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Vertiges technologiques
Descolonges Michèle
SNEDIT LA DISPU
18,00 €
Épuisé
EAN :9782843030581
Face aux grandes innovations techniques, les humains manifestent en général un enthousiasme démesuré. Aveugles aux démentis que l'expérience leur inflige, ils veulent croire que la technique peut non seulement transformer le monde, mais créer une humanité nouvelle. Michèle Descolonges étudie dans ce livre deux moments, deux contextes où ce phénomène atteint un apogée : l'URSS du XXe siècle soumise à l'industrialisation à marche forcée et les sociétés occidentales, au tournant du XXIe siècle, subjuguées par l'internet. En considérant les usages qui sont faits de la technique et les récits que les sociétés s'adressent (contes, films et romans, discours et slogans publicitaires ou politiques, messages et contenus des sites électroniques...), Michèle Descolonges met au jour les désirs qui assurent à cette croyance technologique sa capacité d'entraînement, notamment les désirs de télépathie, d'ubiquité et d'immortalité. Les vertiges technologiques naissent du violent contraste entre la croyance que la technique permet de résoudre des problèmes de nature politique et la conviction profonde qu'il n'en est rien.
Gaudé Laurent ; Descollonges Charlène ; Duterme Re
Résumé : Or bleu, or noir, or blond : et si ces ressources n'avaient jamais existé ou disparaissaient ? Alors que la plupart des réflexions mélangent toutes les pénuries entre elles, FLAASH a tenu à les séparer, pour vous permettre de mieux comprendre la raréfaction de l'eau, la nouvelle géopolitique d'un monde sans pétrole ou la menace d'un soulèvement humanitaire par manque de blé.
Alexandre Grothendieck et Hanka, sa mère, Michel del Eastillo et Isabel, sa mère, Rosi Wolfstein, Steffie Spiro, Teresa Noce, Salomon et Sébastien Wisner, Esperanza Sanchez et ses enfants, Marguerite et Pierrette Gargallo, Mathilde Péti... ont été internés à Rieucros, sur les flancs d'un causse lozérien. A partir de février 1939, durant trois années, une centaine d'hommes, vétérans de la guerre d'Espagne, escrocs et pauvres hères, puis après la déclaration de la guerre un millier de femmes venues de toute l'Europe, militantes politiques, rebelles, bohèmes, "immigrées du travail", et une centaine de leurs enfants, y ont coexisté, ainsi que, finalement, des Françaises. Hommes puis femmes ont été conduits à Rieucros par mesure administrative, c'est-à-dire de manière arbitraire, en raison de leur dangerosité supposée. Dans ce camp "répressif", les personnes juives ont été minoritaires, mais l'antisémitisme s'y est manifesté, comme partout en France, avant même l'été 1939. Tandis que les protagonistes lozériens et les membres de l'administration ont joué un rôle essentiel dons les évolutions du camp et les destins des personnes internées, le champ de l'internement administratif s'est élargi jusqu à participer à la politique éliminatrice de Vichy. Les intrications de la société locale avec le camp ont été permanentes. Fruit d'une recherche de plusieurs années, conduite dons les archives locales, nationales et internationales, cet ouvrage laisse la place à de larges extraits de témoignages et présente des incises biographiques. Il montre le caractère punitif sexué de Rieucros et comment une politisation du quotidien, organisatrice de solidarités, a manifesté des refus de l'arbitraire
Résumé : En quelques années, partout dans le monde, relations sociales et rapports sociaux ont été profondément affectés par la mondialisation et les reconfigurations permanentes des entreprises. Règles sociales et mesures de protection des travailleurs, quand elles existent, sont malmenées. Et, face aux multiples transformations du travail, au pouvoir croissant des grandes entreprises et à leur réorganisation en réseaux, les salariés et les organisations syndicales semblent impuissants à imposer de nouveaux modèles de négociation collective. Les auteurs examinent ici les enjeux de cette négociation sociale internationale : territoires, acteurs sociaux, contenus, règles et procédures. Ils analysent en particulier les accords-cadres internationaux négociés entre des directions d'entreprises multinationales et des syndicats internationaux et nationaux, accords qui permettent d'articuler normes publiques (lois) internationales et normes privées (conventions) transnationales. Les études de terrain conduites dans plusieurs pays et un riche corpus documentaire leur permettent de rendre compte des contenus et de la portée juridique de ces accords, de l'implication des organisations syndicales et des ONG et la diversité des points de vue soutenus par les acteurs sociaux. Un ouvrage qui s'inscrit dans D'actualité d'une nouvelle phase du syndicalisme et de la première confédération syndicale internationale, créée en novembre 2006 à Vienne (Autriche).
Résumé : Fake or not - Eau Indispensable au vivant, à l'agriculture ou à toute activité économique... L'eau est notre bien commun le plus précieux. Pourtant, nous l'avons tant détourné et pollué que son cycle naturel se disloque. Ressource de plus en plus fragile, l'eau se raréfie ou au contraire détruit tout sur son passage. Ingénieure hydrologue spécialiste des questions du partage et de la gestion stratégique de l'eau, Charlène Descollonges démêle le vrai du faux au sujet de cet enjeu éminemment politique. Elle met en avant les conséquences de l'exploitation intensive de l'eau sur son cycle naturel et sur notre planète, et démontre en quoi la gestion de l'eau doit devenir collective et démocratique afin d'éviter les pénuries, les conflits d'usage, voire des guerres de l'eau.
Résumé : Le care ou le souci des autres est une zone de conflits, de tiraillements et de dominations. Celle, notamment, du travail salarié des professionnels du soin et de l'assistance, constitué essentiellement d'un salariat féminin subalterne, surexploité et stigmatisé par son "manque de qualification", et parfois sa couleur de peau ; celle, aussi, du travail domestique toujours inégalement distribué. Or on ne pourra jamais évacuer complètement le "sale boulot", il est urgent de penser une transformation politique du travail et de la société en plaçant le care au centre de la réflexion sur le travail. Cet ouvrage défend une position singulière, sensible et forte, au sein des débats contemporains autour du care et propose de changer de regard sur le travail, sur le soin et sur la société. C'est cette position que, d'entrée de jeu, la préface de cette nouvelle édition renforce en répondant et en désarmant avec brio les polémiques sur le care, polémiques parfois induites par la précédente édition, publiée en 2013. Ce qui conduit l'auteure à mettre la focale sur ce qu'est vraiment la "perspective du care" et à montrer l'inédit de cette posture théorique.
Dutheil-Pessin Catherine ; Ribac François ; Delcam
Résumé : Depuis une trentaine d'années, la politique culturelle en France est de plus en plus déclinée sous la forme d'une abondante offre de spectacles plus ou moins subventionnés par l'Etat et les collectivités, et ce, à tous les échelons du territoire. De ce fait, les programmateurs et programmatrices de spectacles jouent un rôle essentiel puisqu'il leur appartient de convertir des spectacles particuliers en intérêt public. La Fabrique de la programmation culturelle est le premier livre qui s'intéresse à la formation, au travail, aux outils, aux compétences, aux réseaux de ces femmes et de ces hommes professionnels et aux multiples contraintes qu'ils doivent gérer. S'appuyant sur une exploration des espaces de travail et de rencontres, l'enquête met en évidence la dimension collective de cette expertise, la force et la diversité de ce groupe social. Dans un contexte où les profanes s'impliquent de façon croissante dans l'espace public (santé, nucléaire, alimentation, écologie, etc.), cette façon de produire de la "culture" interroge la définition des politiques publiques, leur mise en oeuvre et leur évaluation.
Cukier Alexis ; Garo Isabelle ; Badiou Alain ; Bal
Cet ouvrage donne la parole à cinq philosophes marxistes français de renommée internationale - Alain Badiou, Etienne Balibar, Jacques Bidet, Michael Löwy, Lucien Sève - qui présentent l'évolution de leur rapport à Marx, à la philosophie et à la politique, depuis les années 1950 jusqu'à aujourd'hui. Dans ces entretiens, chacun à son tour, les auteurs ont répondu aux questions posées par deux philosophes de générations différentes, Alexis Cukier et Isabelle Garo comment avez-vous rencontré la pensée de Marx, et comment avez-vous commencé à en faire usage ? Dans quel contexte théorique et politique, pour répondre à quelle urgence et à quel problème, en rapport avec quels engagements militants ? Quelle a été l'évolution de votre conception du communisme et que devraient être une action ou une organisation politique communiste aujourd'hui ? Que retenez-vous d'essentiel de la pensée de Marx pour penser la période politique présente ? Au fil des réponses à ces questions, les auteurs analysent les rapports entre philosophie et politique, reviennent sur la trajectoire du marxisme en France et abordent la signification du communisme aujourd'hui. L'introduction, complétée d'une bibliographie étendue, présente les coordonnées théoriques et politiques complexes de ces trajectoires singulières, leurs convergences et leurs divergences, qui éclairent le renouvellement en cours de la philosophie marxiste ainsi que de l'engagement communiste.
Résumé : Comment l'école interprète-t-elle les facilités et les difficultés d'apprentissage des élèves ? Comment cette interprétation influence-t-elle leur scolarité et l'idée qu'ils se font d'eux-mêmes ? Les résultats de l'enquête -menée pendant plusieurs années dans des écoles maternelles, pour l'essentiel - présentée dans ce livre permettent de répondre à ces questions. En croisant les regards sociologique et psychosocial, Mathias Millet et Jean-Claude Croizet décortiquent le quotidien des classes et révèlent comment les difficultés cognitives, pourtant nécessaires aux apprentissages, sont transformées en un problème. Ils montrent que ces premiers apprentissages scolaires sont aussi, pour les élèves, une première confrontation aux inégalités. L'étude met en évidence les logiques quotidiennes d'une violence symbolique par laquelle élèves comme enseignants se persuadent que les verdicts scolaires disent la valeur des individus. Elle montre comment ces élèves et ces enseignants développent, dès l'école maternelle, des interprétations qui personnalisent les "échecs" ou les "réussites" et, ce faisant, les détournent des apprentissages. Cet ouvrage contribue ainsi de manière décisive à l'analyse de la manière dont l'école réduit ou augmente les inégalités sociales.