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Les mots sont de petites morts qui n'en ont pas l'air
Vargas Nicolas
L'HARMATTAN
10,00 €
Épuisé
EAN :9782343220246
Un lundi matin, 6h45. Un vieil homme observe. Des lycéens et une enseignante attendent le bus qui doit les conduire au lycée. En apparence, la scène est plutôt silencieuse. Regards penchés sur le téléphone, casques sur les oreilles. Pourtant sous la peau, à l'intérieur de chacun, les mots dansent et hurlent. Sarah : "C'est pas cher la liberté. Free. 3. 99. Symbole bradé. Au rabais on t'la fait à l'envers. La liberté éclairant l'immonde. J'écris ton nom. En Anglais, sur un abribus en plexiglass. Regarde si tu me crois pas. C'est sur le panneau, juste-là dans ton dos. Free cassée de prix. Prends-moi pour un pigeon qu'aurait du plomb dans l'aile. En attendant le bus, tu pourras toujours te faire mener en bateau pour moins de 4 euros. C'est écrit dans le contrat. A force d'être Free pour si peu cher, y'a moyen que tu finisses dans une box avec tes chaînes aux pieds, câblé, en illimité. . ".
Jean : Emplie de cris et de bruits sourds, la nuit... C'est toute la chair, c'est toute la houe. Elle retentit et s'arrête net, sans contrepoint, sans harmonie, elle râle, éclate, geint, roule. Elle vrille les tympans, elle rend sourd et aveugle, toujours là, à faire palpiter la veine, mélangée à un vieil air connu, se faufilant sous la peau, serrant les tripes, fouettant les sangs, voix aigrelette et suraiguë d'une boîte de conserve qu'on ouvre et dont on n'entend plus que la déchirure de métal. Je veux dire en musique la chair que l'on transperce et l'os qui craque, la hotte arrachée à la boue en une succion grotesque, les cris perdus interrompus par l'impact étouffé d'une balle, par la scansion de la mitraille, par la basse de l'obus. Elle est toute là ma musique.
Une histoire de tendresse et de lien. L'émotion prend corps, déborde, la parole naît d'un manque, d'un silence. Il est question d'un voyage, un chemin, de revenir, se revenir. On ne sait pas exactement le dedans, le dehors, le réel, l'imaginaire. Et qu'importe. Dans le livre, on peut trouver deux QR code pour l' enregistrement d'une performance de Nicolas Vargas avec un musicien ainsi que la traduction du texte en espagnol.
Un endroit étrange où sont réunis deux personnages... Ils ne se connaissent pas. Lui cherche une réalité qu'il a oubliée, elle cherche le temps, celui de l'attente. Ensemble, ils trouveront le bal et ce moment suspendu où les souvenirs se créent. Chacun se reconnaîtra dans l'autre... Pour qui, pour quoi ? On ne le saura pas... Mais le bal, lui, nous fera réapprendre la nécessité du temps perdu".
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.