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LA PRISON POUR QUOI FAIRE ?
Varaut Jean-Marc
TABLE RONDE
5,80 €
Épuisé
EAN :9782710315896
La prison est pour tous le symbole social de la peine. Pendant longtemps il n'a pas été mis en doute que sa destination était de punir le délinquant en le privant de sa liberté, et de protéger la société en le retranchant. Cette fonction exclusivement répressive n'est plus admise. La Loi veut que la prison soit organisée pour préserver et développer chez l'homme détenu ses chances d'amendement. Le pourrissement des établissements, le sabotage des réformes, l'oubli des hommes ont rendu vaine cette ambition. La prison d'aujourd'hui corrompt ceux qui n'étaient pas corrompus sans guérir ceux qui l'étaient. Elle est l'école de la révolte et de la récidive. La reconversion profonde du système pénitentiaire que propose Me Jean-Marc Varaut, avocat à la Cour de Paris, est la voie étroite mais la seule voie qui défende les intérêts de la société en préservant l'avenir de l'homme.
Résumé : " Si vous ne croyez ni à Dieu ni à diable, ni à l'humanité, si vous n'aspirez qu'au repos et à la satisfaction immédiate, alors vous êtes mûr pour la civilisation Perruche et pour poursuivre la traque des handicapés. Mais si vous avez un peu l'esprit de résistance, si vous croyez que la dignité de l'homme ne dépend pas de l'excellence de sa vie physique, alors vous êtes prêt pour bousculer les trouillards, les flemmards, les idéologues de tout poil qui soutiennent l'eugénisme à la française, et pour donner à mon François et à tous les autres la liberté de naître et de vivre avec le fardeau de leur génome et la légèreté de l'espérance. "
Issue de l'intelligentsia de Saint-Pétersbourg, exilée à Paris après le renversement du tsar, Marie Skobtsov (1891-1945), née Elisabeth Pilenko, est passée d'un quasi athéisme au don total de soi à Dieu. Devenue moniale après deux mariages et trois maternités, elle a consacré sa vie aux pauvres et aux plus fragiles, en particulier aux émigrés russes en France, considérant que la seule chose importante était de voir en l'homme l'image de Dieu. Elle a publié des poèmes, des articles, des petites pièces de théâtre et des récits autobiographiques. Mais son ambition principale était de "christifier" sa vie. Le secours des Juifs persécutés fut son ultime action. Déportée à Ravensbruck, elle fut menée jusqu'au martyre, comme plusieurs de ses compagnons de l'association Action orthodoxe du 77 rue de Lourmel, à Paris. Reconnue Juste parmi les nations à Jérusalem, elle a été canonisée par le patriarcat de Constantinople en 2004, sous le nom de sainte Marie de Paris.
Au début des années 1990, Mark Senders, dessinateur bohème et amateur de paradis artificiels, se retrouve vautré comme un SDF dans un parc new-yorkais. Il écoute un homme qui décrit le crépuscule sur la baie de l'Hudson. C'est parce que la précision des termes employés le frappe qu'il s'approche de l'inconnu et assiste à son assassinat. Pour percer le secret du "sourire contenu" - expression la plus difficile à rendre pour un dessinateur - d'une femme aux yeux violets qu'un tueur s'est juré de crever, Mark va se lancer dans une enquête, du New York des médiums au Cambodge déchiré par les coups d'Etat, en passant par Hong-Kong à la veille de la rétrocession à la Chine. Dans ce roman noir qui s'attache autant à un monde finissant qu'au sort des cochons en Asie du Sud-Est, Serge Quadruppani est en quête d'une "Shelter Island", d'une île-abri. Inutile de dire qu'il ne l'a pas encore trouvée, vingt ans après la première parution de cette errance géostratégique et sentimentale.
En 1938, désespéré par les compromissions de l'Eglise et par la lâcheté des démocraties, Georges Bernanos quitte l'Europe avec sa femme et ses six enfants pour recréer une "nouvelle France" en Amérique latine. Au Brésil, l'écrivain passe sept longues années en exil, à Rio de Janeiro, Itaipava, Juiz de Fora, Vassouras, Pirapora et Barbacena. Contrairement à Stefan Zweig, venu lui rendre visite dans sa ferme quelques jours avant son suicide, le romancier français n'a pas laissé de livre pour célébrer ce pays qu'il a tant aimé. Toutefois, au fil des pages consacrées à cette terre d'espérance et d'amitié dans Lettre aux Anglais, Les Enfants humiliés, Le Chemin de la Croix-des-Ames, sa correspondance trop peu connue et quelques articles publiés après son retour en France, on découvre que Bernanos s'est fait du Brésil une image toute à lui, au coeur des soubresauts de la Seconde Guerre mondiale. Et l'on comprend que c'est un homme profondément changé qui a dit adieu au Cristo Redemptor du Corcovado, le 2 juin 1945.
Lorsque le jeune Samuel Titmarsh quitte la campagne anglaise pour s'installer à Londres, où il vient d'obtenir une place de treizième clerc dans une compagnie d'assurances, sa vieille et richissime tante, Lady Hoggarty, lui offre une épingle de cravate en diamant. Ce précieux bijou le propulse très vite au sommet de sa carrière, lui apportant la considération de la haute société victorienne. Dans ce roman, Thackeray ridiculise de sa plume incisive les faiblesses et les travers des grands de ce monde, dont l'affaire Madoff de 2009 est l'un des plus récents avatars. La satire morale de Thackeray semble plus que jamais pertinente.
Ohl Michel ; Dussert Eric ; Ohl Jean-Pierre ; Nogu
C'est par pur altruisme que Michel Ohl a rejoint le groupe des écrivains imaginatifs débordants, et s'est laissé classer dans ce club informel des gens d'esprit avec ses pairs Maurice Roche, Jean-Pierre Verheggen, Alphonse Allais, Raymond Queneau, Boris Vian, Alfred Jarry et quelques moralistes carabinés du genre de Félix Fénéon. Ajoutez à cela son goût personnel pour les collages à usage épistolaire, vous avez le portrait de l'original bravant les conventions d'un monde codifié qui n'apprécie rien tant que le sérieux et la morgue. Dans ces pages où se percutent les notes de zinc, les détournements, les anagrammes, les calembours, les anecdotes, les récits de rêves fous et ses méditations de lecteur frénétique, ces pages où résonne le "mastaraglu", la langue des morts de son invention, on retrouve toute la jubilation et toute la déflagration de la littérature en marche.