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J'anéantirai les hommes de la face de la terre
Velasco Maria ; Ferré David
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14,00 €
Épuisé
EAN :9791094225639
Nous sommes d'abord à la campagne, en face d'une scène typique des années 1990, celle d'un barbecue familial qui illustre à merveille notre société postindustrielle : loisirs, superficialité, joie, malentendus, rêve et maladie. Mais voilà, la jeune fille de la famille s'éloigne et trouve appui sur un arbre. Cette fusion des deux êtres constitue le corps invisible du texte. L'adolescente va progressivement défaire le noeud gordien qui unit les "clans" , constitués de liens ancestraux en prise avec les contradictions de la religion, de la politique, de l'économie et de la société. L'auteure se penche sur les rapports de cause à effet entre nos pensées et nos actes, nos idées et nos représentations, individuelles et collectives. Il y a une correspondance entre la violence émotionnelle et sexuelle, et celle faite à l'environnement. Ainsi, l'exploitation de la nature humaine, animale et environnementale relève du même geste d'autodestruction de l'humanité, qui puise sa source dans les lointaines origines du langage. C'est bel et bien un puits que creuse ce texte, au gré de fragments reliés par la voix de ce qui disparaît et réapparaît, pour qu'affleure la vie sur le futur plateau du théâtre.
Emergentes ou résurgentes, les frontières n'en finissent pas de poser question : frontière de la pauvreté, frontière du dépassement de soi, frontière des colonisateurs, frontière d'un espoir nouveau ou frontière de la violence. A Détroit, au Liban, à Strasbourg, en Bolivie ou en Namibie, elles manifestent de la capacité des sociétés, institutionnelles ou non, à structurer et à organiser le monde et à distinguer encore et encore un Ici d'un Ailleurs, même dans un monde contemporain turbulent où les territoires modernes perdent en pouvoir et en prestige. La complexité de leurs formes, de la plus pesante matérialité à la plus insidieuse symbolique, dévoile aussi la formidable efficacité des " faiseurs de frontière " pour les construire et pour les rendre opérationnelles au moins le temps de leur nécessité sociale, culturelle, politique ou économique. Nous proposons, au travers de cet ouvrage pluridisciplinaire, premier acte d'une série, de saisir les sens qui leur sont accordés, les discours qui leur sont dédiés, les pratiques qui les fabriquent et les représentations qui leur sont attribuées. Si cet ouvrage conduit le lecteur à travers le monde, il dépasse les simples études de terrain. Il se positionne dans le champ des sciences humaines et sociales.
Issu d'une enquête transdisciplinaire, ce livre s'intéresse aux territoires d'art sous l'angle de leurs rapports avec la production artistique et des transformations qu'ils favorisent à l'intérieur de celle-ci. Après une étude historique dédiée à ce type de lieux, six territoires d'art contemporains, dans cinq villes différentes, sont analysés. L'auteur explore ensuite le travail plastique ou théorique de sept personnalités de premier ordre liées à l'art contemporain, ayant habité le quartier du faubourg Saint-Denis, à Paris, au XXIe siècle. Les comparaisons entre l'ensemble des quartiers et le groupe des personnalités de l'art permettent de relever des éléments d'une stratégie collective et d'identifier, entre eux, des caractéristiques communes. Le rôle fondamental joué par ces territoires, dans la formation d'une identité artistique comme dans la construction de l'autonomie du champ de l'art contemporain, est ainsi mis en lumière.
A huit heures du soir quand meurent les mères met en scène les grandes composantes du théâtre : ses interprètes et le Public lui-même. Ce dernier, formé de cinq personnages assis sur le plateau, vient assister à un spectacle proposé par une artiste : la Comédienne. Le bon goût, les bonnes intentions, les idées reçues et le narcissisme apparaissent comme étant consubstantiels de notre nature profonde, et définissent nos attentes en matière d'art et de culture. Ainsi, le Public se métamorphosera en masse gluante, agressive, exigeante, prétentieuse. De fait, la Comédienne devrait satisfaire les injonctions du Public devenu démiurge, qui par ailleurs manie une langue équivoque, commettant ici et là des erreurs dans l'usage des mots. La question que soulève ce stratagème dramaturgique a pour sujet la violence et la guerre, pareilles à un plat de raviolis : jusqu'où serons-nous capables de regarder le carnage de l'humanité par elle-même ? à quel point vivons- nous dans une société monstrueuse qui broie ses propres représentations ? Par le biais de la mise en abîme de la Comédienne, c'est aussi l'art qui est questionné, observé et ironisé dans cette pièce unique en son genre dans le paysage théâtral contemporain de la péninsule, une pièce où le choeur tragique du Public ne répond plus de rien ni de personne.
Résumé : Vanessa Montfort manie avec dextérité le destin d'un lévrier, animal racé, élégant, majestueux, et associé à l'aristocratie comme en témoigne la célèbre Partie de chasse de Goya, pour illustrer une société européenne en crise. C'est avec un humour cinglant que l'auteure, célèbre pour ses romans, décline cette situation sous toutes ses formes (économique, sociale ou langagière), à travers la joute oratoire de deux couples, espagnol et allemand, qui vont se faire face au beau milieu d'un salon. En effet, Elena et Daniel ont accueilli et soigné un lévrier, et c'est sous le regard avisé et quelque peu décalé de Rita, que Hans et Greta devront prouver qu'ils sont aptes pour adopter le brave animal qui est en jeu. Or, ce qui apparaît n'est pas tant la destinée de notre Lévrier mais le conflit politique nord-sud qui, à son tour, fait affluer à la surface la crise en gestation dans toutes relations de couple. Les clichés contemporains sont passés dans la moulinette de la langue. Les dialogues, enlevés, précis, drôles, douloureux aussi, nous montrent une humanité qui n'en finit pas de trouver le juste lieu de son bonheur. Grâce à une succession de situations tragicomiques, les véritables visages de chacun se dévoilent, au bord de l'abîme... et de la crise de nerf !