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VAUDOU & COMPAGNIE HISTOIRES NOIRES DE ABIDJAN A ZOMBIES
BIZOT JEAN-FRANCOIS
PANAMA
24,99 €
Épuisé
EAN :9782755700220
Le reportage en profondeur demande une souplesse de surfeur, mais les courants qui vous emmènent sont des courants de fond. Il ne s'agit pas d'enquête ou d'investigation. Le reportage en profondeur fonctionne à l'empathie et révèle les plaques tectoniques qui font bouger les sociétés. Vous êtes l'un des trois Blancs qui traînent à Soweto et vous sentez, en 1988, que l'apartheid va basculer. En provoquant les rencontres, en allant où l'on ne vous attend pas, vous croisez le respect, et alors on vous déballe ce qui se trame. Pareil dans la chaleur poisseuse qui suit les révolutions de sergent, quand le vaudou se livre, dans la tête d'un métisse ou la garçonnière d'un chef d'Etat, au contact du Black Panther Party ou avec les héritiers des négriers français. Ces histoires-là ne se démodent pas plus vite que le climat qui change n'érode la plage. " J.-F. Bizot.
Résumé : Publié en 1976, réédité aux éditions Grasset en 2003, Les Déclassés relate les débuts dans la vie d'un jeune garçon, Hugues. Ce héros de seize ans est confronté à la lutte des classes, à l'affrontement féroce et camouflé d'une grande bourgeoisie descendante et d'une moyenne bourgeoisie montante. Son ami, Jean-Paul, appartient à la première. Son ami Patrick, qui mène une vie de boums et de flirts, à la seconde. Hugues se cherche. Son seul allié : Karl Marx, qu'il lit avec passion et dont il décide de suivre les préceptes. Il milite dans des partis révolutionnaires, fréquente des bandes de jeunes révoltés, participe, plein d'espoir, à mai 1968. Mais il découvre bientôt que la vie d'étudiant est vide de sens. Dans un bric-à-brac érotico-politique, il rencontre la politique, les flics, la drogue, le MLF, le gauchisme, des antipsychiatres, et les militantes de l'underground. L'époque change, ses amis aussi... Las des vains débats et des assemblées générales, il part pour les Etats-Unis, où il essaye la drogue, découvre la musique rock, fréquente les mouvements hippies, et se passionne pour une Beat Generation en pleine expansion. Entre Paris et la province, le lancer de pavés et l'apprentissage de la sexualité, Jean-François Bizot offre un saisissant road movie des années 1970.
Ce recueil de nouvelles relate les années d'errance de Bukowski - ou de ses avatars - à travers l'Amérique des marginaux. A la faveur d'anecdotes sulfureuses, de bars louches en chambres d'hôtels minables, il décrit sans concession l'existence d'êtres surnageant dans l'alcool et la pauvreté, non sans offrir à son lecteur un regard visionnaire empreint d'une réelle poésie. Dans cet univers cru, sans cérémonie sociale, l'amour, l'affection et l'amitié se fraient pourtant un chemin.
Résumé : " Du jour au lendemain, on me dit que le cancer me squatte. J'ai de la chance : j'appartiens à un pays dont la recherche médicale n'est pas encore complètement saccagée. On m'apprend que mon cas est "avancé" et qu'il s'agit de mener une guerre lourde. Jamais fait un pareil reportage, aussi long, dans un univers parallèle : l'humanité. Face à la douleur, la mienne. Face au stress des hôpitaux, heures sup et responsabilités croissantes. J'apprends pas à pas cette guerre, les offensives chirurgicales, les bombardements intensifs, la poursuite des cellules terroristes. Les experts et les anciens me recommandent d'inventer mes traitements personnels. Ça, c'est ma propagande : il s'agit de gonfler le moral de mes troupes... Face au regard des autres, à leur tour transformés : les effarouchés, les compatissants, les fuyards, les infidèles. On ne sort pas pareil de cette chronique d'un cancer moderne. Comme, paraît-il, de toutes les guerres : amnésique de préférence, avec une autre histoire devant soi. " J.F.B. Trois cents pages suffisent à métamorphoser la pudeur en livre, la douleur en poésie entêtante, à faire reculer la fatalité.
Un recueil d'histoires qui tournent autour du sport, de ceux et celles qui en font, qui en ont fait : Georges Carpentier, Colette Besson, Platini, Noah/Forget, Sebastian Coe, Ivan Lendl, Anquetil/Poulidor, Jean-Pierre Rives, Michel Jazy, Stéphane Diagana, Ladji Doucouré... Mais aussi des gestes qui sont le(s) sport(s) : le passing-shot du tennis, le sourire figé du patineur après la chute, la frénésie des balayeurs de curling... Sans oublier le sport vu et pratiqué par Philippe Delerm en personne ! Pour tous ceux qui vibrent à la beauté du geste, à la volonté de se dépasser. Du même auteur : La Première Gorgée de bière ; La Sieste assassinée.
1949. En mai, je nais. En juillet, Coppi gagne le Tour de France. En décembre, on fête les 70 ans du camarade Staline. Mon enfance s'éternise: je joue au ballon, je vais à l'école, j'écoute les chœurs de l'Armée rouge chanter les bateliers de la Volga, je mange des salammbôs, je perds mon grand-père, je déambule dans la Fête de l'Huma, je découvre les jambes des femmes grâce aux escaliers du métro aérien. Pendant les années soixante-dix, mon père devient un cacique du parti et mon voyage sentimental continue. Vingt ans après, je commence ce roman et mon père tombe malade. Kinopanorama, le roman d'une ville. Kinopanorama, " le communisme, mon père et moi ".
Orléans, un HL. M au début des années soixante-dix, le départ en vacances. A six dans la Simca 1100, plus la tente, direction la mer et son camping sur la Costa Brava. L'épopée des bouchons du mois d'août, le Ricard, la glacière, la partie de boules... Le père, une tête à la Clark Gable, l'alcool fragile et la main parfois lourde ; la mère, armée d'un mouchoir blanc, ses sacs plastique et ses calmants ; les enfants, Agnès qui aime les hommes et qui partira un jour, Thierry, curieux de la mort, qui sniffe les gaz d'échappement, Lolo, un peu beaucoup retardée, et puis Tika/Catherine, plate comme une limande, qui rêve éveillée, qui voit une réalité inventée, un nœud dans la tête, envie d'amour... Elle raconte son histoire.
Albert part à la recherche de Bogopol, le village de son grand-père Jacob. Direction l'Ukraine, Odessa, la ville d'Isaac Babel. Bogopol se dérobe et finit par prendre les airs d'une banlieue mythique, perdue dans les steppes. A défaut de trouver le shtetl de sa famille, Albert parle d'elle, de lui, des Russes, des juifs -pas si simple quand il ignore le russe comme le yiddish-, de Gogol, qui danse avec d'autres âmes mortes, de la vie, de la taille-douce, de Kiki, de son nom... car Albert n'est pas Lirtzmann, mais Lemant, ainsi l'a voulu son père. Humour et émotion, rires et larmes, Bogopol nous fait partager une quête d'identité aléatoire, une formidable humanité.