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Les chiffres des prisons. Des logiques économiques à leur traduction pénale
Vanneste Charlotte
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782747504430
Comme la très grande majorité des pays européens, la Belgique connaît depuis les années 1970 un accroissement soutenu de la population détenue. Le surpeuplement carcéral qui en résulte renvoie dos à dos deux types d'enjeux : le coût financier de nouvelles prisons et la dégradation des conditions de détention. Si l'on admet que le caractère démocratique d'une nation se mesure aussi à l'usage modique que celle-ci fait de la prison, on se trouve alors confronté à une véritable question de choix de société. Comment expliquer cette évolution ? Quelles voies proposer pour la comprendre ? Quelles pistes suivre pour l'endiguer de façon profonde et durable ? La voie proposée dans cet ouvrage est celle du recul historique. Optant pour le grand angle, l'analyse considère conjointement les " chiffres " des prisons, les " chiffres " relatifs à l'activité de la justice pénale et les " chiffres " significatifs de l'évolution économique et sociale, sur près de cent soixante-dix années de l'histoire de la Belgique. Le résultat est incontournable : tout se passe comme si l'intensité du recours au pénal était directement fonction de la sécurité économique générée par une société donnée. La démonstration interpelle bien au-delà des seuls responsables de la politique criminelle et met plus fondamentalement en cause les options de base de toute société à savoir celles développées en matière de politique économique et sociale.
Lieux d'usage courant, d'interrogation curieuse ou de désapprobation inquiète, les magasins de nuit suscitent nombre de débats autour du type d'activités entreprises, de leur impact dans l'espace public, voire des conditions de vie de ceux qui y travaillent. En retraçant les parcours et en observant les activités de commerçants indo-pakistanais, cette étude analyse la dynamique informelle constituant une telle niche économique à travers ses gestes quotidiens, son organisation du travail et ses pratiques de recrutement et d'investissement. Se dégagent ainsi de cet ouvrage certaines balises à la compréhension et des pistes à la réflexion sur ce qui relève d'un défi croisant économie, ethnicité et immigration. Cet enjeu concerne en réalité de multiples branches d'activités entrepreneuriales visibles dans nos villes.
Puis-je vous parler ?..." "Vous avez un peu de temps ?" ... Parler, se dire, est vital pour chacun. On ne se trouve vraiment qu'en parlant à un autre. Parler suppose donc d'être accueilli par quelqu'un qui se rend compte de ce qu'écouter veut dire. Ecouter, c'est se taire, ne pas juger, c'est accepter l'autre tel qu'il est, comme il est, différent de soi, sans pourtant se renier soi-même. C'est permettre à l'autre d'aller aussi loin qu'il veut, qu'il peut, dans l'expression de ce qu'il vit. Intervenir ? Oui, mais comment ? L'écoute ne s'improvise pas. Elle exige d'être réfléchie, travaillée, sans quoi l'autre très vite de parler retombe dans le silence. L'écoute est sans prix pour celui qui la pratique comme pour celui qui en bénéficie. Elle ouvre sur une richesse autre, sur le plaisir de l'échange, de la rencontre.
Van Neste Sophie L. ; Melé Patrice ; Larrue Corinn
Face à la crise climatique, la transition socioécologique se déploie sous la forme d'initiatives citoyennes qui cherchent à transformer les milieux de vie et qui s'organisent autour de pratiques dans différents domaines d'action, notamment en matière de zéro-déchets, de verdissement, de modes d'habiter ou de production d'énergie. La politisation de ces actions est variée et non linéaire : certains prônent une transformation profonde du monde, d'autres revendiquent une place pour des expérimentations citoyennes qui évitent le conflit. Cet ouvrage, qui explore les liens entre les actions publiques et collectives ainsi que les effets de l'action citoyenne sur les politiques existantes, intéressera autant les chercheurs et les militants que les intervenants dans l'accompagnement des transitions et les aménageurs. Il met l'accent sur l'environnementalisme du quotidien, là où les citoyens préfigurent d'autres modes de vie, ainsi que sur la pérennisation de ces expérimentations.
Lorsque la France se regarde, elle ne se reconnaît plus. Les résultats économiques sont faiblards, l'industrie s'est effondrée, la croissance est poussive, le chômage s'accroît, la précarité et la pauvreté resurgissent. Le pays change d'image, perd son identité, ne maîtrise plus son avenir. Des espaces de non-droit se creusent. Les inégalités deviennent insupportables. Le constat est accablant, les remèdes manquent. La guérison semble attendue du mal lui-même. Beaucoup de Français veulent encore plus d'Etat-Providence et d'emplois publics. Les politiciens, par démagogie, répugnent aux réformes. La France est prisonnière. Cette URSS qui avait réussi, avec ses 56 % de dépenses publiques, sa fiscalité délirante, sa fonction publique pléthorique, a du mal à comprendre que ce qui protège une partie de ses habitants de la crise la voue au déclin. Les chaînes qui l'entravent sont politiques, avec la médiocrité du personnel, à l'abri de la vraie vie, une gauche obsédée par ses marottes idéologiques, une "droite" dénuée de valeurs mais assoiffée d'ambitions, toujours à l'affût des idées d'en face pour ne pas louper les modes du microcosme parisien.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.