Un troubadour arménien de la Transcaucasie du XVIIIe siècle, un pont jeté entre trois cultures - arménienne, géorgienne et azérie. Pour le lecteur français, le film de Sergueï Paradjanov : Sayat-Nova, La couleur de la grenade (1968) semble être l'unique arcane pour pénétrer le monde de ce poète, musicien et interprète. Selon le poète Parouïr Sévak (1924-1971), il fut " l'autel de l'Amour ". Son impossible amour pour Anna Batonachvili, sœur du roi Irakli II, - sa Nazanie, fit de lui le Madjnoun de Leïla de son temps. Cette traduction complète des 47 odes strophiques en langue arménienne, la première en Europe, nous révèle la singularité universelle de ce poète irréductible, plus vivant que jamais, aimé de trois peuples depuis le XVIIIe siècle en Transcaucasie, et aimé aussi en Orient comme au Proche-Orient. Puisse le lecteur non averti découvrir enfin cet immense poète.
Avant tout et en dépit de tout". - Une formule de combat empruntée à la "Sténographe de l'âme", Marina Tsvétaïéva, (1892 - 1941). Ce volume est le dixième livre de Serge Venturini. Retour au poème, - à l'étincelle du poème, après Le journal du transvisible, l'une de ses oeuvres majeures. Ces poèmes brefs sont surtout des traces dédiées à Marina Tsvétaïéva. Ils témoignent, à plus d'un siècle de distance, d'une intensité, - celle des cadences entre les éclairs et la durée, - toujours dans le feu vif de l'urgente nécessité.
Corelli a connu en son temps un renom singulier et fut ensuite auréolé d'une biographie légendaire. Violoniste et compositeur, il influença autant ses contemporains que les générations futures, ses sonates en trio et ses concertos grossos rencontrant un immense succès dont témoigne la diffusion de sa musique imprimée. Philippe Venturini situe le compositeur dans le milieu où il évolue principalement, la Rome du XVIIe siècle où le pouvoir de l'Église croise celui des grandes familles qui emploient les artistes (la reine Christine de Suède et les cardinaux Pamphilj et Ottoboni). Corelli s'impose, grâce aux créations des grands luthiers (Amati, Stradivari, Guarneri...) à une époque où la musique instrumentale acquiert une autonomie. Il oriente le violon vers le lyrisme, et réussit, en assimilant des éléments étrangers, une, heureuse synthèse esthétique qui constitue un modèle d'équilibre auquel la postérité s'est abondamment référé. Biographie de l'auteur Spécialiste de la musique baroque, Philippe Venturini est chroniqueur à France Musiques; il collabore au Monde de la musique et à La Croix.
Ce livre est un recueil de documents constitué à partir de tous les souvenirs que l'on peut conserver d'une personne emportée subitement par la guerre, comme les photos, les lettres ou cartes, les documents de la jeunesse et de la vie, les objets de captivité, ou les discussions que l'on a pu avoir avec ceux qu'ils l'ont connu. Ainsi , Jean, fils de Germaine et de Robert, mari de Giselle, père de Claudette, est aussi mon grand-père, mort pour la France en 1944. Il est, avec Giselle et Claudette, le sujet principal de ce recueil. J'avais souvent entendu parler de lui, de son mariage avec Giselle, de la guerre qui les a séparés à peine deux semaines plus tard, de sa captivité et de son espoir de retour pour voir sa fille, qu'il n'aura finalement pas connue, et de sa mort à Langenberg dans une usine allemande en novembre 1944. Mais un jour de 2012, ma mère ayant ressorti les documents le concernant, elle me propose de tout emporter. Une fois l'émotion passée, car beaucoup de lettres expriment l'amour de Giselle et Jean, j'ai décidé de les publier avec les autres documents les accompagnant, pour raconter, non pas avec mes mots, mais avec les images et les mots de Jean et de Giselle, le drame que la guerre leur a fait vivre. Mon premier but était d'offrir ce témoignage à ma famille et à ses générations futures, et puis je me suis dit que d'autres personnes pourraient y trouver quelque chose, comme une histoire émouvante, une réflexion sur la guerre ou un témoignage historique. Après avoir terminé cet ouvrage, je me suis dis aussi qu'on entend souvent parler de guerres et de morts, mais il ne faut pas oublier que leurs proches sont aussi des victimes, plus nombreuses, et rarement dénombrées. Souvenons-nous de la phrase qui suit, écrite par les anciens combattants présents lors de l'inhumation de Jean en France : "Puisse ton sacrifice mon cher Jean servir de leçon à tous, nous qui avons eu la chance de revenir, unissons-nous pour lutter afin de ne plus revoir pareil carnage".
Le neuvième livre de Serge Venturini est, d'abord et avant tout, un journal brûlé de poésie de la vision, par la vision incandescente de la poésie : "Le journal du transvisible". Le transvisible est transgenres. Epris d'intensité, le poète tente ici une approche de cette théorie, livre fondateur, selon l'auteur qui tout en éclairant le passé, ouvre au présent un champ à l'avenir, au devenir des hommes. Changer la langue, n'est-ce pas aussi changer l'esprit, les structures de la pensées, la manière de voir le monde ?
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.