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Territoires, territorialité, territorialisation. Controverses et perspectives
Vanier Martin ; Debarbieux Bernard ; Turco Angelo
PU RENNES
17,00 €
Épuisé
EAN :9782753507647
Les notions structurantes de territoire, de territorialité et de territorialisation, qui continuent à tant marquer les mondes d'action collective et leurs observateurs scientifiques, conservent-elles la pertinence qui les a rendues légitimes? Quel bilan épistémologique, partagé ou divergent, les "sciences du territoire" tirent-elles de plus de vingt ans de culture du paradigme en question? Après une génération de travaux de tous ordres le concernant, est-il temps de dire: et après? Les premiers entretiens de la Cité des Territoires de Grenoble ont rassemblé quelques-uns des meilleurs théoriciens de ce champ scientifique, géographes, urbanistes, économistes, sociologues, philosophes, historiens, politistes, de France et d'autres pays européens, pour organiser la controverse et ouvrir des perspectives. Pour les uns, elles s'inscrivent pleinement dans le prolongement des acquis de ces vingt dernières années et, en dépit de l'absence d'une théorie générale, il ne s'agit pas de refermer le paradigme, mais au contraire de l'"augmenter", par diverses propositions nouvelles. Pour les autres, le temps du dépassement a commencé, et d'autres concepts sont désormais au travail qui témoignent de l'espace des sociétés en mutation et en mouvement. Conçu par l'UMR PACTE (Politiques publiques, Action politique, Territoires) ce bilan d'étape en forme de rendez-vous prospectif permettra à chacun de mieux comprendre l'agenda scientifique de la question territoriale.
Résumé : Un des fondements de la pensée moderne de l'action collective fut de produire de l'irréversibilité comme condition historique du progrès. On sait aujourd'hui ce qu'a permis de produire cette posture immodeste, mais aussi ce qui en a coûté, et continue d'en coûter. La ville du XXe siècle, sa société, ses mondes d'action collective, ont été profondément structurés, mais aussi fortement marqués par ce goût démiurgique pour l'irréversible. On fait ici l'hypothèse que le nouveau fondement de la pensée postmoderne de l'action collective est dans la promotion du principe inverse : la réversibilité comme nouvelle posture de la relation à un futur désormais largement désigné comme incertain. La ville réversible ? Au sein de territoires et de réseaux qui le seraient tout autant? Les uns comme les autres par leurs acteurs, leurs systèmes d'action, leurs mondes techniques, leurs univers de production matérielle et idéelle ? De quoi peut-il bien s'agir ?
Résumé : "Ce qui nous transforme, c'est ce qui nous relie autrement.". Pourquoi et comment passer des "fractures françaises" au "temps des liens" ? La radicalisation croissante des opinions sur tous les sujets (ressources et urgence écologique, urbanisme et modes de vie, travail et retraite, santé publique, immigration...) conduit à une impasse politique, et empêche de voir la société telle qu'elle se transforme par ses liens. La rhétorique de la fracture continue d'enflammer la société mais reste aveugle à ce qui s'y déploie de neuf. Cet essai sur la "reliance" propose de lire la France à travers ce qui relie les personnes, les collectifs, les territoires, les lieux, les temps de vie, les fonctions. Des liens en devenir qui appellent aujourd'hui une politique spatiale de la reliance de nature à renouveler le sens de l'aménagement du territoire.
Résumé : Ce guide couvre la côte atlantique de la péninsule ibérique depuis le cap Prior (El Ferrol) jusqu'à Gibraltar. Il décrit trois zones bien distinctes, tant par les paysages que par les conditions de navigation, les rias altas et bajas espagnoles, la côte portugaise jusqu'au cap Saint Vincent puis le sud de l'Algarve et à nouveau l'Espagne avec l'Andalousie. Compagnon indispensable pour le plaisancier rejoignant la Méditerranée depuis la côte atlantique, il inclut aussi de nombreux ports d'où partir pour une traversée de l'Atlantique.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.
Au Moyen-Age le pouvoir se conjugue aussi au féminin. A rebours de la conception française du rôle des princesses de haut rang définie par la loi salique, les comtés de Flandre et de Hainaut sont, entre 1244 et 1503, le lieu d'exercice d'un pouvoir par les femmes. Marguerite de Constantinople, Marguerite de Flandre, Jacqueline de Bavière ou encore Marie de Bourgogne ne sont pas seulement filles, épouses, et mères : elles sont avant tout des femmes régnantes. Outils de validation et de pouvoir, leurs sceaux permettent de définir les contours de leur pouvoir politique et la singularité de leur statut. Par leurs spécificités iconographiques, héraldiques et emblématiques, les sceaux des princesses soulignent la place des femmes au sein de leurs lignées et comtés. Ce corpus sigillaire inédit, mis en regard avec les actes au bas desquels ils sont apposés (chartes, mandements, quittances), révèle les effets concrets de leur gouvernement. A travers l'histoire des pratiques de l'écrit et des représentations, ce sont les pratiques politiques des comtesses de Flandre et de Hainaut qui sont interrogées. In fine, cet ouvrage sur le pouvoir des femmes et les femmes de pouvoir se veut une contribution à l'histoire des femmes et du genre. Préface de Olivier Mattéoni
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.