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L'industrie du lait. Essai d'histoire économique
Vatin François
L'HARMATTAN
22,50 €
Épuisé
EAN :9782738408839
Le lait, liquide nourricier, le lait produit vivant et matière industrielle, le lait vecteur d'échanges entre la ville et la campagne... La laiterie constitue un remarquable point d'observation de la naissance de la société moderne. Son histoire est celle de la société marchande. De longue date, beurres et fromages apportent de l'argent : instruments d'échange, réserves de valeur. Puis le capitalisme industriel prendra le contrôle du marché. En suivant l'industrialisation laitière, dans ses innovations mais aussi dans ses blocages, on parcourt l'histoire économique et sociale des deux derniers siècles. Aujourd'hui, l'industrie laitière est dominée par la fluidité. Le flux de lait est continu au sein de l'usine, grâce à l'automatisation, mais aussi en amont et en aval, de la vache au consommateur. La fluidification achève l'industrialisation. Elle bouleverse les techniques et les rapports sociaux de travail, mais aussi les relations des entreprises à leur environnement. Aussi la fluidité industrielle, ancienne dans d'autres secteurs, prend au contact de la ruralité une figure originale. Cet ouvrage se propose de cerner l'industrialisation laitière, dans son histoire et ses formes contemporaines. Au-delà de l'étude d'un secteur important et mal connu, il s'agit d'une réflexion, sur la société industrielle et son avenir, qui prolonge les précédents travaux de l'auteur.
Les marchés ne peuvent faire abstraction de la matérialité du monde", écrit Michel Gallon dans la postface de cet ouvrage. Les acteurs économiques s'efforcent donc sans relâche d'"expliciter les qualités marchandes, c'est-à-dire calculables en termes monétaires, d'un journal, d'un travailleur intermittent, d'un corps d'agneau, d'une cocotte-minute, d'une transmission téléphonique ou du fonctionnement d'un hôpital", etc. Produit d'une longue réflexion collective, ce livre dirigé par François Vatin s'attache à étudier la genèse de la valeur économique dans ces dispositifs de mesure. Cherchant à penser l'économie en amont du marché, il offre une contribution originale au renouveau de la sociologie économique française. Un exemple en forme de clin d'oeil à La Fontaine éclaire cette démarche novatrice: "L'agneau est dès sa naissance un être composite, engagé dans plusieurs existences parallèles. Il ne cesse jamais d'être un véritable agneau, bien vivant et bêlant, mais l'éleveur l'élève pour qu'il devienne ce qu'il est déjà: un agneau mort qui devra convaincre les clients des supermarchés ou celui des boucheries de luxe, un agneau dont le prix se dessine sur ses flancs comme l'ombre rétroprojetée des grilles de paiement utilisées par les abattoirs pour fixer la rémunération de l'éleveur." S'appuyant sur les exemples les plus divers, les auteurs soulignent combien les processus de mesure affectent la nature même des biens et des services offerts à la consommation. Ils éclairent ainsi d'une lumière originale "l'économisation du monde" à l'oeuvre dans nos sociétés contemporaines.
Alors qu'une crise économique, mais aussi sociale et politique, sans précédent depuis plus d'un demi-siècle s'est abattue sur le monde et l'Europe en particulier, la question du progrès retrouve une pertinence que l'on a tendance à nier dans les temps de prospérité. Cet ouvrage propose une réflexion sur ce thème à travers un parcours libre dans le temps et l'espace, du XVIIIe siècle à nos jours, de l'Afrique subsaharienne au monde "occidental". Car la question du progrès nous renvoie à la problématique de la "mondialisation". Il ne s'agit pas là simplement du degré de libre-échange dans le commerce international, mais bien de la prise de conscience du caractère désormais mondial de la "société" sur une terre qui nous apparaît dorénavant bien petite et bien fragile. D'où l'ouverture de l'ouvrage sur l'Afrique: le continent le plus tardivement entré dans cette dynamique de la mondialisation sociale, et sa clôture sur la thématique écologique, par laquelle s'exprime aujourd'hui l'inquiétude radicale sur le devenir même de l'humanité. De la pensée des Lumières au débat écologique contemporain, de la critique de l'industrialisation au XIXe siècle au débat sur le colonialisme du milieu du XXe siècle, de l'économie forestière à la sociologie du travail, c'est bien une même interrogation sur notre modernité et sur la destinée collective de l'humanité mondialisée qui oriente cet ouvrage.
Résumé : Les ouvrages sur le travail ne manquent pas. Celui-là ne ressemble toutefois à aucun autre. En une centaine de pages denses, mais claires, il se propose de traiter cet objet aux mille visages dans ses multiples dimensions en se déjouant des frontières disciplinaires. Ce n'est pas pour autant une compilation académique car il est soutenu par une thèse forte : le travail doit être pensé comme une activité à vocation productive. En conséquence, on ne peut comprendre les mutations actuelles de la société salariale sans s'attacher aux transformations de l'activité productive elle-même, qu'elle fasse, ou non, l'objet d'un échange marchand. Par son caractère didactique, cet ouvrage constitue un outil précieux pour les étudiants de toutes les disciplines qui se trouvent confrontés à la notion de travail : économistes, historiens, philosophes, politistes, psychologues, sociologues. Mais il s'agit aussi d'un essai dont le point de vue peut intéresser, outre les chercheurs, les professionnels et les citoyens qui veulent mieux comprendre une notion qui se trouve au coeur des débats sociaux depuis plusieurs siècles.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !