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Rébus
Vautrin Line
GALLIMARD
9,30 €
Épuisé
EAN :9782070740055
Parurière glorieuse, artiste unique en son genre, Line Vautrin égrena, de la sortie de la guerre jusqu'aux années soixante-dix, des créations - objets, bijoux, accessoires de mode - au cachet unique, que les amateurs redécouvrent internationalement aujourd'hui. "Petits riens" qui sont en même temps le fruit d'une inventivité et d'une sensibilité plastique remarquables, ils ne manqueront pas d'apparaître bientôt comme des oeuvres majeures des arts décoratifs de notre modernité ; et seul son farouche désir d'indépendance explique la discrétion résolue dans laquelle elle se tient. Alliant comme toujours dans son oeuvre la sophistication formelle à la rudesse et à la sensualité plastique de l'art populaire, elle a rassemblé pour le présent ouvrage l'ensemble des objets - poudriers, boîtes, presse-papiers, piluliers - qu'elle a imaginé sur le thème des rébus, renouant ainsi avec une tradition immémoriale, une forme de divertissement à la fois léger et exemplaire, une gaie science où le jeu de la langue, et de la mémoire, est le tissu même de la création.
Nous, les convictions politiques, on s'en tape joyeusement. " La bande des Beuarks tourne dans la banlieue. " Boulot, bistrot, moto ", telle est leur devise. On ne les baratine pas comme ça : ouvriers le jour et motards la nuit, ils connaissent la chanson et contestent par l'anarchie un système sans avenir qu'ils utilisent pourtant. Pourquoi s'embarrasser de morale si c'est pour rester les derniers de la chaîne alimentaire ? Les Beuarks sont à fond dans le système et ricanent de tout jusqu'à ce que la situation se complique méchamment. Le ton monte dans la banlieue. Des colleurs d'affiches se font tabasser. La police se montre. Un député disparaît. Il y a des choses avec lesquelles on ne plaisante pas.Né en 1933 en Lorraine, Jean Vautrin est, avec Manchette, l'un des pères fondateurs du Néo-polar. Une multitude de consécrations, dont le prix Goncourt en 1989 pour Un grand pas vers le Bon Dieu, jalonnent son parcours. II est également, avec Dan Franck, l'auteur des aventures de Boro reporter-photographe et a travaillé durant plus de dix ans comme scénariste-dialoguiste avec Michel Audiard.
Résumé : Il y a Chapeau, le flic qui se prend pour un super-flic. Il y a sa fille, Julie-Berthe, étrangement sage et folle pour ses sept ans. Il y a Hippo, l'adolescent schizophrène. Il y a Alcide, le vieil homme, qui pleure la mort de la campagne et déteste les banlieues bétonnées. D'autres encore qui souffrent, rigolent, forniquent. Et il y a le tueur de jeunes mariées : Billy-ze-Kick. Le mystérieux. Qui serait un mythe enfantin si le sang qu'il verse n'était pas réel.
Somme de toutes les douleurs, de tous les héroïsmes minuscules, de tous les compromis d'humanité: la guerre. On ne trouvera ici ni bataille ni lutte glorieuse. Pas de symphonie patriotique, mais bien plutôt le grand bruissement du sang versé, la musique des abandonnés. Encre et sang mêlés, ces nouvelles puisées dans la poudre à canon, dans le coeur des écharpés, sont la guerre, toutes les guerres - et toutes les cicatrices. Mais aucune des silhouettes esquissées ne se départ jamais de sa gouaille, de son ironie, si désespérée soit-elle. Biographie de l'auteur Romancier, nouvelliste, essayiste mais aussi cinéaste, Jean Vautrin est l'un des pères fondateurs du néo-polar. Pour La Vie ripolin, il est couronné en 1986 par le Grand prix du roman de la Société des gens de Lettres. En 1989, il reçoit le Goncourt et le Goncourt des lycéens pour Un grand pas vers le bon Dieu, après avoir eu le Goncourt de la Nouvelle pour son deuxième recueil Baby boom. Co-auteur de la série des Aventures de Boro, il a publié une trentaine de romans et recueils chez Fayard, parmi lesquels Si on s'aimait? en 2005. Il a reçu le prix Louis-Guilloux pour l'ensemble de son oeuvre.
Un polar noir aux allures de roman-feuilleton. Un tourbillon de bruit et de fureur, de fièvre et d'amour, de souffle et de générosité. Jean Vautrin a voulu rendre hommage aux combattants de la Commune, cette période de notre histoire trop souvent passée sous silence. Il tenait à ce que l'on se souvienne de cette utopie fauchée par la mitraille, de ce petit peuple Parisien gonflé d'espoir et de fraternité de son amour de la vie resté intact au plu fort de la tourmente.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.
«La Poésie est comparable à ce génie des Nuits Arabes qui, traqué, prend tour à tour les apparences les plus diverses afin d'éluder la prise, tantôt flamme et tantôt murmure ; tantôt poisson, tantôt oiseau ; et qui se réfugie enfin dans l'insaisissable grain de grenade que voudrait picorer le coq.La Poésie est comparable également à cet exemplaire morceau de cire des philosophes qui consiste on ne sait plus en quoi, du moment qu'il cède l'un après l'autre chacun de ses attributs, forme, dureté, couleur, parfum, qui le rendaient méconnaissable à nos sens. Ainsi voyons-nous aujourd'hui certains poètes, et des meilleurs, refuser à leurs poèmes, rime et mesure et césure (tout le "sine qua non" des vers, eût-on cru), les rejeter comme des attributs postiches sur quoi la Muse prenait appui ; et de même : émotion et pensée, de sorte que plus rien n'y subsiste, semble-t-il, que précisément cette chose indéfinissable et cherchée : la Poésie, grain de grenade où se resserre le génie. Et que tout le reste, auprès, paraisse impur ; tâtonnements pour en arriver là. C'est de ces tâtonnements toutefois qu'est faite l'histoire de notre littérature lyrique.»André Gide.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.