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L'estuaire et le port. L'identité maritime de Nantes au XIXe siècle
Vauthier-vezier Anne
PU RENNES
18,00 €
Épuisé
EAN :9782753503755
Cet ouvrage aborde, à travers le cas de Nantes, l'aménagement des ports et les enjeux de pouvoir sur un territoire au XIXe siècle. L'objectif est de questionner cet aménagement comme une dimension essentielle par laquelle une société pense son espace proche, et se pense dans cet espace. L'analyse se présente avec trois niveaux d'interprétation, en articulant une histoire culturelle du paysage avec une étude technique des travaux qui le transforment et une analyse des jeux sociaux qui en découlent. Ainsi sont précisés les rapports entre ces trois termes : espace, aménagement, société. Les ports sont confrontés au XIXe siècle à la nécessité de se moderniser pour se développer. L'auteur replace ceci dans une histoire des aménagements fluviaux et portuaires et s'intéresse aux points de vue des ingénieurs des Ponts et Chaussées, à leurs recherches techniques au XIXe siècle et au début du XXe siècle. Mais les ingénieurs ne sont pas les seuls acteurs de l'aménagement. Autour de l'aménagement de la Loire et d'un canal maritime doublant partiellement le fleuve, les discussions s'insèrent dans un débat plus général sur Nantes, confronté à la rivalité de Saint-Nazaire et à des choix sur son avenir. Les élites s'interrogent et défendent l'identité maritime de Nantes. À quelles conditions Nantes peut-elle se revendiquer comme un port de mer ? À travers un des principaux enjeux du développement de Nantes au XIXe siècle, c'est la question de l'image que les Nantais se font de leur ville qui est posée. La mise en débat apparaît comme une étape importante dans la construction d'autres rapports au fleuve et à la mer, tels qu'ils se dessinent au cours du XXe siècle, donnant alors au c?ur de Nantes un autre visage. À côté des discours et des tensions, l'accent est mis ici sur un certain nombre de pratiques concourrant à une mise en image de l'estuaire. Ainsi ressort l'idée qu'un changement de regard sur l'estuaire et sur l'espace à aménager est en cours. Nantes se pose en principal port de la Basse-Loire. Cette étude permet de poser la question, pour le XIXe siècle, de ce qui est producteur de territorialité. Anne Vauthier-Vézier est professeur agrégée à l'IUFM des Pays de la Loire. Elle est attachée au Centre de recherches en histoire internationale et atlantique (CRHIA), EA 1163, université de Nantes. Ses recherches portent sur les questions d'identité territoriale et sur les pratiques de la photographie au XIXe et début XXe siècle. Cet ouvrage est tiré de sa thèse.
Résumé : Dans le jeune théâtre on attendait, après le capitaine Bada promptement célèbre, un nouveau personnage de Jean Vauthier. Voici Le personnage combattant dont les luttes sans cesse renaissantes, pathétiques et bouffonnes, occupent une nuit mémorable. Exceptionnelle par ses paroxysmes, son aventure engendre une angoisse irrépressiblement liée à cette question essentielle, pôle de sa vision intérieure : "Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?" Le personnage combattant porte à la scène une action qui illustre l'inquiétude de nos voix profondes. Ayant lu la pièce, Jean-Louis Barrault écrit dans la préface qu'il lui a consacrée : "le lendemain je disais à Vauthier que je mettais à sa disposition mes forces et mes possibilités spirituelles et matérielles pour présenter cette ouvre au public." Le sujet de l'ouvre tient en quelques lignes : un voyageur élégant prend pour la nuit une pauvre chambre d'hôtel. Il est écrivain connu et il entend récrire un roman commencé jadis en ce lieu. Cette chambre était la sienne. Le contact avec son passé précise la crise où se rue le personnage. Il voit l'imposture de sa réussite officielle, il souffre et combat toute la nuit pour une sorte de rédemption.
Il serait vain de résumer Les Prodiges. Ici, l'univers théâtral de Jean Vauthier vaut avant tout par l'extrême densité dramatique, en opposition avec la simplicité volontaire de l'intrigue. Précisons cependant qu'il s'agit d'un couple d'amants dont le drame vient d'une dissemblance fondamentale, d'un hiatus de l'âme que l'auteur a su saisir dans ses manifestations les plus profondes, hors de tout événement. Gilly, jeune femme avide, bestiale, futile, mais par ailleurs constamment rabaissée, s'oppose à Marc dont la démesure et la mauvaise foi manoeuvrière balancent les aspirations grandioses. Un drame affreux surviendra dont les causes profondes viennent sans doute de ce besoin qu'a Marc d'ouvrir lui-même les vannes au malheur, comme si résidait là l'occasion recherchée par lui depuis toujours de sublimer son être et d'accéder à l'absolu pressenti. Malgré les dangers, les égarements verbaux qu'implique l'interview impromptue au micro, l'auteur dit juste quand il déclare, au cour d'une émission consacrée par France I à une sorte d'avant-première des Prodiges (lectrice et lecteur Jeanne Moreau - Alain Cuny} : "lI semble que Les Prodiges soient faits de sensualité et, en fait, il s'agit d'une conversion, suspecte peut-être. Et tout au long de l'oeuvre chacun a tort ; mais "peut-être" est toujours là".
Résumé : Dans le jeune théâtre on attendait, après le capitaine Bada promptement célèbre, un nouveau personnage de Jean Vauthier. Voici Le personnage combattant dont les luttes sans cesse renaissantes, pathétiques et bouffonnes, occupent une nuit mémorable. Exceptionnelle par ses paroxysmes, son aventure engendre une angoisse irrépressiblement liée à cette question essentielle, pôle de sa vision intérieure : "Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?" Le personnage combattant porte à la scène une action qui illustre l'inquiétude de nos voix profondes. Ayant lu la pièce, Jean-Louis Barrault écrit dans la préface qu'il lui a consacrée : "... le lendemain je disais à Vauthier que je mettais à sa disposition mes forces et mes possibilités spirituelles et matérielles pour présenter cette oeuvre au public." Le sujet de l'oeuvre tient en quelques lignes : un voyageur élégant prend pour la nuit une pauvre chambre d'hôtel. Il est écrivain connu et il entend récrire un roman commencé jadis en ce lieu. Cette chambre était la sienne. Le contact avec son passé précise la crise où se rue le personnage. Il voit l'imposture de sa réussite officielle, il souffre et combat toute la nuit pour une sorte de rédemption.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
L'histoire des poches de l'Atlantique reste largement méconnue, fragmentée en de multiples récits locaux décrivant largement les combats et les combattants ou les souffrances des civils, sans analyser les enjeux politiques et militaires, sans présenter l'avant et l'après. Cet ouvrage ne prétend pas à l'exhaustivité, mais revient sur des thématiques méconnues ou des réalités souvent complexes. L'ouvrage s'organise en cinq parties : une première revient sur la constitution et l'histoire de ces fronts en distinguant deux réalités très différentes, les poches bretonnes et celles du sud-ouest.Une seconde partie s'intéresse aux enjeux de ces ports forteresses pour les belligérants, les Allemands et les Français. Les assiégés et les assiégeants sont au coeur de la troisième partie, en posant le regard sur les exemples concrets de Lorient et de Saint-Nazaire, mais également sur les combattants, les FFI, les forces françaises et les troupes de l'Est. La quatrième et la cinquième partie renouvellent l'histoire des poches en abordant des sujets originaux, la Libération et sa planification, l'épuration, la restauration de l'Etat, la reconstruction, en particulier par l'exemple de Saint-Nazaire, puis la mémoire et les commémorations.Cet ouvrage apporte une vision différente et originale de l'histoire singulière de ces poches de l'Atlantique.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni