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Paris allemand. Entre refus et soumission, 1939-1944
Veillon Dominique
TALLANDIER
22,00 €
Épuisé
EAN :9791021032255
14 juin 1940. Paris tombe aux mains des Allemands sans opposer de résistance. Commence alors un système d'oppression dans une ville déchue de son statut de capitale et qui change de visage. Paris devient le foyer des "collaborateurs" qui y paradent et y tiennent leurs meetings, celui du marché noir, de la spoliation des Juifs, du rationnement, de la peur et de la Résistance, traquée en permanence jusqu'à l'insurrection. Que sait-on réellement du ressenti des habitants au quotidien ? Quelle attitude adoptent-ils face à l'Occupant ? Comment se comportent les Allemands et comment jugent-ils ces Parisiens qu'ils côtoient ? Si beaucoup a été dit sur l'Occupation, peu d'historiens ont tenté de croiser les regards des deux bords sur ces années noires. Dominique Veillon explore aujourd'hui les registres des différents commissariats parisiens et les rapports hebdomadaires des Renseignements généraux, les journaux personnels et les témoignages, aussi bien allemands que français. Se mêlent alors dans une fresque inédite les vies des étudiants, des commerçants, des concierges, des mères de famille, des Juifs opprimés, des mondains ou encore des ouvriers, qui souffrent, s'accommodent ou profitent de la présence du vainqueur.
En 1938, Jean Moulin, le plus jeune préfet de France, assiste au désastre de 1940. Il est alors révoqué par le régime de Vichy pour son appartenance au Front Populaire. Prenant des contacts avec la résistance du Sud de la France, il désire établir un lien avec Londres. Passant par Lisbonne, il va rencontrer de Gaulle qui décide de coordonner la propagande et la création de groupes armés. De retour en France, c?est sous le pseudonyme de " Rex " qu?il parvient tant bien que mal à mettre en place une armée clandestine unifiée. En 1943, de nouveau à Londres, il est nommé ministre et est chargé de créer le Conseil de la Résistance. Devenu " Max ", il fait face aux réticences des chefs de réseaux et parvient à intégrer les partis politiques au cours d?une réunion de 18 participants (mouvements, partis, syndicats, etc?) qui reconnaissent la primauté de Londres et l?unification des mouvements. Arrêté par Klaus Barbie le 21 juin 1943 près de Lyon à Caluire alors qu?il tentait d?étendre l?action de l?Armée Secrète au Nord de la France, il est torturé, emmené à Paris où il est à nouveau torturé avant d?être envoyé en Allemagne. Il meurt lors du transport en train. Le 9 juillet 1943 son corps est incinéré et déposé au Père-Lachaise. Le 19 décembre 1964, André Malraux accompagnera de son discours légendaire le transfert de ses cendres au Panthéon en présence du général de Gaulle, de la famille de Jean Moulin et des compagnons de la Libération.
Qui était vraiment Jean Moulin ? Dans la mémoire des Français, Jean Moulin incarne le héros par excellence. Unificateur de la résistance, représentant personnel du général de Gaulle dans la France occupée, Jean Moulin conduit sa mission jusqu'au sacrifice de sa vie. Au-delà des clichés, grâce à cet album richement illustré, on découvre un Jean Moulin attaché à sa Provence natale, sportif, aimant la vie et les femmes, doué d'un joli coup de crayon, et marchand d'art. Appuyé par plus de cent photos, lettres, documents, dessins et peintures, montrés ici pour la première fois, se dégage l'itinéraire singulier d'un républicain, haut fonctionnaire, homme de gauche, préfet, et dès juin 1940, farouche opposant à l'occupant nazi. Un Jean Moulin intime nous est révélé.
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).
Société de pensée, ordre initiatique, association philosophique, communauté fraternelle ou simple réseau politique, la franc-maçonnerie demeure, pour beaucoup, environnée d'ombres, de secrets et de fantasmes. Née au début du XVIIIe siècle, d'une fondation britannique dont elle s'est affranchie très vite, la maçonnerie a su développer, en France, une identité originale et multiple. "Religion avortée" selon la formule du mathématicien Lagrange, attachée à des rites et des symboles plongeant dans un ésotérisme parfois déroutant, elle a aussi, et dans un même mouvement, fait place à l'esprit des Lumières en pratiquant les vertus du discours et de la raison critique. C'est pourquoi certains ont voulu y voir l'une des sources intellectuelles de la Révolution française. Au XIXe siècle, elle s'est résolument impliquée dans la vie sociale du pays, ce qui l'a conduite à exprimer des conceptions civiques et parfois politiques pour devenir, entre 1870 et 1940, une véritable "Eglise de la République". Au détour de la Seconde Guerre mondiale, après la terrible persécution subie sous l'Occupation, la franc-maçonnerie française, perdant peu à peu de son influence sur les lieux de pouvoir, s'est enfin définie jusqu'à nos jours comme une puissance morale, défendant la laïcité, la tolérance, la dignité humaine, la liberté de l'esprit. Première étude d'ensemble publiée sur ce sujet depuis une quarantaine d'années, ce livre va à la rencontre de ses pionniers, de ses héros comme de ses adeptes obscurs, en découvrant ses hauts faits comme ses petites misères, ses fulgurances comme ses moments les plus faibles, ses rêves inachevés comme ses accomplissements. C'est en effet de cette mosaïque inimaginable qu'est composée son histoire presque trois fois séculaire.
Paris, août 1945 : le maréchal Pétain, ex-chef de l'État français, assiste, muré dans le silence, à son procès. Nuremberg, novembre 1945 : vingt et un dignitaires du IIIe Reich prennent place sur le banc des accusés. Jérusalem, avril 1961 : Adolf Eichmann répond devant un tribunal israélien de sa participation à la Solution finale. Envoyé spécial de France-Soir, Joseph Kessel met ici son talent exceptionnel d'homme de lettres au service d'un récit dramatique où la justice rencontre l'histoire.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."