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Les manuels scolaires, miroirs de la nation ?
Verdelhan-Bourgade Michèle ; Bakhouche Béatrice ;
L'HARMATTAN
29,00 €
Épuisé
EAN :9782296034181
Les livres d'école ne sont pas ces objets banals et approximatifs qui s'effacent sans lendemain des mémoires adultes. Jouant un rôle qui dépasse la simple transmission de connaissances scolaires, ils sont des acteurs importants de la culture, et des témoins exceptionnels des valeurs, des pratiques sociales, dans leurs variations et leurs continuités historiques et géographiques. Leur étude donne des aperçus pertinents sur les idées, mais aussi les préjugés qu'une société véhicule. Le thème de la nation a été choisi ici comme principal fil conducteur et révélateur, en raison de ses implications d'ordre historique, géographique, linguistique, culturel, et aussi moral et politique, dans les manuels depuis plus d'un siècle. Comment les manuels de France et d'ailleurs se sont-ils emparé de ce thème, dans les textes et dans les images ? Un manuel peut-il dépasser des affrontements nationaux parfois violents ? Comment se construit l'éducation du citoyen, que ce soit dans les manuels d'histoire ou de langue ?
L'enjeu éducatif du manuel scolaire dépasse la simple transmission de connaissances à l'élève. Il est un vecteur de notions diverses, valeurs nationales ou universelles, orientations didactiques, cultures pédagogiques, jouant ainsi un rôle dans la manière dont chaque élève appréhende son pays, sa langue, et le pays ou la langue des autres. Cet ouvrage explore les enjeux institutionnels et linguistiques dans les manuels de divers pays de la Méditerranée, concernant l'éducation à l'altérité.
Résumé : A partir d'une vingtaine d'affaires, Dominique Verdeilhan nous fait revivre plusieurs procès qu'il a suivis et interroge l'institution : pourquoi l'affaire du "petit Grégory" symbolise-t-elle l'échec de la justice ? Le dossier "Omar m'a tuer" s'apparente-t-il à une erreur judiciaire ? Comment justifier que Patrick Balkany et Jérôme Cahuzac n'aient pas eu le même traitement dans des dossiers similaires ? Maurice Papon a-t-il bénéficié d'une justice laborieuse ? En quoi le crime de Bertrand Cantat a-t-il marqué un tournant dans la lutte contre les violences faites aux femmes ? Pourquoi le cardinal Barbarin, d'abord condamné, a-t-il finalement été relaxé ? En quoi l'affaire DSK montre-t-elle l'opposition flagrante entre le système judiciaire américain et notre système français ? Comment le duo Gentil-Heaulme a-t-il pu bénéficier d'un double acquittement ? La justice a-t-elle tiré les leçons du fiasco qu'a représenté l'affaire "Outreau" ? Au fil des dossiers qu'il rouvre, en s'appuyant sur ses propres archives, Dominique Verdeilhan décode les bases de notre justice pénale : de l'intime conviction au mandat de dépôt en passant par la prison avec sursis, la révision, la prescription, les circonstances atténuantes, la justice antiterroriste, l'influence de la presse, la souffrance des victimes... Un ouvrage qui conjugue la narration et la pédagogie.
Au Mali, l'un des pays les plus pauvres du monde, le système scolaire est préoccupant. Il en est de même de la situation des filles et des femmes dans la société. A partir d'entretiens et de vidéos de classe réalisés à N'Kourala, village rural, et Bamako, la capitale, cet ouvrage tente de décrire les représentations sociales des enseignants et des filles ainsi que les phénomènes langagiers et interactionnels qui se produisent dans la classe afin de déterminer si le fonctionnement reflète celui de la société.
Maurer Bruno ; Verdelhan Michèle ; Denimal Amandin
Résumé : Comment le phénomène migratoire a-t-il été traité dans les manuels scolaires ? Cette réflexion d'ensemble argumentée est composée d'éclairages complémentaires venus de différents pays. Elle met en évidence des positionnements qui sont aussi bien le fruit d'histoires nationales, de traditions disciplinaires, que de liens entre le discours des manuels scolaires et l'ensemble des discours sociaux avec lesquels ils entrent en résonance. Internationale et pluridisciplinaire, l'étude comporte dix contributions organisées, portant sur l'Albanie, l'Algérie, la France, l'Italie, le Maroc, et concernant des manuels actuels d'enseignement du français et d'autres langues, des manuels de sciences, ainsi que d'histoire et de géographie ou de religion. Il ne s'agit pas d'un recueil d'articles mais bien des résultats d'un projet de recherche "Représentations des migrants dans les manuels scolaires en contexte méditerranéen ou para-méditerranéen", avec le soutien principal de la Maison des Sciences de l'Homme de Montpellier. L'ouvrage est organisé en trois chapitres pour une meilleure lisibilité, étudiant successivement les valeurs transmises à travers l'image du migrant et les processus de traitement qui vont de l'effacement à la dévalorisation et illustrant une image modulée selon les disciplines.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.