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Versailles, la République et la Nation. Une topologie politique
Vermander Benoît
BELLES LETTRES
35,00 €
Épuisé
EAN :9782251448442
A l'instar du Domaine royal dont elle partage les origines, la ville de Versailles s'est constituée en un organisme pourvu de son dynamisme propre - en un écosystème. L'ouvrage est d'abord le récit, souvent surprenant, de l'évolution d'une ville dont la place dans l'histoire politique française est sans équivalent. Inséparable en ses débuts de la représentation monarchique, Versailles deviendra pourtant le "Mont Aventin de la République" (Léon Bourgeois) ; la ville continue à dire et montrer la Nation tout en marquant l'écart avec ses centres de pouvoir. Ce faisant, Versailles, en son ethos, ses espaces, sa mémoire, dévoile la tension à l'oeuvre entre l'Idée républicaine et l'imaginaire national, ce dernier travaillé par des schèmes trifonctionnels inscrits dans l'histoire longue : à Versailles nous est conté par quels sortilèges le Tiers se fait Tout et le Tout se divise en tiers. Versailles apparaît alors comme un camée dans lequel on peut détailler des structures mentales d'ampleur bien plus vaste. Cette étude des représentations croisées de la ville, de la république et de la nation bénéficie d'une distance comparatiste inspirée notamment par la longue familiarité de l'auteur avec le monde chinois. Essai d'anthropologie politique, l'ouvrage ambitionne d'éclairer comment sont négociés les frontières, les symboles et la charge sacrale des identités collectives. Versailles demeure l'un des sites où se dévoile le plus clairement la façon dont le corps social s'engendre et se célèbre en une invention continue.
Depuis leur fondation, les jésuites entretiennent des rapports privilégiés avec la Chine. Unique en son genre, cet ouvrage offre une vue d'ensemble de cette longue histoire. Il met en évidence le choc identitaire et culturel que les jésuites furent les premiers à vivre en terre chinoise. En présence d'une civilisation raffinée, ils ont été amenés à inventer des nouvelles méthodes d'apostolat : s'adapter aux coutumes locales, maîtriser la langue, gagner les élites par leurs compétences scientifiques. Ces méthodes d'apostolat indirect, qui firent des jésuites les premiers diffuseurs de la culture chinoise en Europe, restent d'actualité. Sans faire l'impasse sur les événements tragiques vécus au XXe siècle par les chrétiens chinois, l'auteur souligne la chance que constitue le dialogue inévitable entre l'empire du Milieu et l'Occident.
Depuis Shanghai, où il demeure, l'auteur mène un colloque intérieur où nous sommes conviés à entrer et que nous sommes incités à poursuivre. L'expérience du confinement reste en nous vive, féconde, elle incite tant à faire mémoire qu'à réveiller nos puissances d'imagination. Elle nous a davantage ouvert à la relecture du passé, non pour nous y lover mais pour y trouver perspective, pour mieux discerner les enjeux - spirituels et politiques, indissociablement - qui déterminent le devenir de nos communautés locales et nationales, de l'Europe, du système mondial. Inspiré librement par l'encyclique Laudato si' du pape François, par ses racines jésuites, par son expérience du monde chinois et la lecture de ses Classiques, Benoît Vermander trace les contours de ce que notre commune condition est appelée à devenir si la traversée de la pandémie se fait bien pour nous acte de passage.
Résumé : Yangjuan ou " l'enclos à moutons " : c'est le nom d'un village situé haut dans les Montagnes fraîches, région du sud-ouest de la Chine peuplée par les Nuosu - une minorité ethnique que les explorateurs d'antan appelaient " Lolos noirs ". Voici restitué pour nous le quotidien d'une petite communauté : les enfants et les vieux gardent les bêtes dans les alpages ; les mythes et les contes se transmettent toujours autour du foyer ; le sarrasin et le poivre sichuanais fournissent un revenu aléatoire ; les rituels où sont sacrifiés poulets et cochons suppléent à un système de soins inexistant ; les coupes de bois provoquent l'érosion des rares terres arables... En même temps, l'ouvrage dévoile la structure de clans et de castes qui reste au centre de la mémoire sociale des Nuosu. Il retrace aussi leurs relations parfois tumultueuses avec les autres ethnies qui vivent dans la région. Il décrit l'implantation de l'école primaire qui, depuis 2000, a changé les destinées du village. À travers la radioscopie d'un village isolé, c'est le dur quotidien de la Chine rurale qui se révèle : l'inégalité de l'accès aux soins et à l'éducation, le sort des femmes, l'exode des jeunes... Des réalités qu'il faut entendre racontées par ceux-là même qui les vivent.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : Faire l'histoire de peuples et de pays qui jusqu'au XVIIIe siècle ont tout ignoré de l'Inde et des Indes, et dont beaucoup ont ignoré l'idée même de l'histoire, tel est le pari de ce livre. En 1888, John Strachey écrivait dans son India : "Il n'y a pas, et il n'y a jamais eu d'Inde, ou même un pays, l'Inde, qui, selon les idées européennes, aurait possédé quelque unité, physique, politique, sociale ou religieuse." L'inde était un artefact crée par l'impérialisme européen. Cela était vrai à la fin du XIXe siècle et pour le passé, mais aujourd'hui l'inde, partie des Indes, existe : être indien est à la fois une réalité et une prétention ; c'est aussi une exclusion, dont témoignent les violents débats historiques qui passionnent l'Asie du Sud. Pour retracer la longue histoire de ce pays promis à devenir une des grandes puissances du monde, Michel Angot réussit un véritable tour de force : embrasser plusieurs milliers d'années et un espace aux dimensions de l'Europe, avoir recours aux sources les plus étendues et tenir ensemble les traces du temps, de l'Antiquité à nos jours, qui font de cette histoire une fabrique de l'Histoire.