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De mon propre aveu. Souvenirs et rêveries
Vergès Jacques ; Bousquet François
PG DE ROUX
21,90 €
Épuisé
EAN :9782363710536
Que sait-on de Jacques Vergès? Que sa naissance d'un père consul de France et d'une mère vietnamienne, dans les années 20, le plaça d'emblée sous les auspices d'un destin révolutionnaire. Qu'il ne put résister à l'appel de Charles de Gaulle parce qu'il était général, condamné à mort par le gouvernement de Vichy... Qu'il embrassa les rangs du communisme dans la plus grande indiscipline. Qu'il tirerait de Che Guevara le brouillard de ses bouffées de cigares et de Mao ses plus sinueux jeux d'ombres. Qu'il deviendrait l'avocat du F.L.N. en particulier et de l'anticolonialisme en général, et rencontrerait la future mère de ses enfants, une poseuse de bombes, à la sortie d'une salle de torture. Qu'il s'enfoncerait toujours plus loin dans cette mystérieuse zone de turbulences et d'aventures qui s'étend entre la condamnation, qu'elle soit morale ou judiciaire, et la mort. Plaidant les causes désespérées, retournant les cartes du destin, confrontant les crimes les plus abominables aux culpabilités rampantes des sociétés policées. Mais condamné, Jacques Vergès l'est lui-même. Comme nous tous tôt ou tard. Loin d'être morne, le soir de sa vie est cependant un grand soir. Où l'amour rejoint l'évocation d'ombres innombrables et bouleversantes: compagnons d'armes, amis fidèles et héroïques, amantes éperdues mais aussi figures de criminels, de bourreaux et de suicidés. Se donne à lire, ici, l'énigme d'un destin aussi rebelle que romanesque, parfois facétieux, où court en filigrane le regard le plus tendre comme le plus grave sur la vérité de l'âme. Servi par une verve éblouissante.
Ton prochain traiteras comme un chien. Un goulag américain construiras. Hommes, femmes, enfants, violeras également. La mémoire de l'humanité brûleras. Au peuple américain et autres mentiras pareillement... Tel est le vrai catéchisme de George W. Bush. Telle est la vérité que révèlent l'occupation de l'Irak et les tortures d'Abou Ghraib. Tel est le réquisitoire que dresse ici Jacques Vergès contre la démocratie à visage obscène. Un livre indispensable pour en finir avec l'humiliation, la manipulation, la barbarie...
Dans son Journal 2005, Jacques Vergès nous entraîne de procès célèbres en rencontres, voyages, retrouvailles et conférences débats toujours passionnantes. Passé maître dans l'art d'arracher leurs masques aux personnalités les plus respectables, le pénaliste bretteur fait, jour après jour, le procès des bonnes intentions. Et dresse la liste des multirécidivistes de l'Histoire qui alimente l'injustice permanente des plus forts et des opportunistes: les juges qui se pensent au-dessus de tout soupçon et condamnent des cibles toutes trouvées au nom d'impensables compromis politiques ou financiers, les démocrates autoproclamés sans peur ni reproche, que leur victoire passée contre les totalitarismes d'antan a installés à jamais dans l'impunité pour les mêmes crimes, ou encore les droits-de-l'hommistes bien au chaud dans leurs bottes de nouveaux croisés, auxquels le droit d'ingérence confie le Saint-Graal du néo-colonialisme. Aux bonnes intentions, les procès truqués, puisque le spectre de Nuremberg plane toujours sur ceux de Saddam Hussein ou de Slobodan Milogevic. La stratégie n'a pas changé: sacrifier un "monstre" que rien ne départage, au profit d'un partage du monde... plus monstrueux encore mais occulté. Pour connaître toute la vérité sur le monstre, il faudrait donc un vrai procès, lieu de la véritable métamorphose du monde. Il faudrait rééditer l'exploit du collectif des avocats du FLN qui réussit à transformer un simulacre de procès en reconnaissance politique, clé de l'indépendance algérienne en 1962... Tâche plutôt ardue à l'heure où des "terroristes" non jugés disparaissent dans des zones de non-droit absolu. A l'heure de Guantanamo. Le journal d'un idéal de justice qui s'écrit sous le regard scrutateur et incisif d'un avocat toujours libre de sa pensée, comme en témoignent ces pages au grand style. Biographie: Jacques Vergès est notamment l'auteur de Dictionnaire amoureux de la justice (Plon, 2002) et Que mes guerres étaient belles! (Editions du Rocher, 2007).
Jacques Vergés, l'avocat de Klaus Barbie et de Khieu Samphan entre autres, nous fait entrer dans les minutes des grands procès historiques. Ainsi lors de la première manifestation d'une justice internationale à Nuremberg, en 1945 qui rhabille la culpabilité aux couleurs de la guerre froide. A cet égard, un dialogue imaginaire, entre Staline et Hitler, revient sur la véritable raison du pacte des Alliés avec l'URSS. Puisque c'est l'agression nazie qui aurait réveillé l'espoir de libération des colonies, en affaiblissant l'Europe. Le procès des activistes du FLN, en 1957, devient alors une tribune pour l'indépendance algérienne. Mais dès 1954, la chute de Diên Biên Phu a consommé cette fin de règne de l'Occident à part entière... Déjà annoncée au procès de Louis XVI. Qu'instruit le révolutionnaire Saint-Just, au tournant de l'histoire moderne. Pour Jacques Vergès, c'est l'occasion de revenir sur les causes extrêmes pour lesquelles il n'a cessé de plaider. Et de ressusciter le visage des disparus, confrères et compagnons, tombés à ses côtés en rendant hommage à la grandeur de leur humanisme.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.
Dire qu'elle a traversé tous les régimes politiques de la Ve République et donne une image de la "femme française" serait un cliché journalistique ; certes, nous sommes, elle et moi, des corps français qui donnent de la voix, ou qui donnent voix, elle avec sa voix propre, moi dans le propre de cette voix qu'est l'écriture, mais la France dans laquelle nous vivons est fantômatique. Contrairernen t d Depardieu, Huppert n'a pas de corps"politique" : là encore, elle ne dit rien, ne parle pas, se contente de montrer en quoi un corps, un visage, une voix sont un paysage universel dans sa francité fantasmée ou regrettée." Cette superbe méditation sur Huppert, troublante et intemporelle, dessillera plus d'un regard...
La dignité humaine est une notion aujourd'hui captive d'une forte instrumentalisation idéologique qui tend à rendre son concept de plus en plus flou.Quelle est son histoire et quel a été son cheminement ? Cette étude qui s'enracine dans le droit, la théologie et la philosophie, est particulièrement éclairante.
Tantôt faits de pure matière poétique, tantôt marquant les amants au fer rouge de la passion, les innombrables nuances du sentiment amoureux répandent leurs frémissements au fil de ces dix histoires. De la tendresse naissante sous les cerisiers en fleurs de Kyoto à la poursuite de la femme rêvée en Arabie heureuse; de la voix intérieure de l'assassin de John Lennon au coeur de Manhattan, au doute mortel de Luchino Visconti sur le plateau palermitain du Guépard: que d'amours absolus, dans ce défilé de l'espèce humaine tout entière! Les jeunes comme les vieux, les riches comme les pauvres, les beaux comme les parias dont on ne parle jamais y sont convoqués. De somptueux conte des mille et une nuits en faits divers urbains, de joies fantasmées en désir de meurtre... A chaque page, l'amour envahit le moindre interstice créé par l'accident, la rencontre inattendue ou l'abandon brutal et, par-delà l'énigme du destin, réunit la mort à la vie.