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L'éternité, brève. Eclats du grand foutoir
Verhasselt Etienne
LE TRIPODE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782370552068
J'imagine un homme seul chez lui. Il écrit Celle qu'il aime et qui est partie. Il vit assis, les mains plaquées sur un clavier, les yeux rivés sur un écran. Une sève sombre l'inonde, elle prolifère en mots-feuilles, phrases-branches, textes-troncs. Je l'imagine racine pompant dans la citerne de son coeur roulé à terre et autour de lui une forêt pousse à toute allure, gagne la pièce voisine, l'une après l'autre les suivantes, et la porte d'entrée cède et le couloir de l'immeuble est envahi, les appartements, tous les étages, la rue, la ville et au-delà, avec les hommes, les femmes, les enfants, emportés et qui s'agrippent aux branches, qui oublient la langue et le vêtement, dont la chair se fait ligneuse, la voix bruissement, et un jour le monde n'est plus que forêt et tous les hommes, toutes les femmes, tous les enfants, horde innombrable, ligneuse et bruissant, milliards de saumons de bois, de chlorophylle, remontent jusqu'au clavier, jusqu'à l'écran, passent les mains plaquées, les yeux rivés, trouvent la citerne du coeur tombé et s'y engouffrent, et l'homme seul qui raconte Celle qu'il aime et qui est partie ce jour-là meurt." Etienne Verhasselt. Après "Les pas perdus" (Le Tripode, 2018), "L'Eternité, brève" est le deuxième recueil de nouvelles d'Etienne Verhasselt.
Draaisma Douwe ; Wuilmart Françoise ; Verhasselt E
Le souvenir est comme un chien qui se couche où il lui plaît." Car notre mémoire a sa volonté propre. Elle égare ce que nous voudrions retenir et nous rapporte ce que nous voudrions oublier. En fait, la mémoire se fiche des ordres que nous lui donnons. Pourquoi avons-nous si peu de souvenirs de notre petite enfance? Pourquoi les souvenirs de jeunesse défilent-ils devant nos yeux avec plus de netteté à soixante-dix ans qu'à quarante? Pourquoi les offenses et les humiliations sont-elles toujours inscrites à l'encre indélébile? Pourquoi, dans les moments difficiles, la mémoire s'ouvre-t-elle précisément sur les pages les plus sombres de notre existence? D'où vient ce sentiment de familiarité soudain, cette sensation de "déjà-vu"? ce souvenir flash? Et ce parfum qui nous rappelle tout à coup ce à quoi nous n'avions plus songé depuis vingt ans... Enfin, pourquoi la vie passe-t-elle plus vite à mesure qu'on vieillit? Notre mémoire est notre plus intime compagne, à la fois carnet de bord et carnet d'oubli. Un rapporteur indiscipliné, chargé de consigner notre vie, mais qui n'en fait qu'à sa tête... A toutes ces questions, et à bien d'autres, l'auteur répond et nous éclaire avec sensibilité, humour et érudition. Et il lui arrive de nous emmener par-delà les frontières de la science expérimentale, du côté des historiens et des philosophes, des poètes et des écrivains.
Reed Stephen K. ; Verhasselt Etienne ; Martin Jane
Ce manuel d'introduction à la psychologie cognitive présente, dans un style clair et accessible, l'ensemble des mécanismes impliqués dans les activités cognitives ainsi que les expériences qui les ont révélés. Outre les recherches et théories classiques, il offre une large place aux travaux actuels (notamment en neurosciences cognitives) qui renouvellent ce champ en constante évolution. Il crée un dialogue entre l'expérimentation en laboratoire et les applications qui en découlent dans notre quotidien ainsi que dans de nombreux champs de la psychologie. La structure de l'ouvrage permet au lecteur de saisir de manière progressive les relations qu'entretiennent les différents sujets et thèmes abordés : comment l'information est traitée par notre système perceptif et représentée, comment ces connaissances sont stockées en mémoire et organisées, et comment elles sont ensuite utilisées dans des activités cognitives plus ou moins complexes. Conçue pour l'apprentissage et I'autoévaluation des étudiants. Pour chaque chapitre : un plan ; la définition des concepts à connaître ; de nombreux tableaux de synthèse et illustrations ; un résumé du chapitre ; des questions pour se tester ; des lectures pour aller plus loin. En fin d'ouvrage : toutes les définitions ; une bibliographie exhaustive ; deux index pour mieux se repérer.
Le recueil Les Pas perdus est né d'une envie tenace et espiègle de raconter des histoires farfelues, de rendre ses lettres de noblesse à l'imaginaire : prendre plaisir à démonter le réel, le malmener, le moquer, le triturer jusqu'à lui mettre les tripes à l'air. En un mot, l'envie, non pas de faire rendre l'âme au réel, mais de l'expurger autant que faire se peut de lui-même, pour amener au jour l'or caché qu'il contient à son propre insu : le fantastique, le merveilleux, l'absurde, le poétique. Au départ, il y a une envie ludique et iconoclaste qui donne au livre un ton délicatement irrévérencieux : pas question qu'un plafond ne soit qu'un plafond, un moustique un simple insecte ou la Bible la Vérité devant laquelle on se prosterne. Il ne s'agit absolument pas de mépriser le monde et lui tourner le dos, mais plutôt de lui rendre son charme : le réenchanter littérairement pour l'aimer mieux et, dirais-je, l'aimer à sa juste valeur." Etienne Verhasselt
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
4e de couverture : Juliette, ou Bluebird, ainsi que l'a surnommée son jeune amoureux de passage, ne va plus au lycée. Elle a coupé les ponts avec ses parents pour aller vivre chez sa grand-mère. Officiellement, elle a contracté une maladie infectieuse. La réalité, que l'adolescente n'a pu admettre à temps, que son corps même lui a cachée, est tout autre : elle est enceinte. Garder le bébé, le confier, le "donner" en adoption, tel est désormais le choix qui s'impose à elle. Dans une longue lettre adressée à l'enfant à naître, la toute jeune femme exprime avec une rare justesse ses peurs, ses rêves et sa fragilité au long de ce cheminement incertain.
Professeur agrégé de philologie classique en Belgique, Armel Job a enseigné pendant vingt ans avant de se mettre au roman avec La Femme manquée. Aux Éditions Robert Laffont, il a également publié Baigneuse nue sur un rocher, Héléna Vanneck, Le Conseiller du Roi, Les Fausses Innocences (prix du jury Jean Giono 2005), Les Mystères de sainte Freya, Tu ne jugeras point, Les Eaux amères et Loin des mosquées.
C'est dans ce cabaret sonore et enfumé que la Mort entra, un jour... Il y eut un souffle polaire qui m'enveloppa, comme le vent d'une aile. Je me trouvai mal à l'aise, soudainement, pris de frissons et de vertige. Voyant toute chose en noir et blanc, j'eus un besoin d'air frais, et je sortis vacillant dans un silence subit, refusant l'aide de Léonard, qui devait me croire ivre. A la rue, je sentis le trottoir se dérober sous mes pas et j'allais m'effondrer, lorsque je fus redressé par une poigne solide." A travers les douze contes, curieux et sombres, qui composent ce recueil, Michel de Ghelderode recrée l'univers de ses pièces de théâtre; on y retrouve ce même esprit, cette même couleur. Avec un sens poétique indéniable, il aborde les thèmes qui lui sont chers: obsession de la mort et hantises métaphysiques, et mêlant l'imagination, la fantaisie et le rêve, il mène le lecteur dans les tréfonds des ténèbres, là où se trouvent fantômes, masques grimaçants et autres monstres...