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La Cage. Suivi de La Construction de La Cage
Vaughn-James Martin ; Groensteen Thierry
IMPRESSIONS NOU
19,50 €
Épuisé
EAN :9782874490972
Fiction narrative, La Cage prolonge une remise en cause du récit qui fut celle de Kafka et de Joyce, de Beckett et des Nouveaux romanciers. Ensemble graphique, il se joue de la représentation avec virtuosité, creusant un sillon qu'Escher et Magritte, notamment, ouvrirent. Mais ce volume fait bien davantage. Il invente un nouveau genre qui s'écarte de la bande dessinée comme de l'illustration, un album où texte et image se livrent une guerre sourde et sauvage, un somptueux labyrinthe d'enchaînements paradoxaux et d'imbrications impossibles. En cent quatre-vingt pages que ne traverse aucun personnage, Martin Vaughn-James bâtit un univers obsessionnel d'une rare puissance à partir de l'incessante transformation de quelques lieux et quelques objets: chambres peu à peu envahies par le sable, murs qui se lézardent à vue d'oeil, larges taches d'huile, d'encre ou de sang, végétation proliférante qui recouvre des ruines, tableaux et cadres amoncelés dessinant le plus aberrant des musées... Mais derrière la folie baroque de ce monde décomposé, se dissimule un dispositif d'une implacable rigueur, derrière le vertige des motifs, la netteté d'un trait qui jamais n'hystérise".
Inclut 2 nouvelles de Noël : L'elfe qui voulait fuir Noël Garnet Evergreen n'a jamais entendu parler d'un lutin abandonnant le pôle Nord pour les beaux yeux d'un humain, mais il espère bien être le premier. Depuis la première fois où il a croisé les yeux pleins de tristesse de Wes, Garnet n'a pu se défaire d'un profond sentiment d'appartenance. Au fil des ans, il a observé le garçonnet devenir un homme, et il est désormais bien déterminé à offrir à Wes un Noël qu'il n'oubliera jamais. Si seulement Garnet avait pensé à tester le traîneau de son père avant de partir... Orphelin depuis l'enfance, Wes passe chaque Noël seul dans sa cabane. Lorsqu'il est réveillé par une explosion étrange et découvre un elfe évanoui dans les ruines de son traîneau, il ne sait pas comment réagir. Car Wes ne donne pas dans la fantaisie, il ne croit pas aux histoires de père Noël et de rennes volants. Mais une partie de lui veut désespérément croire Garnet quand celui-ci lui promet l'éternité, même si la vie lui a apprit que personne ne reste bien longtemps à ses côtés... Joyeux Zombiël Rien de tel qu'une armée de morts-vivants pour fêter Noël... Tout ce qu'Emery désirait pour l'occasion, c'était quelqu'un avec qui partager ce jour de fête. Il semble que son voeu soit sur le point d'être exaucé en la personne de Ross, le client sexy qu'il reluque depuis des mois. Mais c'était sans compter les zombies, ou encore la pire tempête de neige des cinquante dernières années. Même avec un plan pour survivre aux hordes de cadavres ambulants, c'est d'un miracle qu'ils vont avoir besoin s'ils veulent voir le jour se lever. Ce n'est pas vraiment comme ça qu'Emery espérait passer Noël avec Ross, mais il ne pouvait pas rêver meilleure compagnie pour l'apocalypse zombie.
J'AI JETÉ MON SAC À DOS dans un coin du studio et j'ai tapé dans la main de Rodney, qui me cédait la place.- Salut, Kitty, et merci encore de prendre la nocturne. Il avait mis sur la platine un groupe grunge de troisième génération qui me hérissait le poil, mais je lui ai quand même souri.- Pas de souci.- Je vois ça. La tranche de nuit n'était pourtant pas trop ton truc il n'y a pas si longtemps.Il avait raison. J'avais carrément viré noctambule ces derniers mois. J'ai haussé les épaules.- Les choses changent.- Bah, reste cool.Le studio était enfin tout à moi. J'ai tamisé les lumières jusqu'à ce que la table de mixage luise doucement dans la pénombre, avec ses boutons et ses cadrans futuristes et sinistres. J'ai noué mes cheveux blonds en queue-de-cheval. Je portais un jean et un sweat trop grand pour moi, usés par de trop nombreux lavages. C'était un des bons côtés de bosser sur la nocturne d'une station de radio, je n'avais personne à impressionner.J'ai coiffé le casque et je me suis enfoncée dans le vieux fauteuil avachi aux roues grinçantes. Dès que j'ai pu, j'ai commencé à passer ma musique. Je leur ai balancé Bahaus, puis les Pogues sans transition. Ça les réveillerait. Être DJ, c'était comme être Dieu. Les ondes m'appartenaient. Et un DJ sur une radio publique alternative, c'était Dieu en mission. C'était se dire qu'on était la première à découvrir les Clash et qu'il fallait passer le mot.À ce moment-là, mes illusions sur le véritable pouvoir d'un animateur avaient déjà pas mal volé en éclats. J'avais débuté sur la radio de l'université, obtenu mon diplôme deux ans plus tôt et décroché ce job sur K-NOB après un stage. J'avais la tête truffée de doctrines philosophiques, de grands idéaux et des opinions que je brûlais d'exprimer. Seulement, en dehors du campus, tout ça n'intéressait personne. Le monde était si vaste et je partais à la dérive. L'université était pourtant censée remédier à ça, non?J'ai ouvert le micro.
Résumé : Dans le royaume d'Harbeny, la princesse "Poppy" Pyppenia bénéficie de la protection de son fidèle chevalier sans sommeil, Cyrenic l'indormis. Et pour cause ! Alors que l'on couronne tout juste le nouveau régent, nombreux sont ceux à voir en la fille illégitime du roi une menace potentielle pour le trône. Une première tentative d'assassinat à son encontre inaugure alors un nouveau chapitre de sa vie, ponctué de trahisons multiples. Alors que Poppy et Cyrenic s'efforcent de découvrir les commanditaires de ce complot, tous deux naviguent dans les eaux dangereuses de la vie à la cour et de leurs sentiments grandissants l'un pour l'autre.
Un professeur de lycée proche de la retraite, Raymond Raymont, participe à un voyage scolaire à Londres. La traversée de la ville, que le personnage observe de manière aussi perspicace que mélancolique, n'est pas seulement l'occasion de faire le point sur sa situation présente, elle va aussi ranimer les souvenirs d'un autre voyage, quarante ans auparavant. Peu à peu affleurent des correspondances étranges, pour ne pas dire totalement improbables, entre passé et présent.
Résumé : Ridley Scott interroge la nature humaine par tous les moyens du cinéma, se livrant aux images choquantes autant que monstrueuses. Il renoue avec des questions philosophiques relatives à l'animal, l'automate, la machine.Tous ses films insistent sur cette faculté héroïque d'aller au-delà de son essence. Au point de se laisser porter par un désir d'éternité qui trouve sans doute dans l'intelligence artificielle des ressources capables de nous transformer. Ce "transformisme", dans Blade Runner comme dans Alien Covenant, confronte l'homme au "Créateur" qu'il est devenu, concurrencé par d'étranges robots, des Cyborgs capables de remplacer, de le relever en direction d'un posthumanisme ou d'un transhumanisme dont l'oeuvre de Ridley Scott montre les risques.
Résumé : Pendant la Seconde Guerre mondiale, dans le camp de concentration de Stutthof, une femme du nom de Flora dirigeait un théâtre de pain. Avec une partie de sa maigre ration, elle modelait de petites figurines. Le soir, en cachette dans les toilettes, elle et quelques prisonnières animaient ces acteurs de mie devant des spectateurs affamés et promis au massacre. Où qu'il soit, quelle que soit l'époque, l'être humain est entouré d'histoires et a besoin d'histoires. Cela lui est aussi vital que l'oxygène. Depuis plus de vingt ans, il existe un livre qui parle de ce besoin : La Dramaturgie d'Yves Lavandier. Un livre devenu culte dans les milieux professionnels. La Dramaturgie se présente comme l'équivalent contemporain de La Poétique d'Aristote. C'est donc un traité sur les mécanismes du récit, leur raison d'être et leur signification. Mais alors que le philosophe n'avait que les pièces grecques pour illustrer son ouvrage, Yves Lavandier peut s'appuyer sur un répertoire beaucoup plus riche, puisant ses nombreux exemples dans le théâtre, le cinéma, la télévision, les contes et la bande dessinée. La Dramaturgie fait aujourd'hui l'objet d'une nouvelle édition aux Impressions Nouvelles. Yves Lavandier a révisé son livre pour l'occasion. Il s'adresse en priorité aux dramaturges et aux scénaristes (débutants comme professionnels), mais il intéressera tous les partenaires des arts du récit, acteurs, producteurs, metteurs en scène, dessinateurs, et même les spectateurs curieux de mieux comprendre le théâtre, le cinéma ou la bande dessinée, et les rapports que ces arts entretiennent avec la vie.