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Oeuvres complètes. Coffret en 2 volumes
Verlaine Paul ; Bivort Olivier
GALLIMARD
138,00 €
En stock
EAN :9782073032843
Verlaine a modifié notre rapport à la littérature. La fluidité de ses vers, faits d'"un métal vierge et neuf" (Mallarmé), a renouvelé la poésie. Ce qu'il nous dit du réel passe par la suggestion, la sensation, l'impression. "Parfois peut-être, lui écrivait Banville, vous côtoyez de si près le rivage de la poésie que vous risquez de tomber dans la musique". L'"Art poétique" de 1874 allait devenir le credo des symbolistes et de toute une école pour qui la nuance et, en effet, la musique répondaient à une nouvelle sensibilité. A l'origine de ce renouvellement, Verlaine, créateur de rythmes neufs et précurseur d'une prosodie assouplie, a traversé toutes les étapes de la modernité. D'expérimentation en expérimentation, il fut l'un des principaux acteurs de la vie littéraire de son temps. Non l'un des mieux reconnus. Il s'est fait l'interprète de la malédiction poétique (Les Poètes maudits, 1884, 1888), ce qui lui a permis de révéler, mettre en lumière ou sauver de l'oubli des poètes tels que Corbière, Mallarmé ou Rimbaud. Mais de cette malédiction il fut lui-même la victime : "Ce Maudit-ci aura bien eu la destinée la plus mélancolique. . ". ("Pauvre Lelian", 1886). L'image du "clochard céleste" a recouvert en partie celle de l'innovateur, tandis que la poétique de la "chanson grise" reléguait dans l'ombre un vaste pan de l'oeuvre, vers et prose. Verlaine a pourtant été un prosateur sensible, un critique aiguisé, un maître du croquis et un novateur encore dans l'écriture de soi, via des livres et des textes dans lesquels il se soucie peu de garder ses distances - et cela aussi serait retenu contre lui. L'usage a longtemps été de séparer ses volumes de vers de ses ouvrages de prose. Il reposait sur l'idée que la prose d'un poète a moins de valeur que ses poèmes, et revenait à présenter comme secondaires des textes qui illustrent la nature même de l'oeuvre, conçue dès l'origine en fonction des "parallélismes" qu'elle entendait développer. De cette oeuvre la présente édition suit l'évolution dans une perspective chronologique, sans a priori de genre ou de valeur, en plaçant côte à côte des textes que la tradition éditoriale maintenait séparés, quand elle ne les ignorait pas. Lire les Poèmes saturniens (1866) à la lumière de l'article de 1865 sur Baudelaire, c'est en quelque sorte les redécouvrir. Considérer l'évolution des poétiques de Verlaine sous l'éclairage des conférences sur la poésie contemporaine données en 1892 et 1893, c'est restaurer la cohérence de son parcours et lui rendre la place qui lui revient dans l'histoire littéraire. Verlaine a ouvert et suivi des voies diverses. "Mais le bonhomme, le monsieur, est toujours le même au fond".
Ce volume contient les oeuvres suivantes : Premiers vers - Poèmes saturniens - Fêtes galantes - La Bonne chanson - Contribution à l'"Album zutique" - Romances sans paroles - Sagesse - Reliquat de "Cellulairement" - Jadis et naguère - Amour - Parallèlement - Dédicaces - Bonheur - Chansons pour elle - Liturgies intimes - Odes en son honneur - Élégies - Le Livre posthume - Dans les limbes - Épigrammes - Chair - Invectives - Biblio-sonnets - Poèmes divers. Édition d'Y.-G. Le Dantec révisée, complétée et présentée par Jacques Borel en 1962.
Résumé : Ce volume rassemble tout ce que Verlaine a écrit en prose, à l'exception de la correspondance. Quand on connaît la dispersion d'une telle oeuvre, les erreurs de toute sorte qui s'y rencontrent, on comprendra que le recours au manuscrit, quand il était accessible, s'imposait pour améliorer un texte défectueux. La nature de l'oeuvre en prose de Verlaine nécessitait un reclassement en différentes sections : Ouvres d'imagination, Ouvres autobiographiques, Ouvres critiques, Ouvres polémiques et Voyages. Une étude, particulière à chacune de ces parties, s'efforce d'éclairer la genèse des principaux recueils et de les situer dans la vie de Verlaine par rapport, en particulier, à l'aventure poétique dont ces "proses" semblent, le plus souvent, l'anecdotique envers.
En 1874, lorsque Verlaine reprend à Felix Mendelssohn le titre de ses courtes pièces pour piano, Romances sans paroles, cette sorte de chanson entrée en littérature à l?époque romantique relève déjà d?une tradition désuète. Mais l?essentiel ici est qu?elle nous dise la primauté du chant dans une poésie à la fois naïve et savante dont le lyrisme mélancolique exprime de manière alors neuve ce que le poète lui-même appelait « le vrai vague » où fusionnent des sensations diverses. Et ce recueil à l?atmosphère noyée, il suffit que le sens simplement y murmure.Romances sans paroles n?était pas encore publié quand Verlaine fut arrêté pour avoir tiré sur Rimbaud, et Cellulairement fut écrit pendant son séjour en prison. Les poèmes, pourtant, font peu de place à la vie carcérale, et retracent surtout une crise d?identité sans pareille dans la vie du poète. Désormais, Verlaine ne joue plus avec une réalité douloureuse: il la vit et cherche à fuir.Edition d?Olivier Bivort.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né à Besançon en 1802, Victor Hugo est très vite apparu comme le chef de l'école romantique. Élu à l'Académie française en 1841, il est membre de l'Assemblée législative en 1849 et député de Paris en 1871. On lui fait à sa mort à Paris en 1885 des funérailles nationales.