Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Mort à vingt ans
Versini Charles
L'HARMATTAN
13,50 €
Épuisé
EAN :9782296965676
Dans ce récit, tout semble dire que le personnage est le double de l'auteur. Le récit se raconte au second degré ; il remonte le temps de la jeunesse pour se constituer. Charles Versini a choisi la période de l'adolescence dans l'île d'Ajaccio, un lieu de mémoire auquel il reste attaché comme les plantes marines aux rochers. Le texte s'articule autour de l'enfance, de la découverte de la sexualité, des simples plaisirs, de la vie mais aussi de la mort. L'allusion à la mort à vingt ans qui va s'ouvrir sur une nouvelle vie est au coeur même du récit. Dans les deux décennies de la vie, le personnage de Charles Versini n'a cessé de cueillir les roses de la vie ; les épines ne l'ont point épargné dans sa course vers le bonheur. Charles Versini a écrit le roman de l'initiation, d'une initiation qui ne pourrait s'accomplir qu'au terme de la mort selon la loi initiatique. La mort symbolique, suivie d'une renaissance, aura permis au personnage anonyme fait de tous les autres personnages de cesser de vivre seul sa singularité, de mieux apprécier les conduites et comportements de ses frères de race pris dans la tourmente des cités urbaines où règne le Dieu Argent. Le récit est l'expression d'un message qu'une âme d'enfant a su conserver. Charles Versini le rend dans toute la pureté des mots et la langue est merveilleuse.
Diderot ne serait pas dépaysé s'il tombait au milieu des débats contemporains. Conquêtes et interrogations du génie génétique, de la biochimie, approche clinique de l'hystérie et des maladies de l'âme, égalité des chances, primat de l'inné ou de l'acquis, contestation du roman entré dans une "ère du soupçon" , quête du théâtre pur ou de l'art total, condamnation du totalitarisme - lui et Montesquieu disaient "despotisme" - et de l'intolérance, toutes nos obsessions, tous nos espoirs sont chez lui. Il était fait pour diriger et composer l'Encyclopédie, par sa curiosité universelle qui a très tôt cherché les rapports entre toutes choses : déjà, le système des connaissances humaines emprunté à Bacon pour le Préambule du Dictionnaire montre l'enchaînement et l'interaction de toutes les disciplines, y compris l'histoire littéraire toute neuve et la cosmétique. La clef du savoir est pour lui du côté de la philosophie expérimentale comme pour le maître anglais. Mêmes convergences du côté des arts libéraux et de l'esthétique : le beau, pour Diderot, naît de la perception de rapports harmonieux ; des rapports, il y en a entre la poésie, la peinture, la musique ou l'art du comédien : tous les arts sont "hiéroglyphiques" , c'est-à-dire métaphoriques. Avec des techniques différentes ils parviennent au même effet, toucher par la vérité. Sur scène, il faudra inventer un théâtre qui fasse collaborer le texte, la gestuelle, la musique, la danse, les "tableaux" : c'est déjà le théâtre total de Wagner ou d'Artaud. Diderot nous lègue une poétique ou une rhétorique baudelairiennes avant la lettre, en même temps qu'il nous fait le présent inestimable de la critique d'art, et d'une critique littéraire qui est du grand journalisme. Cette biographie brosse un portrait à jour de cet homme étonnamment moderne. Laurent Versini est professeur de littérature française à l'université de Paris IV-Sorbonne, doyen honoraire de la faculté des lettres de Nancy. Spécialiste réputé du siècle des Lumières, il est l'auteur de nombreux ouvrages concernant le roman du XVIIIe siècle, et en particulier sur Laclos et sur le roman épistolaire. Il vient de donner des travaux sur Montesquieu et les Oeuvres de Diderot aux éditions Robert Laffont.
Au centre de la Méditerranée occidentale, sur un plateau solitaire et en altitude du sud de la Corse, un vieillard au très grand âge, deux enfants venus de l'au-delà et un homme dans l'âge mûr se sont réunis pour établir un message, afin d'indiquer au monde le chemin exact du retour nécessaire à son harmonie première. En ce lieu de sérénité, situé au-dessus des plaines, des villes et des mers, une atmosphère première à l'unisson de leurs paroles réajuste de manière réelle et enchantée chaque terre particulière où qu'elle se trouve. Une ascension spirituelle dont la transmission faite ici garantit à chaque région, à chaque village et à chaque être, de ne plus se fourvoyer et de retrouver pour chacun sa terre natale en même temps que le juste équilibre qui leur avait été ravi et qui heureusement désormais, à nouveau, sera leur pour toujours.
La maison du village est le lieu de la vie de toujours. Elle est le seul sanctuaire réel et naturel de la terre, de la famille, et de soi, en dehors duquel tout n'est qu'invention dommageable et étrangère. A partir de sa maison du village qui pour lui est tout, l'auteur nous raconte, quand il la quitte, à la fois son exil, sa souffrance et son fourvoiement au-dehors, dans des contrées, des systèmes et des organisations lointains et étrangers. C'est pourquoi le retour de chacun en son village devra s'effectuer, pour qu'enfin l'homme retrouve l'équilibre et le sens premier qui lui furent ravis. Et ce retour trouvera son point d'orgue et sa consécration en retrouvant le lieu de sa filiation, de ses racines, et de ses ancêtres : la maison du village.
Résumé : Il est un lieu sur la terre épargné des systèmes, des dogmes, des constructions universelles, un lieu affranchi de toutes les servitudes pesantes aussi enflées que creuses. Nous sommes là au centre de la Méditerranée, au coeur de la montagne corse, où l'homme, sur sa terre, contemple en son ciel non pas une promesse au conditionnel venue d'ailleurs mais une éternité acquise qui lui appartient. C'est parmi cette liberté d'origine que les bergers du haut plateau du Coscione chantent la nature d'une Antiquité de granite qui représente la jeunesse du monde.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.