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Oeuvres complètes. Tome 2
Verlaine Paul ; Bivort Olivier
GALLIMARD
69,00 €
En stock
EAN :9782072845079
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique". L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. A l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique. . ". ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond".
J'ai peur d'un baiser Comme d'une abeille. Je souffre et je veille Sans me reposer. J'ai peur d'un baiser." Ce volume contient: Fêtes galantes, La Bonne Chanson, Romances sans paroles, Ecrits sur Rimbaud.
Ce volume contient les oeuvres suivantes : Premiers vers - Poèmes saturniens - Fêtes galantes - La Bonne chanson - Contribution à l'"Album zutique" - Romances sans paroles - Sagesse - Reliquat de "Cellulairement" - Jadis et naguère - Amour - Parallèlement - Dédicaces - Bonheur - Chansons pour elle - Liturgies intimes - Odes en son honneur - Élégies - Le Livre posthume - Dans les limbes - Épigrammes - Chair - Invectives - Biblio-sonnets - Poèmes divers. Édition d'Y.-G. Le Dantec révisée, complétée et présentée par Jacques Borel en 1962.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.