La France décline! C'est l'antienne qu'entonnent à l'envi intellectuels et médias aujourd'hui. Mais n'est-ce pas aller un peu vite en besogne? Notre pays est peut-être vieux et parfois usé, mais il n'en finit pas de nous surprendre. A commencer par sa natalité: alors que les prévisions alarmistes se sont multipliées sur l'inéluctable extinction démographique qui menacerait les Français, la natalité augmente depuis 1997. Même chose pour la désertification annoncée de certaines de nos provinces: en réalité, la décentralisation a freiné la croissance de Paris et rééquilibré le pays, faisant reculer les territoires exsangues qui formaient la "France du vide". Et que dire de l'immigration, trop souvent présentée comme une menace, alors que la France en admet aujourd'hui très majoritairement la nécessité, et parvient à une approche plus sereine du problème des "sans-papiers". Certes, notre société est aussi confrontée à de réelles difficultés: les retraites, par exemple, puisque le tiers des salariés actuels auront pris leur retraite d'ici 2015, ou le chômage. Mais elle n'en travaille pas moins avec constance, depuis un demi-siècle, à les résoudre. Cet état des lieux de la société française - jeunes et vieux, actifs et chômeurs, franciliens et provinciaux, immigrés, laïcs et religieux, sédentaires et nomades - nous le prouve: en avant la France! Biographie de l'auteur Ancien élève de l'Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, Jacques Verrière a enseigné aux universités de Caen et de Tours, puis en classes préparatoires. Il a notamment publié Genèse de la nation française (coll. "Champs", Flammarion, 2000).
Martin éclaire la route de l'Eglise du XXIe siècle. Il avait bien compris le danger que représentait, dans l'Empire romain finissant, l'étroite osmose entre ordre spirituel et pouvoir politique. Et l'Eglise, en effet, s'est laissé prendre à ce piège pendant une bonne quinzaine de siècles ! Sans s'interdire de dire ce qu'elle croit juste et bon dans la gestion des sociétés, elle achève aujourd'hui un long et difficile processus de séparation d'avec les Etats, qui la libère et la purifie. Oui, à bien des égards, saint Martin de Tours, si souvent rebelle dans l'Eglise de son temps, est un prophète pour notre époque.
Quelle que soit la technique, le danseur s'impose. Il est superbe, subjuguant. On en a le souffle coupé. Il fait oublier le réel à force d'y être incontournable. Pourtant, définir sa nature représente un objectif très conséquent. Car la figure du danseur toujours s'échappe. La question n'est pas de technique ou de savoir, mais de nature : si tout le monde danse, tout le monde n'est pas danseur et si le problème s'épaissit, le danseur non, c'est la norme ! Car une instance est censée conformer les corps, les assujettir à la norme du danseur : le cours de danse. Mais cette "fabrique" du danseur elle-même s'avère complexe.
Au début du XXe siècle avec la naissance d'un mouvement va bouleverser les représentations de l'espace dans l'art: le cubisme. Cette école d'art, florissante de 1810 à 1930, se propose de représenter les objets décomposés en éléments géométriques simples (rappelant le cube) sans restituer leur perspective. La réalité devient une illusion et les artistes jouent à recomposer cette identité afin de susciter une image nouvelle. Ainsi on redécouvre l'univers des cubistes par les lieux de prédilection des artistes (le Bateau-Lavoir). On explore aussi les Arts comme le cinéma ou la poésie qui suivirent le mouvement sans modération. On confronte les péripéties des peintres et des sculpteurs (Braques, Delaunay, Gleizes, Metzinger, Picasso, etc.) afin de comprendre leurs oeuvres. Enfin, le cubisme se dévoile à travers ses spécificités comme le trompe l'oeil et le collage. Les oeuvres importantes se décomposent et révèlent la maturité de leurs auteurs pris dans un élan de liberté artistique. Un ouvrage pour dire: « Ce qui différencie le cubisme de l'ancienne peinture, c'est qu'il n'est pas un art d'imitation mais un art de conception qui tend à s'élever jusqu'à la création. » (Appollinaire)