Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
La mode sous l'Occupation
Veillon Dominique
PAYOT
10,50 €
Épuisé
EAN :9782228911269
1940 : tétanisés par la défaite et l'Occupation, les Français commencent à manquer de tout. Des marchandises aussi usuelles que le fil disparaissent, et acheter un vêtement devient vite illusoire. Les femmes rivalisent d'ingéniosité et tirent parti de tout ce qui est récupérable. La haute couture, quant à elle, se maintient et se montre brillante, tandis que de nouvelles venues fréquentent ses collections : épouses de dignitaires allemands, femmes de collaborateurs et de profiteurs du marché noir. Continuant d'éclairer certaines attitudes compromettantes, Dominique Veillon tire parti pour cette édition de poche des archives récemment ouvertes (par exemple celles de la préfecture de police) concernant les maisons de couture et s'appuie sur les travaux les plus neufs sur le sort des Juifs, qui étaient nombreux dans les petits ateliers de confection ou dans le secteur du cuir ou de la fourrure.
Au début des années 1960, la génération des baby-boomers arrive à l'âge de plaire. Avec Brigitte Bardot, elle rejette la mode inspirée par les grands couturiers et invente ses propres codes. Les stylistes vont humer l'air du temps dans la rue pour créer des modèles que l'on retrouve dans les boutiques branchées, à leur tour assaillies par une clientèle jeune, celle qui écoute les Beatles ou Salut les copains . L'apparition de matériaux nouveaux et la diffusion des techniques de production de masse entraînent une révolution du marché : le prêt-à-porter apparaît et démocratise la mode. Ainsi, les fans de Sylvie Vartan ou de Françoise Hardy lassées de la petite couturière de leurs mères et rebutées par la confection ringarde consomment de la mode. Toutes ces innovations sont relayées par les médias : la mode s'impose comme source de biens de consommation pour tous. Les diktats de la jeunesse et la floraison de créateurs qui ont marqué les sixties ont-ils transformé durablement le rapport des femmes au vêtement ? C'est ce qu'a cherché à élucider un groupe de chercheurs qui, sous l'égide de l'Institut d'histoire du temps présent (CNRS), a travaillé pendant plusieurs années sur l'histoire de la mode des sixties et organisé, sous la direction de Dominique Veillon et Michèle Reat, un colloque au centre Georges-Pompidou et à l'EHESS sur les résultats de leurs recherches, dont ce livre est issu.
Qui sont les enfants des années 50 ? Dans l'ensemble, des gamins qui obéissent à leurs parents, au maître d'école et pour beaucoup au curé. Aucun n'échappe au port du tablier et à la leçon de morale en classe, et bien peu au "caté" du jeudi. L'été les plus chanceux partent à la mer, en colo ou à la campagne chez mémé. A l'aide d'archives inédites, de témoignages et de souvenirs collectifs dans tous les milieux, modestes ou privilégiés, urbains ou ruraux, les auteurs restituent le quotidien des enfants entre 1950 et 1970 et font revivre l'avènement de l'enfant roi.
En 1938, Jean Moulin, le plus jeune préfet de France, assiste au désastre de 1940. Il est alors révoqué par le régime de Vichy pour son appartenance au Front Populaire. Prenant des contacts avec la résistance du Sud de la France, il désire établir un lien avec Londres. Passant par Lisbonne, il va rencontrer de Gaulle qui décide de coordonner la propagande et la création de groupes armés. De retour en France, c?est sous le pseudonyme de " Rex " qu?il parvient tant bien que mal à mettre en place une armée clandestine unifiée. En 1943, de nouveau à Londres, il est nommé ministre et est chargé de créer le Conseil de la Résistance. Devenu " Max ", il fait face aux réticences des chefs de réseaux et parvient à intégrer les partis politiques au cours d?une réunion de 18 participants (mouvements, partis, syndicats, etc?) qui reconnaissent la primauté de Londres et l?unification des mouvements. Arrêté par Klaus Barbie le 21 juin 1943 près de Lyon à Caluire alors qu?il tentait d?étendre l?action de l?Armée Secrète au Nord de la France, il est torturé, emmené à Paris où il est à nouveau torturé avant d?être envoyé en Allemagne. Il meurt lors du transport en train. Le 9 juillet 1943 son corps est incinéré et déposé au Père-Lachaise. Le 19 décembre 1964, André Malraux accompagnera de son discours légendaire le transfert de ses cendres au Panthéon en présence du général de Gaulle, de la famille de Jean Moulin et des compagnons de la Libération.
Nul n'échappe à la mode. Depuis les années 1950, la mode est entrée dans une ère nouvelle: l'ère de la jeunesse, de l'expansion économique, de l'omniprésence de la culture américaine, de la liberté sexuelle. Auparavant réservée à une élite, elle devient prêt-à-porter et permet au corps de prendre toutes ses aises : mini-jupe, collant, maille extensible, jeans, sportswear, tout est là pour accompagner sa marche en avant. Écrit à quatre mains par un duo complémentaire, Valérie Guillaume et Dominique Veillon, ce livre traque la mode sous tous ses angles : la mode de la rue, de la scène, des podiums, la mode du Web, des pages people, des rubriques économiques, la mode pour les petits lookés et les grands stylés, la mode mondialisée, équitable, underground, vintage, la mode du luxe, des créateurs, des industriels... Frivole, la mode? Sûrement pas! Miroir de société, secteur économique de poids, porte ouverte sur le rêve, la mode est une affaire sérieuse.
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.
Résumé : Nul n'était mieux qualifié que l'autour de ce livre - docteur en philosophie et rabbin de la synagogue de Birmingham - pour entreprendre le véritable tour de force qu'il a réussi en réalisant la synthèse de l'enseignement contenu dans le Talmud. La richesse de son information n'a d'égale que la maîtrise avec laquelle il répartit son savoir en une suite de chapitres aussi clairs que précis. Cet ouvrage, pendant longtemps encore, rendra d'inestimables services à ses lecteurs.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.