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Le docteur Ménétrel. Eminence grise et confident du maréchal Pétain
Vergez-Chaignon Bénédicte
PERRIN
27,00 €
Épuisé
EAN :9782262014643
Bernard Ménétrel fut le médecin du maréchal Pétain et, à partir de 1936, son secrétaire particulier. Cette première biographie cerne la personnalité et le parcours d'un homme très méconnu, mais poursuivi par une réputation d'éminence grise, de conspirateur, voire d'âme damnée. Fils d'un intime de Pétain, Ménétrel l'a connu toute sa vie. Non seulement ce dernier le tutoie et l'appelle par son prénom, mais il a pris la place du fils que Pétain n'a jamais eu. Ces liens d'affection et de confiance amènent le Maréchal à faire entrer Ménétrel dans son cabinet en mai 1940. Chargé au départ des ?uvres caritatives et du courrier personnel, il ne tarde guère à dépasser ces attributions : Ménétrel est partout, tour à tour spectateur, factotum, acteur. Il est dans les couloirs de l'hôtel du Parc au coup d'Etat du 13 décembre 1940 et on l'accuse d'avoir voulu faire assassiner Laval. Il sert de messager pour le retour au pouvoir du même Laval en avril 1942, et on l'accuse d'en être l'artisan ! C'est lui qui annonce à Pétain le débarquement américain en Afrique du Nord, qui pousse à la retraite le Maréchal quand l'armée allemande envahit la zone libre, qui organise en 1943 le complot qui doit redonner le pouvoir à Pétain en supplantant de Gaulle. En 1944, il assiste enfin à la dérive d'un chef de l'Etat qui godille entre sursauts et compromissions. Il est dans la chambre même de Pétain quand, le 20 août 1944, les Allemands forcent sa porte pour l'emmener en Allemagne. Là encore, il l'accompagne en captivité, à Sigmaringen, avant d'être arrêté, puis transféré dans un camp jusqu'en mai 1945. Ménétrel est inculpé d'intelligence avec l'ennemi. Au rythme des procès de l'épuration, parfois des exécutions, s'organise un monde où les excellences tiennent salon dans leurs cellules, sur fond de pénurie. Ce chapitre renouvelle complètement la très noire histoire de l'épuration. A l'aide de nombreux documents inédits, cette biographie - ni procès ni réhabilitation - retrace avec sensibilité le portrait d'un homme qui a gâché sa vie et dont la mort précoce a laissé le destin comme en suspens.
13 secrets de la collaboration et des hommes de Vichy. C'est à une plongée sans équivalent au coeur de la France de Vichy que convie ce livre fondé sur des archives renouvelées et servi par une écriture séduisante. Au long de douze thèmes curieux, tragiques, inattendus ou revisités, l'auteur dévoile peu à peu l'histoire méconnue des années noires, qu'il s'agisse de la vie quotidienne à Vichy ou du fonctionnement du régime, des avanies d'une diplomatie en déroute, des compromissions avec l'occupant, des attentats qui se succèdent ou des destins toujours violents des hommes de Vichy. Dans chaque chapitre, les lecteurs découvriront une réalité qui dépasse la fiction. " Bénédicte Vergez-Chaignon convainc par sa rigueur et sa clarté. " L'Express.
Résumé : "De quelle résistance, de quelle guerre parlerais-je sinon de celles que j'ai vécues ? " écrit Colette en 1945. A cette date, Brasillach, Guitry et Céline s'étonnent bruyamment que la grande écrivaine française soit épargnée par l'opprobre qui les frappe et les sanctions pénales qui les menacent. N'ont-ils pas tous écrit dans des journaux de la Collaboration ? "Confinée et occupée à la fois" , pourrait répondre la romancière qui, à l'instar de la majorité des Français, chercha à survivre sans se commettre avec l'occupant ou ses complices, gérant dans l'angoisse deux écueils majeurs : son immense notoriété qui l'exposait et la menace de la déportation pour son dernier amour, qui était juif. Alors que Colette est plus que jamais au coeur de notre littérature, cette période de la guerre restait dans sa vie empreinte d'un halo de mystère et de beaucoup de rumeurs. Bénédicte Vergez-Chaignon, passionnée par son oeuvre, s'est emparée du sujet. Et son enquête nourrie d'archives en grande partie inédites nous entraîne dans le quotidien de la célébrité, dans les pas d'une Colette bien plus sensible à l'actualité qu'elle n'a jamais voulu l'avouer, bien plus fine politique qu'elle ne consentait à le reconnaître...
De la Libération à l'amnistie de 1953, la prison de Fresnes a abrité, de longues années, la plupart des responsables de Vichy. Attendant leur condamnation pour faits de collaboration ou purgeant leur peine, les grands notables de l'épuration, de Louis Renault à Tino Rossi, de Sacha Guitry à René Bousquet et Xavier Vallat, y croisent aussi bien la piétaille de l'hôtel du Parc que lesrescapés de Sigmaringen. Une vie s'y organise dans la peur et l'attente, le ressentiment et la haine, scandée par les procès suscitant allées et venues des ténors du barreau, Jacques Isorni ou René Floriot. D'un château l'autre - fin de parcours pour ces messieurs de Fresnes. Nul n'était mieux désigné pour faire revivre ce "salon des épurés" que Bénédicte Vergez-Chaignon, l'auteur de la biographie de Bernard Ménétrel, le médecin et secrétaire particulier de Pétain. Coup de phare sur un Vichy inédit traversé de tous les relents d'unepassion contrariée, entre la stupeur, l'inquiétude, l'amertume: le tableau d'une prison politique plus haut en couleur et plus nuancé que ne l'avait laissé croire la légende noire de l'épuration.
M. Mitterrand a un passé." Les révélations sur les attaches du président de la République avec Vichy ont fait, voilà une décennie, l'effet d'une bombe. Perplexes ou choqués, les Français se sont demandé comment on pouvait prétendre avoir été à la fois résistant et partisan de Pétain. Le livre de Bénédicte Vergez-Chaignon est la première étude d'ensemble sur ce qui a constitué, pendant cinquante ans, un tabou. Grâce à de multiples archives ouvertes depuis peu, l'auteur dresse un panorama complet de cette résistance au profil très particulier puisqu'elle est née en 1940 autour du thème de la revanche militaire, et pas de la résistance. Au fil des pérégrinations idéologiques et des rapprochements tactiques, on voit notamment défiler le maréchal de Lattre, Marie-Madeleine Fourcade, Pierre Bénouville, Henri Frenay, André Bettencourt, Maurice Clavel, François Mitterrand et beaucoup d'autres, aujourd'hui moins connus. Ressurgit une nébuleuse qui a voulu concilier combat contre l'ennemi allemand et redressement national prôné par Pétain. Or, dès 1945, ce phénomène a été consciencieusement gommé jusqu'à devenir presque impossible à imaginer. En étudiant la manière dont s'est figée l'image d'une "Résistance" mythifiée, Bénédicte Vergez-Chaignon montre comment les vichysto-résistants se sont insérés dans la France d'après-guerre et comment les clivages ont évolué - après les procès de l'épuration, la guerre d'Algérie et les affaires Bousquet ou Papon. Richesse des sources, sûreté de l'analyse et péripéties multiples font de cette somme un ouvrage indispensable pour qui s'intéresse à la Seconde Guerre mondiale et à ses suites. Biographie de l'auteur Bénédicte Vergez-Chaignon, docteur en histoire, a écrit notamment Le Docteur Ménétrel, Vichy en prison et contribué à des ouvrages sur la Résistance.
Résumé : "Messager de paix, artisan d'union, maître de civilisation, et, avant tout, héraut de la religion du Christ et fondateur de la vie monastique en Occident, tels sont les titres qui justifient la glorification de saint Benoît, abbé" : ainsi le pape Paul VI débute-t-il son bref par lequel, en octobre 1964, il proclame ce dernier "patron principal de toute l'Europe". De Benoît de Nursie, pourtant, né vers 480 en Italie centrale, souvent représenté vêtu d'une coule noire, tenant dans une main une crosse abbatiale et dans l'autre un livre, celui de la Règle dite "de saint Benoît", nous ne savons que peu de choses. Si depuis le VIe siècle des centaines de milliers d'hommes et de femmes, moines et moniales, ont vécu et vivent encore en suivant les principes émis dans ce texte qu'il a rédigé pour guider ses disciples dans la vie monastique communautaire, s'il a réformé le monachisme occidental et fondé plusieurs monastères bénédictins dont celui du Mont-Cassin, ce personnage clé du christianisme occidental demeure une figure mal connue. Odon Hurel , puisant aux meilleures sources et démêlant mythes et réalités, retrace l'histoire de cet homme couramment qualifié de "patriarche des moines d'Occident" et s'attache avec brio à cerner l'originalité de sa Règle et du modèle bénédictin.
Loin, comme ses prédécesseurs, de décrire la bataille telle qu'elle est jugée d'en haut, à la manière de l'état-major, John Keegan la restitue par le bas, telle qu'elle est vécue par les soldats. Cette nouvelle approche de l'histoire militaire, qui va au-delà des récits factuels, révèle toute la dimension humaine du combat. Pour illustrer son propos, Keegan raconte et décortique trois batailles charnières: Azincourt (1415), Waterloo (1815) et La Somme (1916). Un livre fondateur devenu un classique servi par une nouvelle traduction.
Résumé : Année trouble pour le président Raymond Poincaré qui ne retient que le doute qui saisit les Français, 1917 est aussi l'année décisive du conflit qui marque la véritable naissance du XXe siècle avec ces deux tremblements de terre que sont la révélation de la puissance américaine et la révolution bolchévique. La guerre, qui n'est plus nationale mais devient idéologique, est en train d'échapper aux Européens et un monde nouveau d'apparaître, coincé entre deux messianismes : l'idéalisme wilsonien et le communisme. 1917 est surtout l'année de l'épuisement où chacun cherche une porte de sortie honorable. Le gouvernement Français, autour de Joseph Caillaux, entame des pourparlers avec Berlin ; l'Autriche-Hongrie, en la personne de Charles Ier, approche les Alliés pour chercher une voie transactionnelle ; même le pape Benoît XV y va de son projet de paix. Jean-Yves Le Naour met son talent narratif au service de l'Histoire et raconte cette année de paix impossible. Se fondant sur des archives inédites et mêlant les expériences du peuple à celles des hauts fonctionnaires, il dresse un tableau complet qui n'épargne pas les grandes figures que la mémoire a statufié. De l'échec de Ribot, alors président du Conseil, lors des négociations avec l'Autriche aux basses manoeuvres de Clemenceau pour parvenir au pouvoir, tout est révélé. Quand l'histoire se raconte, elle est plus romanesque que la fiction.
Frappés par une sombre légende que chaque époque vient enrichir, les trois grands acteurs de la saga Borgia ? Alexandre, César et Lucrèce ? ne seraient qu'un empoisonneur, un assassin et une débauchée. Exceptionnellement romanesque, l'histoire d'une des plus fascinantes familles de la Renaissance est en réalité bien plus riche et plus nuancée. D'origine catalane, ces " Borja " vont réussir à imposer en trois générations deux papes à la chrétienté : en 1455, Calixte III, grand diplomate obsédé par le danger turc, puis en 1492, Alexandre VI, qui compromet sa fonction dans plusieurs scandales, sans néanmoins oublier sa haute mission : tailler à l'Eglise, par la force, un territoire comparable à ceux des Etats-nations contemporains. Son fils César, hidalgo flamboyant un moment égaré dans l'Eglise, lui en ménage donc un en Romagne, où sa politique expéditive lui vaut de devenir le modèle de Machiavel. A Rome, coupe-gorge où continuent à s'affronter les clans médiévaux, les rugueux Borgia rendent coup pour coup, jusqu'à l'effondrement final. C'est alors le temps de la revanche de la belle Lucrèce, plusieurs fois mariée selon les ambitions du clan. Devenue duchesse de Ferrare et l'une des plus belles figures féminines de l'époque, elle inaugure le temps de la repentance des Borgia, bientôt marqué par la personnalité torturée du jésuite Francesco, le saint de la famille. La saga des Borgia se lit ainsi comme l'aventure exemplaire et tragique d'une ambitieuse dynastie de gens d'Eglise, bien loin de l'image trop répandue d'une brillante et douceâtre Renaissance italienne.