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Micropolitiques des groupes. Pour une écologie des pratiques collectives
Vercauteren David ; Müller Thierry ; Crabbé Olivie
AMSTERDAM
16,00 €
Épuisé
EAN :9782354801786
Qu'est ce qui permet à un groupe militant de fonctionner ? Comment se prémunir des pièges susceptibles d'entraver son devenir, des impasses dans lesquelles risquent de s'engager les subjectivités qui s'y nouent ? Envisageant les groupes comme des écosystèmes aussi riches que fragiles, David Vercauteren traque les impensés qui hantent les collectifs lorsqu'ils se concentrent exclusivement sur leurs domaines d'intervention ou leurs objectifs macropolitiques. A travers l'analyse d'une série de "situations-problèmes", il élabore un ensemble d'outils théoriques visant à nourrir l'émergence de nouvelles formes d'organisations politiques, à distance des habitudes psychologisantes, replis identitaires et autres passions tristes liées à l'héritage de la forme parti et du mouvement ouvrier. Ce faisant, il invite les groupes contemporains à développer un savoir nomade des processus et des conjonctures à même de nourrir une "culture des précédents" qui les renforce, tout en maintenant intact le désir d'expérimentation qu'ils manifestent.
Un établissement d'hébergement pour personnes âgées est-il une " entreprise comme une autre "? Si la rigueur institutionnelle définit les normes, les auteurs insistent sur la notion de culture gérontologique pour cerner des moyens adaptés aux différentes circonstances, que demande la prise en considération du sujet âgé dans le contexte de son hébergement. Loin des standards des pratiques managériales, l'ouvrage est un échange à deux voix entre un responsable d'établissement et un sociologue. Ils ne proposent pas de solution fondée sur une analyse de situations typiques, mais essayent ensemble de développer un " état d'esprit gestionnaire ". Partant de là, ce sont le changement et la représentation des pratiques au sein des établissements qui sont abordés en profondeur.
L'innovation dans les pratiques d'animation et d'accompagnement des personnes âgées s'ancre dans un processus constant de création visant à s'adapter aux demandes de plus en plus larges d'une population diversifiée. En effet, il s'agit de tenir compte de l'isolement, du sentiment de solitude, d'un environnement réclamant de plus en plus de professionnalité, de l'existence de lieux de vie et d'accueil toujours plus spécifiques... Face à cette évolution du cadre de leur intervention, les animateurs attendent des concertations pluriprofessionnelles, des implications structurelles plus importantes et des moyens adaptés à la diversité des situations. Pour répondre à ces demandes, l'ouvrage développe des positionnements professionnels, analyse des expériences de terrain et aborde de façon concrète le processus d'innovation dans le champ de l'animation sociale avec les personnes âgées. Dépassant les simples constats, il construit une réflexion sur le sens de l'animation avec la personne âgée tant en établissement qu'à domicile.
Vercauteren Richard ; Laborel Bernard ; Paquet Mic
Biographie de l'auteur Bernard Laborel, ingénieur social, ancien directeur de maison de retraite, est président de l'Institut de gérontologie de l'Ouest. Après un parcours professionnel ancré dans la prise en charge de la vieillesse, il est devenu consultant en ingénierie de projets gérontologiques à Marseille. Il est notamment coauteur d'un manuel des pratiques du projet de vie. Richard Vercauteren, sociologue, gérontologue, concepteur de projets gérontologiques, est directeur de l'Institut de gérontologie de l'Ouest à Nantes. Auteur de nombreux ouvrages et articles sur la réflexion dans l'action gérontologique, il a créé les premières méthodes de construction des projets de vie. Il collabore à plusieurs revues dans le champ du vieillissement, sur les plans national et international.
Vercauteren David ; Müller Thierry ; Crabbé Olivie
David Vercauteren vit à Bruxelles. Son parcours militant l'a mené des Verts pour une Gauche Alternative au Collectif Sans Nom, puis au Collectif Sans Ticket.
Le procès de Nuremberg (1945-1946) est devenu un symbole, celui d'un grand événement de justice internationale qui a permis d'affirmer que l'idéologie nazie ne devait pas rester impunie et relevait d'une nouvelle incrimination : le crime contre l'humanité. Cet ouvrage, qui place la focale sur la France, vient combler un important vide historiographique. La contribution française rappelle en effet que la justice internationale résulte d'un long travail de tractations politico-juridiques entre les Alliés, commencé dès 1941, et dans lequel les Français de Londres ont joué un rôle central. A Nuremberg, la délégation française dissone avec la logique américaine du procès. Elle s'inscrit dans une tradition humaniste remontant aux Lumières, critique certains choix juridiques et fait venir des résistants à la barre, quand les Anglo-Saxons ne jurent -ou presque- que par les documents écrits. Ainsi, Marie-Claude Vaillant-Couturier impressionne en évoquant les camps de concentration et la destruction des Juifs. Le procès de Nuremberg a été en partie emporté par la guerre froide et la décolonisation. Mais la contribution française reste une invitation à réfléchir sur la nécessité d'engagements clairs de la part de protagonistes décidés, si l'on veut faire advenir une justice internationale fondatrice d'humanité.
En ce début de XXIe siècle, vingt ans après la chute des vieilles bastilles, à Berlin puis en Afrique du Sud, des murs sont construits frénétiquement aux quatre coins du monde: en Palestine, entre le Mexique et les Etats-Unis, l'Inde et le Pakistan, l'Arabie Saoudite et l'Irak, l'Afrique du Sud et le Zimbabwe, la Thaïlande et la Malaisie, l'Ouzbékistan et la Kirghizie... Sans compter tous les murs intérieurs, gated communities et autres checkpoints qui partitionnent et régulent les espaces nationaux. Alors que le XXe siècle avait prétendu se clore sur la promesse d'une ère d'échanges et de prospérité, des tensions nouvelles sont apparues, entre la fermeture et l'ouverture, l'universalisation et la stratification. Et ce monde qui se pensait en termes de flux et de circulations n'a depuis cessé de mettre en place des filtres et des dispositifs, largement dématérialisés, de surveillance et de contrôle. Dans ce contexte, que peuvent bien signifier ces murs terriblement concrets, d'acier et de béton, grillagés ou couverts de barbelés, sortes de survivances d'un autre âge? S'ils se révèlent largement inefficaces sur le plan fonctionnel, leur pouvoir discursif, symbolique et théâtral est incontestable: ils fonctionnent comme les icônes d'un pouvoir souverain et d'une nation préservée. Mais là où l'interprétation dominante en déduit que ces murs sont les symptômes d'États-nations renforcés, Wendy Brown y décèle au contraire un déclin avancé de la souveraineté étatique. Et selon elle, celle-ci se redistribue au profit d'autres entités désormais plus puissantes: le capital et la religion.
L'objectif ici poursuivi est de reproblématiser la pensée de Spinoza en la prenant, non de front et dans son envergure manifeste, mais en quelque sorte par la bande, grâce au biais que fournit un point crucial, l'alternative entre sagesse et ignorance, où se croisent sans se confondre un certain nombre d'enjeux fondamentaux qui concernent l'ontologie, l'éthique et la politique. Cela conduit à s'intéresser à des notions comme celles de "don" et d'"ingenium", que Spinoza emploie sans les thématiser mais qui jouent un rôle non négligeable dans le déroulement de sa réflexion. Réfléchir sur l'usage de ces notions permet de projeter sur la doctrine de Spinoza une lumière transversale, qui en fait ressortir certains aspects à première vue inattendus. Sont ainsi mis en relief des enjeux de pensée et des problèmes qu'un abord plus structuré et plus englobant, unifiant et synthétique de la philosophie élaborée par Spinoza tendrait à minorer ou à rejeter, alors que, s'ils n'y détiennent effectivement qu'une position latérale, ils y font saillie, ils surprennent, ils interpellent : par là ils stimulent la réflexion, ce qui justifie qu'on s'emploie à fixer sur eux l'attention.
Ville globale, ville créative, ville multiculturelle, ville intelligente... Autant de slogans à la mode qui imposent et diffusent une vision aseptisée et consensuelle des réalités urbaines. Les villes doivent au contraire être bousculées, chahutées, contestées. C'est précisément ce que ce recueil se propose de faire en réunissant pour la première fois un ensemble d'auteurs dont la réflexion n'épargne ni les espaces urbains, ni les élites qui les façonnent et les gouvernent. Par la radicalité de leurs analyses, qui portent entre autres sur la financiarisation de la production urbaine, sur les trompe-l'oeil que représentent le développement durable, la mixité sociale ou le multiculturalisme, sur les dispositifs de surveillance et de contrôle des populations, et plus globalement sur les formes de domination qui régissent les rapports sociaux en ville, les onze textes réunis dans ce recueil parviennent à identifier, et par là à contester, les nombreuses contradictions spatiales et urbaines que le système capitaliste produit et reproduit. Ils nourrissent ainsi une géographie critique de l'urbain et, indirectement, une critique en profondeur des sociétés contemporaines.