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Dix-huitième siècle/432011/Le monde sonore
Vernet Thomas, Collectif
LA DECOUVERTE
49,40 €
Épuisé
EAN :9782707169426
A trois siècles de distance, on se plaît encore à observer le goût universel que le dix-huitième siècle eut pour la musique et la relation particulière qu'il entretint avec cet art omniprésent, tant à la Cour qu'à la Ville. Objet et prétexte à polémiques ou à débats, la musique est bien plus qu'un divertissement anodin tout juste capable de couvrir les babillages mondains, elle est au contraire au centre du mouvement des Lumières et occupe une place centrale dans la culture populaire comme dans celle des élites. La position des Encyclopédistes tentant d'unir le discours musical au propos philosophique, constitue un champ de recherche privilégié d'où émergent une nouvelle sensibilité et une nouvelle conception de l'existence. Dans une démarche volontairement ouverte sur des approches musicologiques, historiennes, littéraires et en cherchant à établir des "correspondances" entre elles, les contributions qui forment ce volume portent un regard renouvelé sur les usages, la réception et les pratiques de la musique. Venant compléter de manière originale la bibliographie déjà abondante concernant la musique au dix-huitième siècle, ces études contribueront à une meilleure définition d'une "image sonore" complexe et contrastée. Elles interrogeront tout autant le geste artistique que sa représentation et sa signification au sein d'une société en mutation. La seconde partie de cette livraison propose un ensemble de 15 articles portant sur l'histoire, la littérature, l'histoire des idées et l'histoire des femmes. Cet ensemble est précédé d'un dossier réunissant cinq études consacrées l'histoire de la fin de la colonie française de Saint-Domingue, entre les années 1770 et l'émergence de la République d'Haïti à l'extrême fin du siècle. Ces études portent leur regard sur l'univers social, politique et culturel de la "classe" des grands colons blancs au moment où cet univers était en train de sombrer sous les coups de la Révolution des esclaves et des "gens de couleurs".
Les rapports sociaux prévalant dans l'île d'Anjouan opposent, selon les termes locaux, citadins dominants (kabaila) et ruraux dominés (wamatsaha). Cette opposition radicale a été mise en lumière lors de troubles comme la sécession d'Anjouan de la république fédérale islamique des Comores en 1997 ou la "crise" migratoire provoquée par la départementalisation en 2011 de Mayotte. Les catégorisations sociales de kabaila et wamatsaha servent alors d'accusations ou d'insultes, les wamatsaha contestant la légitimité des kabaila en s'interrogeant sur les fondements de ce statut, et ceux-ci taxant les ruraux, à travers le terme de wamatsaha, de manque d'éducation, de valeurs et de manières. Par-delà de cette opposition simpliste, ce livre revient sur la formation des rapports sociaux et des inégalités qui se sont articulées, aux différentes époques, à la production de cette solide hiérarchie. Par une histoire régressive du clivage kabaila-wamatsaha, en laissant voir la gamme des positions sociales et en donnant à entendre le point de vue de toutes les catégories, il analyse les fondements de la domination kabaila. Il examine les formes capitalistiques de l'économie précoloniale au sein de vastes réseaux régionaux, la nature du régime politique insulaire, et le rôle de l'islam, notamment de la qualité de sharif, dans l'élaboration de ce statut. La relative réorganisation de l'islam local par l'expansion des confréries au moment de la colonisation montre un potentiel réformiste qui prend de nouvelles formes dans l'islam contemporain. La scolarisation et la maîtrise du savoir écrit occidental, clé d'accès à une mobilité sociale et spatiale, ont été à la fois un monopole jalousement gardé par les kabaila pour conserver leur position, et la condition pour les wamatsaha d'un possible affranchissement de leur subordination, sans que les fondements de celle-ci aient entièrement disparu. Retracer les processus de production de la hiérarchie fournit un éclairage indispensable pour comprendre les rapports sociaux régionaux et les événements contemporains.
Nous sommes en 1915. Alors que beaucoup pensent que la guerre sera bientôt terminée, Annabelle fait un triomphe à l'opéra de Paris avec l'ouvre de Debussy " Pelléas et Mélisande ". La voix de la jeune soprano ne passe pas inaperçue et elle se fait remarquer par le Tout-Paris. Tandis qu'Annabelle est dans la lumière, son frère aîné, Thomas, reste dans l'ombre. Talentueux accordeur de pianos, il travaille depuis leur arrivée à Paris pour l'atelier Toruski, un facteur installé rue d'Antin, qui compte parmi ses célèbres clients Claude Debussy en personne. Nés d'un père italien et d'une mère japonaise, les deux jeunes gens ont hérité d'un physique oriental à la fois troublant et androgyne. Leur ressemblance est frappante, mais, derrière la beauté de leurs traits, ils cachent un terrible secret. A la fin du mois de juin, la comtesse de Rohan-Chabot se prépare à célébrer l'anniversaire de son époux, Louis Charles. Cette manifestation, qu'elle veut inoubliable, se tiendra dans leur château de La Motte Tilly. Grand admirateur d'opéra, le comte ne sait pas que son épouse lui a préparé une surprise : l'ouvre de Schubert l'" Ave Maria ", interprétée dans le grand salon. La jolie Annabelle Moriuchi, accompagnée de son frère Thomas, arrive donc un beau matin au château. La beauté androgyne du frère et de la sour trouble beaucoup la comtesse qui ne connaît pas encore la fin tragique de sa soirée qui marquera ce lieu à jamais et changera le destin de tous.
En tant que femmes, nous sommes tous les jours les cibles d'interpellations, de harcèlement, d'agressions verbales, physiques ou sexuelles plus ou moins graves, plus ou moins violentes, au travail, dans l'espace public et privé. Souvent nous ne savons pas comment réagir, comment dire non, et comment faire comprendre que, lorsque nous disons non, c'est non. L'autodéfense pour femmes - qui n'a rien à voir avec du kung-fu -, ce sont tous les petits et grands moyens de se sentir plus fortes, plus sûres de soi et plus aptes à se protéger et à se défendre dans toutes les situations de la vie quotidienne, que ce soit au niveau mental, émotionnel, verbal ou, en dernier recours, physique. Comment reconnaître et prévenir une situation d'agression ? Comment réagir efficacement, savoir se protéger et éviter la violence ? Ce guide pratique propose une série d'astuces simples et faciles pour poser ses limites et se sortir de situations difficiles : identifier le type d'agression et la psychologie de l'agresseur, utiliser et gérer ses émotions, prévenir la violence par la défense verbale et la désescalade du conflit, mobiliser des tactiques de diversion et de fuite, faire jouer la solidarité, savoir où frapper pour faire mal... Contre tous les stéréotypes qui interdisent habituellement aux femmes de prendre leur sécurité en main, il faut apprendre à dire non et oser se défendre.
La drogue est la continuation de la politique par d'autres moyens : telle est sans doute l'une des leçons les plus méconnues du IIIe Reich... Découverte au milieu des années 1930 et commercialisée sous le nom de pervitine, la méthamphétamine s'est bientôt imposée à toute la société allemande. Des étudiants aux ouvriers, des intellectuels aux dirigeants politiques et aux femmes au foyer, les petites pilules ont rapidement fait partie du quotidien, pour le plus grand bénéfice du régime : tout allait plus vite, on travaillait mieux, l'enthousiasme était de retour, un nouvel élan s'emparait de l'Allemagne. Quand la guerre a éclaté, trente-cinq millions de doses de pervitine ont été commandées pour la Wehrmacht : le Blitzkrieg fut littéralement une guerre du "speed". Mais si la drogue peut expliquer les premières victoires allemandes, elle a aussi accompagné les désastres militaires. La témérité de Rommel, l'aveuglement d'un Göring morphinomane et surtout l'entêtement de l'état-major sur le front de l'Est ont des causes moins idéologiques que chimiques. Se fondant sur des documents inédits, Norman Ohler explore cette intoxication aux conséquences mondiales. Il met notamment en lumière la relation de dépendance réciproque qui a lié le Dr Morell à son fameux "Patient A", Adolf Hitler, qu'il a artificiellement maintenu dans ses rêves de grandeur par des injections quotidiennes de stéroïdes, d'opiacés et de cocaïne. Au-delà de cette histoire, c'est toute celle du IIIe Reich que Ohler invite à relire à la lumière de ses découvertes.
Van Parijs Philippe ; Vanderborght Yannick ; Authi
L'idée de revenu de base inconditionnel est désormais au coeur des débats sur l'avenir de nos modèles sociaux. Elle consiste à verser à chacun un revenu régulier à titre individuel, sans contrôle des ressources ni exigence de contrepartie. Diffusée en France à l'occasion de l'élection présidentielle de 2017, elle avait été peu auparavant soumise à référendum en Suisse et a fait l'objet de plusieurs expérimentations à travers le monde. Rédigé par deux spécialistes internationalement reconnus, ce livre offre la première synthèse systématique de la discussion aujourd'hui mondiale sur cette proposition radicale. Il explore ses origines historiques, discute les objections éthiques, économiques et politiques qu'elle soulève et jauge sa pertinence face aux défis écologiques et à la mondialisation. Il fournit un recueil d'informations fiables et d'arguments éclairants qui doivent être utiles à ceux qui plaident pour le revenu de base, mais aussi contre lui, en aidant à corriger les nombreuses erreurs factuelles et confusions conceptuelles que l'on trouve de part et d'autre. L'ouvrage n'en constitue pas moins un plaidoyer engagé en faveur d'une idée qui vise à rendre notre société plus libre et notre économie plus saine. Il ne manquera pas d'enthousiasmer, ou du moins d'intriguer, toutes celles et tous ceux qui veulent que le monde de demain soit plus juste et comprennent que, pour cela, notre modèle de protection sociale doit être profondément réformé.
Harper Kyle ; Pignarre Philippe ; Rossignol Benoît
Comment Rome est-elle passée d'un million d'habitants à 20 000 (à peine de quoi remplir un angle du Colisée) ? Que s'est-il passé quand 350 000 habitants sur 500 000 sont morts de la peste bubonique à Constantinople ? On ne peut plus désormais raconter l'histoire de la chute de Rome en faisant comme si l'environnement (climat, bacilles mortels) était resté stable. L'Empire tardif a été le moment d'un changement décisif : la fin de l'Optimum climatique romain qui, plus humide, avait été une bénédiction pour toute la région méditerranéenne. Les changements climatiques ont favorisé l'évolution des germes, comme Yersinia pestis, le bacille de la peste bubonique. Mais "les Romains ont été aussi les complices de la mise en place d'une écologie des maladies qui ont assuré leur perte". Les bains publics étaient des bouillons de culture ; les égouts stagnaient sous les villes ; les greniers à blé étaient une bénédiction pour les rats ; les routes commerciales qui reliaient tout l'Empire ont permis la propagation des épidémies de la mer Caspienne au mur d'Hadrien avec une efficacité jusque-là inconnue. Le temps des pandémies était arrivé. Face à ces catastrophes, les habitants de l'Empire ont cru la fin du monde arrivée. Les religions eschatologiques, le christianisme, puis l'islam, ont alors triomphé des religions païennes.