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Parcours de la folie. Une histoire philosophique et sociale de la psychiatrie à travers la vie asila
Vernet Alain ; Galut Yann
L'HARMATTAN
24,99 €
Épuisé
EAN :9782336557489
La psychiatrie inquiète et fascine comme tous les lieux clos, lieux de retrait de la société, abritant une population qu'on ressent comme dangereuse ou étrange, mais dont cet isolement imposé fait qu'en outre elle apparait étrangère, différente, et par conséquent a-normale. C'est le cas des malades mentaux, même si leur représentation ne fut pas toujours identique selon les époques. Malgré quelques périodes de plus grande tolérance (12 et 13e siècle, période dite des "trente glorieuses"), ils ont été le plus souvent tenus à distance, dans une forme de ségrégation, grâce à différents dispositifs : hôpitaux généraux, dépôts de mendicité, asiles d'aliénés, dont le but était de lutter contre le chaos qu'était la "folie" et ses manifestations, afin de retrouver une harmonie, à la fois ordre public extérieur, et équilibre personnel, tout ceci à travers la mise en place d'un nomos, d'un topos et d'un logos, architectures juridiques, physiques, mentales. Ce cadre général macroscopique, qui survivra jusqu'à sa déconstruction dans la deuxième moitié du 20e siècle, se déclinera en situations particulières, locales, toujours assez semblables, à quelques différences près, comme dans le département du Cher, qui servira de lieu d'observation, en quelque sorte, microscopique.
Tous deux anciens directeurs de la rédaction du quotidien Le Monde, spécialistes des relations internationales, Alain Frachon et Daniel Vernet ont publié ensemble L'Amérique des néo-conservateurs aux éditions Plon-Perrin (Tempus) en 2010.
La Saline d'Arc-et-Senans (Doubs), inscrite sur la liste du Patrimoine mondial de l'Unesco depuis 1982, accueille un centre culturel prestigieux : l'Institut Claude Nicolas Ledoux. Initialement manufacture royale, la saline d'Arc-et-Senans fut un lieu de production de sel de 1778 à 1895. Découvrez l'histoire du lieu de sa fondation à nos jours : l'histoire ouvrière et technique si énigmatique en ces murs, celle du camp de rétention de Tsiganes pendant la deuxième guerre mondiale, mais aussi le lent processus de transformation et de distinction de l'ancienne saline, tout au long du 20e siècle. L'originalité de sa reconversion culturelle contemporaine n'est pas en rapport avec son passé d'usine vivante, mais fondée sur l'architecture de son créateur : Claude Nicolas Ledoux. Quels procédés de transformation ont permis une telle évolution du site ? Quelles actions collectives, quelles chaînes de collaboration d'acteurs ? Quelle part de mémoire et d'oubli ? L'auteur propose un plongeon dans l'histoire pour mieux comprendre les enjeux d'aujourd'hui. Une démarche qui s'inscrit dans une sociologie des dispositifs de la mémoire.
Résumé : Camille et Perdican se portent un amour fou, mais l'orgueil et la gêne les empêchent de se déclarer l'un à l'autre. Réunis dans le château du Baron, où, dix ans plus tôt, ils ont grandi et vu leur passion croître, ils refusent d'admettre leur inclination, quitte à se faire souffrir par vanité. Quand Perdican séduit Rosette pour se venger de Camille, ce cache-cache amoureux prend une tournure tragique. Ecrite en prose, cette pièce brillamment composée délaisse son apparente frivolité pour se placer, dans le dernier acte, sous l'influence du drame romantique. La tirade finale de Perdican est l'un des joyaux de la littérature amoureuse et du théâtre français.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.