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Un désir absolu de mémoire. Une histoire de la photographie et du conflit nord-irlandais
Vermare Pauline
ATELIER EXB
24,00 €
Épuisé
EAN :9782365114523
Comment la représentation photographique d'un conflit est-elle passée, en un demi-siècle, de la transcription directe du réel à la métaphore ? Fruit de vingt années de recherches, la thèse de Pauline Vermare soulève des réflexions plus universelles sur la violence politique, l'histoire, et la mémoire, autour des "Troubles" en Irlande du Nord (1969-1998). Sur la question irlandaise, James Joyce écrivait : "Le problème de ma race est tellement compliqué qu'il requiert toutes les ressources d'un art élastique pour l'esquisser - sans apporter de réponse." Cette analyse illustrée, notamment par des oeuvres de Gilles Caron, Rosalind Fox Solomon, Paul Graham, Catherine Leroy, Gilles Peress, de la community photography et d'archives vernaculaires, repose sur une diversité de perspectives extérieures et intérieures. Du journalisme à l'art contemporain, cette somme met en lumière le rôle fondamental des photographes et de leurs images dans l'histoire.
Résumé : Figure mythique du photojournalisme, Gilles Caron est devenu célèbre pour ses icônes de Mai 68. Il est également l'auteur pour l'agence Gamma de l'un des plus grands reportages de l'histoire contemporaine : la bataille du Bogside, en Irlande du Nord, qui oppose les civils catholiques à la police royale de l'Ulster, protestante. Cette soudaine explosion de violence à Derry, du 12 au 14 août 1969, marque le début de la guerre civile. Gilles Caron photographie jour et nuit les événements et livre un reportage magistral unique et précieux qui restitue le souffle haletant de la révolte. Ses images furent à l'époque considérées comme des documents historiques. Elles constituent aujourd'hui un témoignage unique de ce tournant de l'histoire irlandaise. En revisitant ses archives et en dévoilant des images inédites, cet ouvrage nous plonge au coeur du conflit, cinquante ans après. Alors que le Brexit fait planer la menace d'un retour d'une frontière entre le nord et le sud de l'Irlande ? et celui de la violence ?, ce travail à l'extraordinaire modernité résonne plus fort que jamais.
Vermard Séverine ; Martinerie Pierre ; Faivre Cath
Lucas, victime de harcèlement scolaire, s'est donné la mort à 13 ans. Sa mère raconte le drame, son impuissance, et un combat devenu sa raison d'être : lutter contre ce fléau systémique. Lucas est devenu malgré lui le symbole et du harcèlement scolaire. Son histoire a engagé de nombreuses personnes à lutter contre la haine sous toutes ses formes, à tout mettre en oeuvre pour qu'une telle tragédie ne se reproduise plus. Mais Lucas n'est pas qu'un symbole. C'était un petit garçon rayonnant, auquel sa mère rend hommage dans ce livre. Lucas était fort, courageux. Mais à cause d'un système défaillant, il s'est senti dans une impasse. Après sa mort, ni le procès contre ses harceleurs, ni l'enquête visant le collège n'aboutissent à une forme de justice. En racontant ce drame, en dénonçant l'irresponsabilité des institutions, Séverine Vermard insuffle de la force aux enfants en souffrance et donne des repères aux parents démunis. Un cri du coeur, qui vise à provoquer une prise de conscience individuelle et collective. A propos de l'autrice : Séverine Vermard est la mère de Lucas, adolescent qui s'est suicidé à 13 ans en janvier 2023 dans les Vosges. Après avoir cherché réparation auprès de la justice, elle fonde, avec son avocate Mr Faivre, l'association LUNAH pour soutenir les victimes de harcèlement scolaire.
Suivant à la trace un dénommé Franklin Lung, l'ouvrage Dear Franklin immerge le lecteur dans l'histoire de la diaspora chinoise, de la chute de l'Empire du Milieu, en 1912, jusque dans les années 1950. Au fil d'images vintage, de coupures de presse, de lettres - correspondance entre deux fiancés - et de photographies, l'artiste Kurt Tong fait le récit fictif de la vie d'un homme issu d'une famille pauvre de Hong Kong, au siècle dernier, qui tombe amoureux de la fille d'un général du Kuomintang. Pris dans le tumulte des événements politiques, Franklin Lung et sa fiancée connaissent les ravages de la guerre, les exils, l'acculturation... Le livre déroule les méandres d'une liaison passionnelle qui touche à l'universel. Ici la " microhistoire " fait résonnance avec les grands thèmes sociétaux actuels que sont les conflits armés, la migration, la séparation, la disparition... Kurt Tong prétend avoir trouvé un coffre ancien rempli de missives amoureuses, de portraits, de fleurs séchées, de journaux et de magazines chinois et japonais des années 1940. Au fil des pages, le quotidien des deux protagonistes se dévoile. Le livre se feuillette et se lit de manière classique, de gauche à droite : échanges de lettres et de photographies esquissent le destin des deux personnages, tel un roman-feuilleton ; mais aussi de droite à gauche, et c'est alors que défile toute l'histoire politique et sociale de la Chine de la première moitié du xxe siècle.
Résumé : Dans ce nouvel ouvrage, ce sont les moments d'attente qui l'intéressent, les instants suspendus entre deux voyages, dans un quotidien rassurant et familier. De l'Asie à l'Amérique, de l'Europe au continent Africain, Raymond Depardon a passé sa vie à sillonner le monde. L' " Entre-temps " est pour lui cet espace dans lequel le temps se dissout, un endroit où il retrouve ses habitudes. C'est donc entre deux moments forts, entre deux voyages, qu'il va s'attarder à photographier les petites choses, à l'opposé de ce qu'il voit à l'étranger : des rues parisiennes connues, des cafés, des scènes de vie en famille, des détails de la ville, une forme de solitude urbaine qui le caractérise bien. Chaque image devient alors un récit unique. Au contraire de certaines séries dans lesquelles les photographies s'enchainent pour créer une narration, les images d'Entre-temps fonctionnent en miroir : l'une répond à l'autre sur la double page du livre, par opposition ou par complémentarité. L'histoire est fragmentée, plus libre, prompt à être réinventée. L'espace-temps est perdu de manière volontaire et devient presque inutile. L'ouvrage Entre-temps célèbre cette force qu'a l'artiste de projeter des détails de sa propre vie pour les faire résonner dans la nôtre.
Artiste mythique du New York des années 1960, Bettina Grossman (1928-2021) a développé pendant plus de soixante ans une oeuvre prolifique passant de la photographie, à la sculpture, du cinéma au dessin. Cet ouvrage est le premier qui présente son exceptionnel travail photographique, nourri de la pratique d'une sculpture concep-tuelle. Personnalité excentrique totalement dédiée à son art, Bettina réside à partir de 1968 au célèbre Chelsea Hotel, suite à l'incendie de son atelier dans lequel elle perd toutes ses archives. Vivant telle une recluse dans cette communauté d'artistes, qui a vu passer aussi bien Jack Kerouac que Sid Vicious. Dans ce bouillon culturel, elle produit et accumule dans son minuscule studio une oeuvre considérable et majeure qui s'inscrit pleinement dans la grande histoire des avant-gardes artistiques du xxe siècle. Ses recherches sur la forme, qu'elle soit graphique, sculpturale ou photographique, la conduisent à expérimenter, questionner, l'idée même de processus artistique. Durant des années, images, dessins, modelages, élaborent une oeuvre singulière qui reconsidère en permanence l'idée d'oeuvre d'art. Ses pièces sont suspendues dans l'atelier, accrochées aux murs, posées à même le sol : elles envahissent l'espace dans un continuum menant au vertige, le geste artistique se fait expérience physique et visuelle. Aux confins de l'abstraction, Bettina manipule, tord, étale, étire matière, lumière et ombre. Sa pratique sérielle - sujet majeur des arts con-temporains - donne à voir un univers hypnotique et d'une grande puissance visuelle, présenté ici pour la première fois.