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Ouâf
Varol Kemal ; Cavaillès Sylvain
KONTR
22,00 €
Épuisé
EAN :9782491221010
Mikasa est un pauvre corniaud vivant dans les rues d'Arkanya, bourgade imaginaire située à l'Est d'un pays non nommé. Rejeté par sa mère alors qu'il n'était qu'un chiot, il trouve refuge auprès d'une bande de chiens marginaux et tombe amoureux de la belle Melsa, mascotte du parti de ces "gens de l'Est" qui mènent contre l'Etat une drôle de guerre sur le point de basculer dans l'horreur. Kidnappé, au moment où il allait s'unir à son amante, par un tortionnaire de la contre-guérilla, Mikasa va devenir démineur et se retrouver affecté à une caserne dans ses montagnes d'origine. Témoin privilégié des atrocités de cette sale guerre d'hommes, pire démineur que le règne canin ait jamais connu, amoureux transi dont le nom de Melsa ne quitte jamais les lèvres, Mikasa raconte son histoire tragique aux chiens du refuge où il s'est retrouvé après un mystérieux accident qui l'a laissé aux portes de la mort, le privant de ses pattes arrière. Grâce à une narration à deux voix qui tient en haleine jusqu'au bout, Ouâf transmet la vérité de ce qui fut vécu dans le Kurdistan turc au cours des années 1990, une vérité qui éclaire les enjeux du conflit kurde en Turquie mais aussi les événements plus récents. Kemal Varol s'y révèle un romancier de premier plan sachant manier humour et engagement.
Conclusions de 5 années de réflexion commune de spécialistes de disciplines différentes sur les questions de contacts interculturels et sur leur dynamisme: les contacts culturels ont toujours été la norme et non l'exception, d'où l'aptitude humaine à s'y adapter. S'appuyant sur les recherches de terrain et sur leur expérience, les auteurs retracent les étapes et de décrivent les processus discrets, complexes et nuancés par lesquels les individus s'articulent en permanence aux autres, fabriquent du même avec de l'autre ou parviennent à rester eux-mêmes tout en devenant l'autre.
Le Chien et le Robot sont les meilleurs amis du monde depuis peu. Un beau jour, ils décident d'aller à la plage. Mais à la fin de la journée de baignade et de jeux, le Robot est tout rouillé et complètement paralysé! Son ami, ne sachant pas quoi faire, finit par l'abandonner et rentrer chez lui. Alors que les saisons passent, le Chien essaie de trouver de nouveaux amis, avec plus ou moins de succès, tandis que le Robot n'a d'autre choix que de rêver et d'imaginer de meilleures situations... Les adorables personnages et le charme immense du récit de Sara Varon enthousiasmeront les jeunes lecteurs à coup sûr. Leurs parents et les outres succomberont tout autant à ce charme, et en profiteront aussi pour méditer sur la fragilité et la perte de l'amitié. Un formidable album de plus de 200 poses pour tous les âges! Biographie de l'auteur Sara Varon est originaire de la région de Chicago, aux Etats-Unis. Elle vit aujourd'hui à Brooklyn, où elle aime faire du vélo, aller au cinéma et se promener avec des chiens.
Après leur expulsion d'Espagne en 1492, les Juifs réfugiés dans l'Empire ottoman ont développé une langue qui leur est propre. Empruntant à plusieurs langues au gré de leur multilinguisme et exerçant leur créativité poétique à tous les niveaux linguistiques, sans renoncer jamais, durant plus de cinq cents années, aux liens avec la langue et la culture de l'Espagne médiévale, ils se sont créé un espace de liberté dans lequel s'expriment une culture spécifique, un humour ravageur et une vision du monde lucide et corrosive. Enseigner la langue est le seul moyen de préserver cette culture et de rendre accessibles les oeuvres littéraires qu'elle a produites. En présenter la diversité et la richesse, déterminer et fixer les usages d'une langue parlée tout autour de la Méditerranée et dans la diaspora avec de telles variations dialectales, stylistiques - et individuelles... relève de la gageure. C'est pourtant ce que propose ce manuel, en neuf leçons. L'ouvrage est illustré de nombreuses photographies et accompagné d'un disque présentant dialogues, textes et chansons.
Le plus savant homme dans l'art des sièges et des fortifications, et le plus habile ménager de la vie des hommes ".Saint-Simon dresse ainsi le portrait de Sébastien Le Prestre de Vauban (1633-1707). II le présente non seulement comme le maître inégalé de la guerre de siège, mais encore, loin des fastes de Versailles, comme l'un des grands témoins du siècle de Louis XIV.Homme de plein vent, à pied, à cheval, en chaise à porteur, ou dans sa fameuse " basterne ", Vauban ne cessa de parcourir la France en tous sens pendant plus de quarante années.L'ingénieur perfectionne et innove dans les domaines militaires et techniques mais aussi administratifs et économiques. A partir des années 1680, le soldat longtemps fidèle à son roi se transforme en conseiller lucide : confronté au royaume " réel ", il brosse un tableau de plus en plus critique de la monarchie ; il analyse et conteste les décisions royales sur la question huguenote (révocation de l'édit de Nantes) et la politique étrangère (des guerres ruineuses pour le royaume) ; l'homme du pré-carré pense le pays comme un territoire dont chaque élément " aménagé " doit améliorer le sort des plus démunis et il voit dans la réforme de la fiscalité le principal remède pour faire face aux " années de misère " qui stigmatisent nombre de provinces à la fin du règne de Louis XIV.Entre l'âge classique et celui des grands philosophes des Lumières, la plume prolifique de Vauban initie une science nouvelle, appelée à un grand avenir : l'économie politique.Conçu comme une biographie intellectuelle, ce livre, écrit au plus près des archives inédites laissées par le maréchal-ingénieur, dévoile les aspects intimes d'un Vauban attachant et méconnu ; il replace l'?uvre écrite de l'auteur de la Dîme royale (1707) dans les courants de pensée qui annoncent les bouleversements à venir, au carrefour des sciences, du religieux, de la pensée administrative et d'une nouvelle conception de l'Etat, plus utilitaire, plus humaine aussi. Vauban qui dit " aimer sa Patrie à la folie étant persuadé que tout bon citoyen doit l'aimer et faire tout pour elle " fut l'un des premiers à vouloir faire passer les aspirations et les besoins de " vingt millions de français " avant l'intérêt du roi.
La poésie de Cihat Duman, où se mêlent joyeusement absurde et hyper-réalisme, prend le pouls d'une Turquie contemporaine où la révolte du parc Gezi se révéla à la fois un tournant et un point de non-retour dans l'avancée de l'autoritarisme. Dans les failles d'une expression avoisinant la folie se lit aussi, et peut-être surtout, la contemporanéité des tragédies vécues par les Kurdes de Turquie. La poésie de Cihat Duman, où se mêlent joyeusement absurde et hyper-réalisme, prend le pouls d'une Turquie contemporaine où la révolte du parc Gezi se révéla à la fois un tournant et un point de non-retour dans l'avancée de l'autoritarisme. Dans les failles d'une expression avoisinant la folie se lit aussi, et peut-être surtout, la contemporanéité des tragédies vécues par les Kurdes de Turquie.
Les nouvelles de Murat Özyasar nous entraînent dans un espace jusqu'à récemment peu défriché de la littérature turque, le Sud-Est de la Turquie, et plus particulièrement la ville de Diyarbakir. Menés par une écriture vive, rythmée, tour à tour drôle et poignante et qui se fait l'écho de problématiques de la région, ses personnages nous conduisent à travers cette cité qui fut jadis "Amed la Noire" en vertu du basalte à la base de son architecture et qui subit encore aujourd'hui les conséquences d'une guerre plus que trentenaire. Loin du pathos où d'autres tomberaient facilement Ozyasar raconte, à travers ses personnages ets a langue hybride (un turc "contaminé par le kurde"), le Diyarbakir d'aujourd'hui, un territoire qui, malgré le deuil impossible des tragédies passées, reste animé, envers et contre tout, par une formidable pulsion de vie.
Seyyidhan Kömürcü est né en 1978 à Mardin. Diplômé des Beaux-Arts d'Ankara, il est professeur d'arts plastiques à Diyarbakir. Ses recueils de poésie lui ont valu plusieurs prix prestigieux, dont le prix Yasar Nabi Nayir de la poésie, le prix Homeros et le prix Arkadas Zekâi Özger. La Tache du monde est son deuxième livre.
Autour de la dépouille de Bedirhan Agha, présent et passé s'enchevêtrent. De l'enlèvement de Fasla, fille de son rival, à la tenue de son taziye, les épisodes de la vie de ce seigneur kurde, dernière victime en date d'une vendetta millénaire, défilent au gré de leur évocation par les protagonistes jusqu'au procès, suivi de son exécution, de celle que le code de l'honneur désigne comme sa meurtrière, faisant de Taziye une tragédie classique en terres mésopotamiennes.