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Palais de glace
Vesaas Tarjei
FLAMMARION
5,90 €
Épuisé
EAN :9782080704238
Les poètes, les enfants, les simples d'esprit ont reçu la grâce de voir au-delà des apparences, d'entendre l'inaudible et de se trouver directement au coeur de l'essentiel. Le don de Tarjei Vesaas, peut-être le plus grand écrivain norvégien de ce siècle (1897-1970), aura été de savoir abolir la dérisoire ligne de démarcation entre vie et mort, solitude et présence. Il n'y a pas d'explication toute prête à proposer de ce chef-d'oeuvre qu'est Palais de glace, tant la symbolique en est riche et les harmoniques multiples. Peut-être ne s'agit-il que d'une variation intensément poétique sur le grand secret du thème sacré : l'amour plus fort que la mort. Les deux petites filles qui s'aiment à en mourir, qui aiment l'amour plus qu'elles-mêmes réalisent leur rêve fou, l'une dans la fantastique splendeur de la cascade figée par le gel en un sublime château de glace, l'autre dans un immatériel palais du souvenir. Et l'art de Vesaas, fait d'approches timides, d'élans retenus, d'ébauches à demi suggérées édifie en un texte impeccable un mausolée d'images prestigieuses, de phrases chantantes qui atteint une perfection narrative rarement égalée dans son oeuvre.
Réédition dans une nouvelle traduction de Jean-Baptiste Coursaud du dernier roman écrit par Tarjei Vesaas, ce récit polyphonique extrêmement épuré concentre les éléments caractéristiques de son écriture, l'éveil des sentiments à l'âge adolescent, un drame familial et l'omniprésence de la nature.
Biographie de l'auteur Tarjei Vesaas, né en 1897, était d'origine paysanne. Il commença à publier dès 1923, affirmant progressivement une pensée et un monde d'écriture propres, qui allient le récit et le symbole. Il écrivit une vingtaine de romans dont Les Vents, qui reçut le prix international de la nouvelle en 1952, ainsi que des pièces de théâtre et des poèmes. Les Ponts, publié en 1966, obtint le Prix des Affaires culturelles. Tarjei Vesaas est mort en 1970.
Une puissance implacable de silence et d'airain régit l'ordre de la maison dans les ténèbres. Dans ce huis-clos labyrinthique bardé de flèches, où s'ouvrent des centaines de portes, survit une population désemparée, marquée par les disparitions soudaines des siens et les apparitions inopinées des gardes qui emprisonnent, torturent et tuent. La vie des hommes dans le noir de leurs convictions, l'incertitude du bien et du mal, le risque de la collaboration toujours possible, la séduction du Malin, autant de thèmes qu'aborde Tarjei Vesaas dans ce roman écrit pendant l'occupation allemande en Norvège. Bien sûr, c'est une allégorie, derrière Stig il y a la résistance, derrière les ténèbres il y a la Gestapo. Mais, au-delà du symbole et des circonstances, on n'est pas si loin de Kafka. Avec le réalisme d'un âge de fer, des phrases âpres où se nouent les tensions et l'angoisse, La Maison dans les ténèbres résonne comme un avertissement à l'humanité.
Du premier mariage d'Ambros, force de la nature et passionné de chevaux, sont nés une fille, Viv, et un garçon, Leiv. D'un second, avec Lisle, il a une petite Mabb, et un fils Kjelle. Tout irait pour le mieux dans ce royaume du cheval si Leiv n'était pas un joueur invétéré et malchanceux, et surtout si Lisle aimait son mari... Bientôt Ambros sombre dans l'alcoolisme, s'irrite de la présence d'un ancien soupirant de Lisle, dilapide ce qu'il possède jusqu'à devenir simple employé sur son ancien domaine... Sous le signe de cette irrésistible déchéance que scandent de superbes scènes paysannes, pétries d'une profonde familiarité avec la terre, Tarjei Vesaas conduit ici la métaphore du récit édénique en son fatal contraire, la tragédie de la chute. Ecrit en 1928, ce roman, qui porte déjà en lui la force et l'autorité des textes de la maturité, est l'une des toutes premières ?uvres du grand écrivain norvégien.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)