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Les jeux de la haine et du hasard. Vigny et le politique
Vanden Abeele-Marchal Sophie ; Mélonio Françoise
SUP
20,00 €
Épuisé
EAN :9791023107968
Alfred de Vigny est l'un des maîtres du romantisme. Aux côtés de Hugo, il a voulu se faire l'un de ces "prophètes" chargés de veiller à la réforme de la société sortie des décombres de la Révolution. Si l'on ne peut faire de lui un homme politique, son oeuvre poétique et romanesque, conçue comme une oeuvre totalisante, a été consacrée à l'analyse du fait politique. Vigny, toute sa vie attentif aux interrogations contemporaines, grand lecteur de la presse, de plus en plus déçu par les jeux du système parlementaire, a suivi les méandres dans lesquels démocratie et liberté ont été plongées, d'une révolution à l'autre, de la Restauration au Second Empire, en passant par la trop bourgeoise monarchie de Juillet. Jamais théorique, toujours réfractaire aux systèmes dogmatiques, sa pensée, profondément libérale, s'est développée à travers des formulations poétiques qui ont déconcerté une critique incapable de saisir la continuité idéologique. Sophie Vanden Abeele-Marchal renouvelle une mise en perspective réductrice et peu concluante, qui a conduit à la légende d'un poète hautain et solitaire - voire prêt à servir d'espion à l'administration de Napoléon III. Elle propose de partir d'une analyse des termes et des formes poétiques à l'oeuvre chez Vigny, dans les romans, les lettres ouvertes, comme dans la poésie, à la lumière aussi des récentes publications de la correspondance. Décortiquant les termes de la pensée politique moderne, on découvre comment Vigny, toujours prêt au débat, toujours attentif à son indépendance, se fait penseur du politique en analysant d'une façon originale les mécanismes de la langue post-révolutionnaire pour en signaler les abus, les mensonges et les sophismes, sans jamais renoncer à son idéal humanitaire.
Lichtlé Michel ; Vanden Abeele Sophie ; Mélonio Fr
Sous le titre Balzac, le texte et la loi sont réunies dix-sept études que Michel Lichtlé a consacrées à l'auteur de La Comédie humaine, au cours de sa carrière universitaire, à laquelle ce volume rend hommage. Outre l'histoire du texte romanesque et de sa dimension politique, l'analyse approfondie que cet éminent balzacien a menée sur l'inspiration juridique de Balzac est ainsi tout particulièrement mise en lumière, et conclue par une synthèse bibliographique de référence. Marqué par un père pour qui "l'éducation d'un homme n'était pas complète [...] s'il ne connaissait pas les législations anciennes et modernes et surtout les lois de son pays", Balzac a non seulement fait l'expérience de la basoche mais il a reçu une formation juridique pointue à l'école du droit, dont le retentissement sur l'oeuvre a été considérable. À parcourir La Comédie humaine, comment ne pas en effet être frappé par la diversité des procès, des affaires et des consultations d'hommes de loi variés et nombreux, par la profusion des références aux codes et la précision des analyses de leurs effets sur la vie publique et la vie privée ? Balzac n'est certes pas le seul romancier de son temps à s'être intéressé à la justice et au droit alors que le Code civil des Français, promulgué en 1804, voulu et reçu comme chef-d'oeuvre absolu, accomplissait enfin le vieux rêve d'uniformisation du droit français. Il ne se contente pas de s'interroger comme d'autres sur la figure du criminel, sur la peine de mort ou sur le régime des prisons : sa vision, plus vaste, plus générale, plus profondément juridique, fait de La Comédie humaine l'oeuvre d'un homme qui, dans le texte de la loi, sait reconnaître en juriste "des poèmes et des drames cachés" et écrire "de façon à émerveiller les hommes du métier", selon la célèbre formule de Théophile Gautier.
Vanden Abeele Alain ; Lambert Christophe ; Paret S
Masala signifie "mélange d'épices grillées". C'est un terme qui trouve son origine en Inde. Le chef Alain Vanden Abeele connaît l'Inde depuis des années et a toujours été fasciné non seulement par le pays mais surtout par sa cuisine. C'est ainsi que lui est venue l'idée, avec la collaboration du chef Biju du Malabar House à Cochin, de réaliser un livre de cuisine qui rende la cuisine indienne accessible à tous les amateurs. Un livre plein de plats traditionnels, de recettes fusion, de snacks et de friandises. Assaisonné de petits billets d'ambiance et de détails intéressants à propos de l'Inde.
Ce livre raconte l'histoire de la Belgique au travers de l'imagerie populaire : affiches, cartes postales, dessins, photos, caricatures. En se basant sur une riche iconographie issue des musées et centres de documentation du pays, mais également de collections privées, Eric Van den Abeele parcourt l'évolution de la représentation de la Belgique au cours des quatre derniers siècles. Du Lion à la nymphe Belgique, en passant par un florilège d'images drôles ou grinçantes, l'auteur nous conduit de la révolte brabançonne à l'indépendance de 1830, de la Première à la Seconde guerre mondiale, de l'après-guerre à la fédéralisation du pays.
Le premier 19e siècle, dans l'immédiat héritage, problématique, de la Révolution française, est un moment décisif où se reconfigurent les rapports de la littérature et de la morale. Préparée en cela par le rationalisme des Lumières, la Révolution a mis à bas un système social et moral hiérarchisé ; désormais l'individu, promu sujet raisonnable et responsable, se voit imposer de redéfinir son identité, sa place et sa fonction. L'ouvrage se propose de brosser un panorama de la reconfiguration de la question morale dans cette période charnière, particulièrement riche et complexe.
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "