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La Villa des Mystères à Pompéi
Veyne Paul
GALLIMARD
23,00 €
Épuisé
EAN :9782070177592
Paul Veyne a écrit un texte "révolutionnaire" qui explique la fresque de la Villa des Mystères à Pompéi. Un siècle après sa découverte, elle est toujours la plus grande, la mieux conservée et la plus fascinante des peintures antiques. Pourtant, pèse sur cette fresque un contresens séculaire qui y déchiffre des Mystères mystiques païens. Paul Veyne a exposé sa propre théorie dans une première version publiée dans un ouvrage collectif en 1998, dont il publie aujourd'hui le texte repris, modifié et définitif. Longue d'une vingtaine de mètres, la fresque court sur les murs de la grande salle de la villa, où le visiteur se voit cerné par vingt-neuf figures grandeur nature : dames élégantes, nudités, divinités, musiciens, et des Silènes et des satyres composant le cortège de Dionysos. Pas d'hommes mortels, rien que des femmes et un garçonnet qui apprend à lire. Depuis sa découverte en 1911, des questions se sont posées et beaucoup de commentateurs y ont vu la représentation d'une initiation aux Mystères de Bacchus. Or Paul Veyne est allé contre ces théories en démontrant brillamment qu'il s'agit en fait d'un jour de mariage tout à fait profane, toilette de la mariée et nuit de noces comprises. Le lecteur suit ainsi pas à pas l'interprétation de la mégalographie pompéienne qui lui fait revivre l'Antiquité romaine et la vie à Pompéi. Vient alors l'envie irrésistible de se rendre ou de retourner sur ces lieux.
Résumé : La vie privée dans l'Empire romain De la naissance à la mort, comment vivaient les Romains ? "L histoire, ce voyage en autrui, doit servir à nous faire sortir de nous, au moins aussi légitimement qu'à nous conforter dans nos limites. Les Romains sont prodigieusement différents de nous et, en matière d'exotisme, n'ont rien à envier aux Amérindiens ou aux Japonais. (?) La "famille" romaine, pour ne parler que d'elle, ressemble si peu à la légende ou à ce que nous appelons une famille..." Pour la première fois, en volume séparé, la contribution de Paul Veyne à l'Histoire de la vie privée. Un grand texte qui a fait date.
Se pourrait-il que les Grecs, ces sages ancêtres qui nous ont transmis la raison, aient cru aux titans, aux cyclopes et aux héros dont ils ont peuplé leur mythologie ? Et, à supposer qu'ils aient tenu le Minotaure pour un mensonge de poète, doutaient-ils conséquemment de l'existence de Thésée ? A travers ces questions, Paul Veyne entreprend une enquête passionnante sur le statut de la vérité, l'expérience "la plus historique de toutes". En étudiant la nature des mythes, leurs modalités de réception, leurs critères de vraisemblance et le scepticisme ambigu qu'ils suscitaient, il interroge les liens que ces récits entretiennent avec l'histoire, cet autre discours revendiquant un savoir sur le passé. Il s'agit donc moins dans ce livre d'interroger la crédulité des Grecs anciens que nos propres croyances.
Paul Veyne raconte ici ses années de formation, les débuts de sa carrière, ce qui motiva son choix de Rome comme objet d'étude. Mais ce livre d'entretiens révèle aussi un formidable pan d'histoire intellectuelle, où défilent les grands noms de l'université française, où Veyne approfondit ce qui le sépara d'Aron comme ce qu'il doit à Foucault. Le plus philosophe de nos historiens livre ainsi quelques-unes de ses réflexions sur la nature de l'histoire ainsi que sur les permanences et les ruptures dans les sociétés humaines. Il révèle aussi plusieurs de ses passions, la peinture, la musique, la littérature, avec des aveux plus graves sur l'amitié, l'amour ou les croyances qui nous permettent d'exister. il éclaire ainsi d'un jour nouveau son amitié et son voisinage de René Char, auquel il consacra un beau livre.
Présentation de l'éditeur Livre de souvenirs, traversée du siècle, promenade dans l Antiquité... réflexions profondes et anecdotes savoureuses émaillent ce livre inclassable, à l image de son auteur. De l évocation de son enfance dans la petite bourgeoisie provençale au Collège de France, de ses amitiés de jeunesse qui lui font rencontrer les plus grands intellectuels du XXe siècle (Michel Foucault, Raymond Aron, René Char, Gérard Genette, notamment) à sa retraite de villageois solitaire, de ses amours passionnées à son goût pour la poésie, des drames personnels à son indifférence à l opinion d autrui, de son scepticisme radical à son avidité de culture, Paul Veyne se raconte.Cet essai autobiographique est d une qualité littéraire rare. Dans une langue exceptionnelle, d un classicisme et d une pureté remarquables, le dernier des grands intellectuels de notre époque raconte, à sa façon et avec une sincérité peu commune, « le quotidien et l intéressant ».
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.