accroissement des inégalités, la guerre et les totalitarismes... Cette oeuvre, qui n'a rien perdu de son actualité, permet de découvrir sous un jour nouveau l'un des plus grands artistes du XXe siècle.
Lapointe Pascal ; Dupont Christophe ; Boileau José
L'information est un service public essentiel. Sans information, comment prendre des décisions éclairées sur les enjeux de société de l'heure ? La question est devenue encore plus importante à l'heure des réseaux sociaux, qui fournissent de l'information en abondance, mais sans vérifications ni préférences pour des sources crédibles. Pour ce faire, il faut des journalistes et des médias dignes de ce nom. Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à se sortir de cette situation ? Comment trouver du travail et des contrats lucratifs tandis que les médias peinent à survivre et à trouver un "modèle d'affaires " ? Que signifie concrètement devenir journaliste indépendant, ou pigiste, ou entrepreneur, dans la crise actuelle des médias ? Quelles sont les habiletés dont un "nouveau journaliste " a besoin, au-delà des compétences de base qu'on enseigne dans les écoles de journalisme ? Comment la nouvelle génération de journalistes va-t-elle réussir à maintenir la liberté de la presse à travers ce dédale ? S'ils peinent à trouver du boulot, qu'ils deviennent journalistes indépendants, les nouveaux journalistes tireront-ils leur épingle du jeu ? Cet ouvrage s'adresse aux journalistes indépendants, pigistes ou blogueurs ou aux équipes qui songent à créer un nouveau média. Il leur apportera ce temps essentiel de réflexion pour mieux saisir les enjeux de la profession et relever leurs manches, à l'heure de la communication planétaire, des algorithmes et des inquiétudes sur l'avenir de la profession.
Résumé : " Une peinture est un tout organisé, un ensemble de formes (lignes, surfaces colorées...) sur lequel viennent se faire ou se défaire les sens qu'on lui prête. Le contenu de cet ensemble n'est pas un équivalent d'émotion, de sensation, il vit de lui-même. Ces relations entre les formes sont un transfert de relations de l'univers à une autre signification. Dans ce qu'elle a d'essentiel la peinture est une humanisation du monde. " Pierre Soulages (1948) Voici réunis, dans leur variété, leur constante et exemplaire rigueur, quelques-uns des textes et entretiens de Pierre Soulages. Ils explicitent pour nous son oeuvre immense.
La dépression est-elle une vraie maladie, que seuls les psys et les docteurs savent diagnostiquer ? Peut-elle être traitée avec des médicaments efficaces ? Ou bien est-ce une sorte de "maladie imaginaire" dont ceux qui en souffrent sont des tire-au-flanc qui s'écoutent trop ? Les médicaments antidépresseurs marchent-ils, ou bien sont-ils une sorte de drogue légale qui rapporte beaucoup d'argent ? En somme, qu'est-ce réellement que la dépression, ce phénomène si répandu et pourtant si mal connu ? Dans ce petit livre ingénieux, Maël Lemoine nous aide à distinguer, à rebours des idées reçues, ce qu'est, et n'est pas, la dépression, quels sont les faits scientifiquement établis, loin du discours des philosophies feel good qui vendent un bonheur kitsch et irréaliste. Cette Petite philosophie de la dépression, qui prend au sérieux la réalité des phénomènes dépressifs, propose ainsi en creux une réflexion sur le véritable bonheur.
Malgré des avancées politiques et juridiques en faveur de l'égalité, la progression et la rétention des femmes dans les secteurs traditionnellement masculins demeurent inégales. Comment expliquer les écarts de progression de carrière des femmes dans ces milieux ? Dans les trajectoires de carrière, quels sont les enjeux qui peuvent expliquer la progression ou non des femmes ? Quelles sont les pratiques organisationnelles porteuses de changement ? Ce livre présente les résultats d'une recherche multidisciplinaire réalisée sur le terrain auprès d'organisations de divers secteurs. Dépassant l'étude des trajectoires individuelles, cette recherche permet de découvrir les dimensions contextuelles et culturelles des organisations qui influencent les parcours de carrière des femmes et la rétention en emploi. Loin de présenter une recette miracle ou un modèle unique pour corriger les situations inégalitaires au travail, la démarche proposée repose sur un processus dynamique et transformatif visant à répertorier au sein des organisations et de leur écosystème les éléments favorables à une meilleure inclusion des femmes dans différentes professions.