Cet ouvrage a pour objectif de fournir des outils conceptuels, méthodologiques et statistiques utiles dans le domaine de l'épidémiologie psychiatrique gérontologique. Il est assorti d'une compilation raisonnée de travaux publiés par une équipe de scientifiques en santé mentale qui occupent une place significative dans la profession. S'adressant d'abord aux étudiants et aux chercheurs qui veulent suivre un programme de recherche en épidémiologie psychiatrique et en évaluation des services de santé mentale gériatriques, il intéressera tout autant les médecins et les professionnels de la santé. Appuyés par le programme de recherche Etude sur les aînés (ESA), les auteurs cherchent à documenter les caractéristiques et l'évolution des épisodes de détresse psychologique que peuvent vivre les personnes âgées. Ils décrivent les liens qui existent entre les facteurs prédisposants individuels, les facteurs facilitants environnementaux et l'utilisation des services médicaux et pharmaceutiques qu'entraînent ces symptômes. Avec la collaboration de : Djamal Berbiche (Université de Sherbrooke), Yvon C. Chagnon (Université Laval), Pierre-Alexandre Dionne (Université de Sherbrooke), Geneviève Forest (Université du Québec en Outaouais), Hélène Forget (Université du Québec en Outaouais), Samantha Gontijo Guerra (Université de Sherbrooke), Sébastien Grenier (Centre de recherche de l'Institut universitaire de gériatrie de Montréal), Carol Hudon (Université Laval), Catherine Lamoureux-Lamarche (Université de Sherbrooke), Sylvie Lapierre (Université du Québec à Trois-Rivières), Dominique Lorrain (Université de Sherbrooke), Djemaa-Samia Mechakra-Tahiri (Faculté de médecine de Casablanca, Maroc), Marie-Christine Payette (Université du Québec à Montréal), Olivier Potvin (Laboratoire MEDICS, Centre de recherche CERVO), Michel Préville (Université de Sherbrooke).
43 fiches pour réviser tout le cours de Droit fiscal : - les définitions à connaître, les erreurs à éviter, les points essentiels à retenir ; - des exercices corrigés pour vérifier ses connaissances ; - des repères bibliographiques pour aller plus loin ; - 1 index.
Cette étude explore dans une perspective comparative la présentation historique et l'interprétation philosophique de la décadence de la res publica chez Salluste et Tite-Live. Dans la première partie, il est montré que Salluste et Tite-Live sont les premiers auteurs à avoir choisi comme thème central de leur récit le progrès et la décadence d'une cité. A travers un examen précis des étapes de la décadence chez les deux auteurs, il est remarqué que Tite Live apporte constamment des corrections à la théorie de Salluste. Le schéma d'aucun des deux historiens ne se conforme à une vision cyclique ou linéaire du temps. La représentation biologique de la cité montre aussi que les hommes sont les seuls responsables pour la maladie de la décadence. Or, la reprise du progrès selon une conception cyclique et la guérison du corps de l'Etat sont évoquées comme perspectives seulement par Tite-Live. La deuxième partie est consacrée aux causes de la maladie de la décadence, et la troisième à la guérison de la res publica. Trois facteurs sont examinés en détail : les facteurs "divins, le metas hostilis et la nature humaine. Tite-Live renverse l'analyse de plus en plus pessimiste de Salluste, et réintroduit l'homme en tant que facteur principal de l'histoire et comme responsable de la décadence. Dans la troisième partie, leur vision différente de l'avenir de Rome est mise en lumière, à travers l'étude de la position politique et de la fonction exemplaire de l'oeuvre des deux historiens. Il en ressort que Tite-Live adopte les catégories sallustéennes d'analyse, mais conçoit sa propre présentation et interprétation de la décadence en réponse à son devancier, dont il renverse les théories.
L'objectif de la collection "Le droit en schémas" est de proposer des ouvrages facilitant la compréhension et la mémorisation des questions juridiques. Chaque question est ainsi envisagée selon deux approches juxtaposées : - le cours traditionnel en page de gauche, - des schémas explicatifs en page de droite. Très didactique, ce manuel dédié au droit fiscal a été conçu à partir de trois choix méthodologiques : - la mise en avant des distinctions fondamentales ; - la reprise des mêmes problèmes sous des angles différents ; - un effort de mise en perspective afin de faciliter la réflexion et la compréhension des continuités et ruptures. Il est destiné : - aux étudiants en licence 3, Master 1 et Master 2 de Droit ; - aux candidats aux concours d'accès au CRFPA et aux concours administratifs.
A force d'entendre dire que les Québécois parlent un français dégénéré, nous avons fini par le croire. Comme nous croyons que le français du XVIIIe siècle était plus pur que celui d'aujourd'hui et qu'on n'a plus d'identité lorsqu'on dit chu au lieu de je suis. Nous sommes aussi convaincus que ceux qui n'utilisent pas de grandes phrases n'ont pas de grandes pensées. Ces croyances et quelques autres sont fermement ancrées dans les esprits et n'ont jamais cessé d'alimenter les débats sur la langue au Québec. Mais sont-elles fondées ? Et sur quoi ? Relèvent-elles des états d'âme ou des états de langue, de l'opinion ou du savoir ? On se pose rarement la question. On devrait. Cela nous permettrait peut-être d'entendre un jour autre chose que le concert des lamentations qu'on nous sert depuis des lustres sur la syntaxe déficiente et la prononciation relâchée des Québécois. Cela nous permettrait d'avoir une vision plus juste, moins réductrice de notre réalité linguistique, et d'échapper enfin tant à la glorification du français parisien qu'à celle du joual.
Les deux livres réunis ici démontrent clairement toute la contemporanéité des écrits de celle qui a contribué à l'implantation du discours féministe au Québec. On n'a qu'à ouvrir le livre au hasard des pages pour constater la pertinence et l'actualité des propos de l'essayiste en un temps où la parole féministe a bien besoin de ses racines. Le prouve aussi cet extrait de la main de l'auteure : "Je suis violente et j'ai horreur de la violence. Horreur des violences qui m'ont été faites et qui sont tapies en moi, couchées là, endormies et prêtes à se relever, à courir comme de grandes folles, irrépressibles, mauvaises comme des eaux déchaînées. Ces violences, je n'ai pu les tuer, on ne tue pas la violence, on ne l'évacue pas, on l'occulte, on la range, mais elle est là, indocile, indomptable."
Lévesque Claude ; Leroux Georges ; Fradet Pierre-A
On a peine à imaginer la secousse qu'a dû provoquer la parution de ce premier livre de Claude Lévesque, en 1976, dans le milieu philosophique et littéraire au Québec, car toucher à l'écriture et à la lecture, c'est ébranler tout ce qui sert de socle à notre culture. Titre inaugural des éditions VLB, réédité deux ans plus tard dans la collection "10/18", cet ouvrage où nous interpellent Nietzsche, Freud, Blanchot et Derrida — pour ne nommer que ceux-là — libère, comme dans un feu d'artifice, ce qui était en excès et en souffrance dans la conceptualité traditionnelle. En déposant un élément de rupture ou d'indécision dans tout ce qui cherche à se refermer sur soi, il veut susciter un nouveau désir, plus périlleux — une nouvelle espérance, plus souveraine. "L'étranger, c'est l'autre, celui qui vient de l'extérieur, d'un ailleurs innommable, et qui, à l'intérieur, se tient à la frontière, reste marginal, toujours déjà expulsé, du dehors comme du dedans [...]. C'est peut-être la même "a-topie", la même indétermination, qui définit l'étrangeté du texte, l'étrangeté comme textualité tournant autour de la limite, se tenant dans le troublant espace de l'entre-deux, entre les bords rassurants du langage et son débord vertigineux."
En littérature comme en politique, quelles sont les conditions d'émergence des discours singuliers ? Sans prétendre épuiser une aussi difficile question, cet essai l'aborde par le biais du récit, posant par hypothèse qu'un récit diffus et structurant parcourt l'ensemble du discours culturel et le contraint. Ce récit commun, Micheline Cambron tente de le retracer, entre 1967 et 1976, avec des textes aussi différents, à première vue, que les chansons de Beau Dommage, les articles de Lysiane Gagnon sur l'enseignement du français, les monologues d'Yvon Deschamps, la pièce Les belles-soeurs de Michel Tremblay, les poèmes de Gaston Miron et L'hiver de force de Réjean Ducharme. Cet essai, qui s'interroge sur le type d'histoire que nous nous racontions en ces années-là, reconstruit avec bonheur tout l'intelligible d'une époque au Québec. S'il s'adresse d'abord au lecteur de littérature québécoise, il se révélera également précieux pour tous ceux qui aiment réfléchir sur la dimension sociale du langage et de la littérature.