Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Oeuvres complètes. Tome 1
Verlaine Paul ; Bivort Olivier
GALLIMARD
69,00 €
En stock
EAN :9782072845048
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique". L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. A l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique. . ". ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond".
En 1867, le jeune Verlaine s'octroie un dérivatif frivole: composer une plaquette, Les Amies, qui contient six sonnets consacrés aux amours saphiques et paraîtra clandestinement. Ces quelques pièces, il est tentant de les opposer aux Fêtes galantes, parties quinze mois plus tard; mais ce serait oublier combien, dans ce recueil qui emprunte son cadre à un XVIIIe siècle de parodie, couve aussi le désir charnel. Un recueil passéiste? Un livre bien plutôt où le tour de force du poète est d'évoquer avec justesse les malaises de la jeunesse à la fin du Second Empire, dans un décor d'insouciante et paradoxale légèreté. "Ils n'ont pas l'air de croire à leur bonheur", dit un vers des Fêtes galantes. Mais Verlaine croit au sien lorsqu'il adresse jour après jour à sa future épouse les vingt et une pièces de La Bonne Chanson. Ingénus et sincères, ces poèmes d'amour chaste tranchent sans doute sur le reste de l'oeuvre, mais le même savoir-faire s'y retrouve: celui, disait Banville, d'un "artiste toujours aussi savant mais devenu heureux".
En 1874, lorsque Verlaine reprend à Felix Mendelssohn le titre de ses courtes pièces pour piano, Romances sans paroles, cette sorte de chanson entrée en littérature à l?époque romantique relève déjà d?une tradition désuète. Mais l?essentiel ici est qu?elle nous dise la primauté du chant dans une poésie à la fois naïve et savante dont le lyrisme mélancolique exprime de manière alors neuve ce que le poète lui-même appelait « le vrai vague » où fusionnent des sensations diverses. Et ce recueil à l?atmosphère noyée, il suffit que le sens simplement y murmure.Romances sans paroles n?était pas encore publié quand Verlaine fut arrêté pour avoir tiré sur Rimbaud, et Cellulairement fut écrit pendant son séjour en prison. Les poèmes, pourtant, font peu de place à la vie carcérale, et retracent surtout une crise d?identité sans pareille dans la vie du poète. Désormais, Verlaine ne joue plus avec une réalité douloureuse: il la vit et cherche à fuir.Edition d?Olivier Bivort.
Né à Metz en 1844, Paul Verlaine arrive à Paris en 1851. Employé dans les assurances puis à l'Hôtel de Ville, il fait la rencontre de Coppée, Heredia et enfin de Rimbaud en 1871. Ils voyagent ensemble en Belgique et en Angleterre. Élu «Prince des poètes» à la mort de Leconte de Lisle en 1894, il meurt à Paris en 1896.
Je fais souvent ce rêve étrange et pénétrant. D'une femme inconnue, et que j'aime, et qui m'aimeEt qui n'est, chaque fois, ni tout à fait la mêmeNi tout à fait une autre, et m'aime et me comprend.Car elle me comprend, et mon coeur, transparentPour elle seule, hélas! cesse d'être un problèmePour elle seule, et les moiteurs de mon front blême,Elle seule les sait rafraîchir, en pleurant.Est-elle brune, blonde ou rousse? - Je l'ignore.Son nom? Je me souviens qu'il est doux et sonoreComme ceux des aimés que la Vie exila.Son regard est pareil au regard des statues,Et, pour sa voix, lointaine, et calme, et grave, elle aL'inflexion des voix chères qui se sont tues.
Résumé : "Balloté par les drames familiaux et les convulsions d'une Europe révolutionnée, Benjamin Constant (1767-1830), d'origine suisse, a passé sa vie à la recherche d'une stabilité. La perfection toute classique d'Adolphe ne doit faire oublier ni la lente exploration, lucide et désespérée, de ses journaux intimes, ni la vaste entreprise de réflexion théorique pour fonder le libéralisme moderne et pour cerner la nature du phénomène religieux", Michel Delon.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
4e de couverture : Si saisissant de mouvements, si éclatant d'images, si envoûtant de sonorités arabes que soit le Coran, il reste toujours un langage clair. C'est pourquoi, bien qu'il soit intraduisible, on peut en tenter des traductions. Elles disent au moins le sens de l'étonnante prédication de Mahomet (570-632). Depuis des siècles il n'y avait plus de ces grandes révélations qui réveillent l'humanité et après Mahomet il n'y en aura plus. "Dieu seul est Dieu."Notes Biographiques : Jean Grosjean (1912-2006), ordonné prêtre en 1939, renonce à son sacerdoce après la Seconde Guerre mondiale. Commentateur et traducteur de la Bible, du Coran et des tragédiens grecs, il publie aussi récits et poèmes (Terre du temps, Fils de l'homme, La Gloire). Il devient à partir de 1967 membre du comité de rédaction de La NRF, dont il est l'un des contributeurs réguliers à partir de 1955.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.
Né à Besançon en 1802, Victor Hugo est très vite apparu comme le chef de l'école romantique. Élu à l'Académie française en 1841, il est membre de l'Assemblée législative en 1849 et député de Paris en 1871. On lui fait à sa mort à Paris en 1885 des funérailles nationales.