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Une indifférence de rébellion
Vandromme Pol
PG DE ROUX
23,00 €
Épuisé
EAN :9782363711342
La route ne grimpe plus, elle descend. Après les circuits hâtifs que la jeunesse imagine pour mieux assouvir son amour des courses au bord des ravins, elle dévale à l'heure dangereuse de certains jours. La fin du voyage approche, une fin en désespoir de cause. Le grand âge est là, sa vigilance ne pèse pas trop lourd. Quelque chose est en train de mourir, quelque chose attend de naître. Quoi ? Je l'ignore ou, plutôt, je fais semblant de l'ignorer pour écarter de moi la phrase grinçante et terrible : on ne vieillit pas, on durcit à certaines places, on pourrit à d'autres. Le seul remède à cette angoisse, c'est la tendresse. " Mais peut-être Pol Vandromme espérait-il en un autre" remède" : donner à son oeuvre une coda qui en fût le reflet fidèle. Ainsi composa-t-il, peu de temps avant sa mort, ce florilège de "chroniques" et d'" évocations" qu'il corrigea de sa main, où transparaît la constance de son hostilité aux sectarismes - son "indifférence de rébellion". Et voilà le lecteur invité à muser du côté de ses humeurs littéraires, élogieuses ou acerbes, puis à visiter ses "paysages" - la Meuse, la Sambre, Liège, Binche... - tous marqués au sceau d'un de ses "écrivains de prédilection ". Qu'elle célèbre le "grand talent de Sartre" ou le "génie de Céline", s'affûte jusqu'au tranchant face aux louanges exagérées, ou devienne lyrique pour dire les saisons et les jours c'est, toujours, la voix d'un écrivain de haut vol qu'on entend.
Résumé : Ce livre est le mémorial d'un écrivain pudique qui avait répugné, jusqu'ici, aux aveux intimes. Pour la première fois, Pol Vandromme se livre autant pour se reconnaître que pour se faire connaître un peu mieux. C'est l'évocation d'une enfance au sein d'une époque - l'avant-guerre -, d'une région - la vallée des forges et des fosses, en Belgique - et d'une famille - catholique et patriote comme on l'était autrefois dans la bourgeoisie de province ; puis celle des années noires de l'Occupation - la fin d'un monde civilisé, la déchirure, le désarroi. Ainsi s'accomplissent les rites de passage, de l'enfance à la jeunesse, de la ferveur à la révolte. La vie dans ses commencements et dans sa première métamorphose, l'essentielle, la décisive.
Résumé : Jacques Perret (1901-1992), patriote hardi et romanesque, a connu la célébrité avec Le Caporal épinglé et Bande à part (prix Interallié 1951), sans doute les meilleurs livres sur la captivité et le maquis. Pol Vandromme, dans un essai à la fois d'analyse et d'évocation, rappelle ce que la littérature doit à la noblesse humaine d'un personnage hors norme et à un grand écrivain aussi original que familier. En même temps, il montre l'ampleur et la diversité d'un auteur qu'il est impossible de réduire à ses deux titres fétiches. Perret a publié d'autres ouvrages que l'on peut considérer, eux aussi, pour des manières de chefs-d'?uvre : dans La Bête Mahousse singulièrement, modèle de récits à l'imaginaire fantastique, un admirable nouvelliste ; dans Articles de sport, Rôle de Plaisance et François, Alfred, Gustave et les autres, un chroniqueur flamboyant, parfois d'une ardeur vagabonde, gaulois de fibre, de souche et de tradition. Un styliste exemplaire qui ne ressemble à aucun autre et un Français, fidèle au sens de l'honneur jusqu'à l'héroïsme de défi. Il fallait le mettre à sa place, la première dans les lettres contemporaines. C'est l'ambition et la réussite du livre de Pol Vandromme.
Marcel Aymé n'appartient pas à la race des hommes de lettres. Dans son oeuvre, comme dans sa vie, il se fait remarquer en passant inaperçu. On ne sait donc pas assez qu'il est l'un de nos plus grands écrivains en même temps qu'un de nos conteurs les plus originaux. Pol Vandromme, dans son essai, met en évidence l'ampleur de cette oeuvre littéraire, sa diversité, sa scrupuleuse exactitude conforme à la vérité de la vie, sa sagesse, le bon sens et la santé paysanne qu'elle manifeste sous les apparences les plus singulières et enfin l'alchimie savante que constitue, chez un écrivain aussi parfaitement naturel, le recours au merveilleux ironique. Marcel Aymé a écrit lui-même la partie biographique de ce livre. Pour la première fois, il a consenti à parler de lui, à se raconter, et ce texte est essentiel à la connaissance de cette personnalité si riche et si mal connue. On trouvera aussi dans ce volume la plupart des prières d'insérer que Marcel Aymé a composées lors de la sortie de ses livres, et qui étaient devenues pratiquement introuvables.
Brassens ne vivait pour son plaisir que dans la liberté. N'était libre que celui qui n'était pas dupe... Impossible de voir la vie comme elle était sans la regarder en face. Définition de la lucidité selon l'ouvre de Brassens : le courage de ce regard. Que disait-il depuis le début du temps ? Que dirait-il jusqu'à la fin des temps ? Que la mort était l'ange des ténèbres et que l'ange de lumière, commis à notre garde, ne pouvait rien contre elle. Nous mourrions tous de mort naturelle - même dans les accidents et dans les guerres - parce que telle était la loi de la nature. Le temps creusait la fosse commune de l'humanité. Une seule justice, ici-bas : les pauvres et les riches égaux dans leur linceul. Par malheur, c'était la plus monstrueuse, la moins tolérable des iniquités : la torture de la vie, l'absurdité cruelle." Pol Vandromme.
La vogue actuelle de l'écologie (et de l'écologisme) s'explique par deux facteurs essentiels : l'aggravation des pollutions de toutes sortes, qui saccagent les paysages, détruisent les écosystèmes, infectent les nappes phréatiques et menacent les océans ; et l'épuisement programmé des réserves naturelles, dont on sait aujourd'hui qu'elles ne sont ni inépuisables ni gratuites, à un moment où plus des trois-quarts de nos ressources énergétiques sont encore des ressources fossiles (gaz, pétrole, charbon, uranium). S'y ajoutent les débats sur le réchauffement climatique, le traitement des déchets industriels et nucléaires, les perturbateurs endocriniens, les menaces sur l'alimentation, etc. De nombreux auteurs se sont déjà attachés à étudier ces problèmes. Mais peu l'ont fait au point de prendre fermement position en faveur de la décroissance. Le constat de base que font les "décroissants" est celui-ci : une croissance matérielle infinie est impossible dans un espace fini (comme l'est notre planète). Sans pour autant vouloir arrêter l'histoire ni retourner en arrière, vient un moment où il est nécessaire comprendre que "plus" ne veut pas automatiquement dire "mieux" et qu'il est parfois nécessaire de dire : "C'est assez !" Alain de Benoist, à qui l'on doit déjà de nombreux essais d'histoire des idées et de philosophie politique, explique dans ce nouveau livre pourquoi le " développement durable " est voué à l'échec : en prétendant concilier croissance et écologie, il revient, dans le meilleur des cas, à réduire la vitesse sans pour autant changer de cap dans la mauvaise direction. La notion même de croissance, issue de la modernité occidentale, est ici déconstruite à partir d'une critique radicale, qui s'appuie notamment sur les notions d'"empreinte écologique" et d'"effet-rebond". L'ouvrage contient également plusieurs textes sur le sens profond de le pensée écologiste, ainsi que sur l'idée de "valeur intrinsèque de la nature". L'auteur plaide, en conclusion, pour restituer un rapport de co-appartenance à la nature rompant avec l'idée d'un monde transformé en simple objet du vouloir humain : "Le monde naturel n'est pas un simple décor de nos existences, c'est l'une des conditions systémiques de la vie".
Roland Jaccard raffole des cinéphiles, l'étant lui-même jusqu'au bout des ongles. Le problème est qu'il aime encore plus John Wayne, l'homme à abattre, jugé coupable de nombreux crimes par les petits censeurs de la bien-pensance anti-Trump. Réac, raciste, génocidaire... on ne compte plus les coups bas que dirige en permanence la charge de la grosse cavalerie idéologique contre le dernier des géants. Heureusement Roland Jaccard dégaine plus vite qu'eux et ne rate jamais sa cible. Et c'est une belle leçon de western - transposé à notre époque démissionnaire - qu'il va leur donner : celle qui sonne tôt ou tard le cinglant retour à la réalité et au savoir-vivre. On retrouvera ici toute l'insolence et l'acuité inimitables de Roland Jaccard.
Rien de mieux qu'un mot d'ordre, avait jugé le vieil excentrique, pour faire irruption dans le coeur d'un garçon, cette cire tendre que marque le doigt. Sans doute entendait-il trouver en l'adolescent timide qui les observait à la dérobée, lui et ses filles, l'étonnement nécessaire au premier de ses vices (au plus vif de ses plaisirs) : le goût du scandale. Et comme un que son panache empêche de penser jamais aux dégâts ni à la dépense, il avait jeté les deux soeurs en pâture sur le devant de la scène. La scène ? Le Paradis, un bar du continent, où le garçon travaillait comme serveur pour la saison d'été." Par goût de faire advenir ce qu'il redoute et pour se mettre face à ses propres contradictions, Jacques Dupréel invite l'étudiant épris de sa fille cadette à passer le mois d'août sur une ile étrangère, où lui et sa famille vivent parmi la population indigène. Désir de la chair et concupiscence de l'oeil... travaux pratiques.
Les marins dénouent les cordes qui nous relient à la terre ferme. Ils courent pieds nus, le bas de leur galabeya coincé entre leurs dents, d'une bitte d'amarrage à une autre. Ils s'interpellent, des rires fusent, des noms, Ashraf, Mohammed. Ils jettent les bouts sur le pont. Le petit remorqueur auquel nous sommes attachés ronronne, la corde entre les deux bateaux se tend, nous nous écartons de la rive. [...] Nous quittons Esna. [...] Les deux voiles latines, rayées rouge et blanc, s'ébrouent, se gonflent d'air, grandissent encore. Le cordage qui nous relie au remorqueur est lâché. [...] Le voyage sur le Nil commence." Et le roman de remonter aux sources mêmes du récit... Gaia l'Ardéchoise grandie au coeur d'un village de pierre sombre, très jeune prise par le désir de voyager. Luis le brillant avocat new-yorkais, né au Mexique. Leurs chemins qui se croisent pour se nouer à Gurnah. Le début d'une formidable aventure humaine, portant témoignage à la fois fies soubresauts de l'histoire contemporaine et de l'indéfectible charme de l'Egypte.