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La fortune des Boël. Un énorme patrimoine, une immense dette sociale
Van Hees Marco
ADEN BELGIQUE
18,30 €
Épuisé
EAN :9782930402352
Les Boël cultivent le secret. Cette famille, une des plus riches de Belgique, est à la tête d'un puissant groupe financier, tandis que ses membres siègent aux conseils d'administration de plusieurs grandes multinationales européennes. Qui sont les Boël? Quelle est l'étendue de leur patrimoine? Et surtout, comment ont-ils construit leur énorme fortune? Marco Van Hees suit la façon dont ces barons de l'acier ont transformé leur empire industriel en un empire financier, jusqu'à quitter totalement l'activité sidérurgique qui est à la base de leur enrichissement. Il décrit aussi l'étendue des liens matrimoniaux tissés par les Boël avec de nombreuses familles aussi illustres que fortunées. De même qu'il examine les rapports étroits que les générations successives de la famille Boël ont entretenus avec la sphère politique et divers autres réseaux d'influence.Paradoxalement, cette grande famille libérale, qui pourfend l'interventionnisme excessif de l'État, a largement profité de deniers publics. Quant à sa politique lors de la Seconde Guerre mondiale, elle n'est pas dépourvue de zones d'ombre. Que l'ouvrage éclaire grâce à un document qui n'avait encore jamais été publié.
Résumé : Le guide du richard Voyage au coeur du capitalisme belge Véritable visite guidée de lieux emblématiques du capitalisme belge, ce Guide du richard nous emmène sur la piste des plus grandes fortunes du pays. Comment s'enrichissent-elles ? Quel est leur rapport aux normes légales et à l'appareil judiciaire ? Quels liens entretiennent-elles avec le monde politique ? Comment tirent-elles profit de la fiscalité belge ou de paradis fiscaux plus ou moins exotiques ? De quelles manières s'intègrent-elles à la haute noblesse ? Au terme de nombreuses années d'enquête, Marco Van Hees livre une analyse fouillée du pouvoir détenu par les plus riches familles de Belgique, dont le patrimoine peut se mesurer en milliards d'euros. Brassant de multiples disciplines - économie, sociologie, politique, fiscalité, histoire, urbanisme... - l'ouvrage questionne entre autres le rôle de l'Etat, organe censé oeuvrer dans l'intérêt général, en faveur d'une classe possédante dont la domination économique pèse lourdement sur les décisions publiques. L'accumulation immodérée de profits de ces grands capitalistes industriels et financiers ne s'embarrasse que rarement de limites légales ou morales. "C'est de l'enfer des pauvres qu'est fait le paradis des riches", écrivait Victor Hugo.
Résumé : Quand la notion d'état providence dérape, jusqu'où ira l'absurdité bureaucratique dans la recherche du bonheur pour tous ? Une série de tableaux pour des destins qui s'entrecroisent jusqu'à la terrible conclusion qui les rassemblera. Quand la société pousse à son paroxysme les idéaux d'égalité sociale, le résultat peut facilement tomber dans l'absurde. Par exemple, pour éviter les déficits chroniques de la sécurité sociale, quel meilleur moyen que d'interdire aux gens de prendre des risques avec leur santé ? Quitte à instaurer une police médicale et à mettre les contrevenants à l'amende... Trois histoires kafkaïennes à faire peur qui brossent un portrait terrifiant d'un monde trop règlementé.
Didier van Cauwelaert est né à Nice en 1960. A huit ans, pour devenir indépendant et nourrir sa famille, il décide de publier des romans. Face aux refus des éditeurs (une demi-douzaine par mois) et aux menaces de ses parents, il est sur le point d'abandonner la littérature à dix ans et demi, lorsqu'il croise Greta Garbo dans un restaurant. Du hasard de cette rencontre naît l'idée d'un entretien imaginaire. De larges extraits paraîtront dans le courrier des lecteurs de "Télé-7-jours'. Cette première publication inespérée sauve ses ambitions d'écrivain. Il reprend donc son stylo, ses enveloppes et le fichier des éditeurs parisiens. Après quelques années consacrées au théâtre (il joue Sartre, met en scène Beckett, Anouilh, Ionesco) et une brève carrière de critique littéraire pour enfants à FR3 Côte-d'Azur, il finit par trouver un éditeur qui s'intéresse à lui, en 1981, après treize ans de traversée du désert. On comprend donc son agacement lorsqu'on lui attribue une réussite rapide.S'ensuit la publication de romans avec lesquels il touche un public de plus en plus large: Vingt ans et des poussières (prix Del Duca 1982), Poisson d'amour (prix Roger Nimier 1984), Les Vacances du fantôme (prix Gutenberg 1987), Un objet en souffrance (1991) qui marque son arrivée chez Albin Michel. En 1994, Un aller simple est couronné par le prix Goncourt. Depuis lors, avec des romans tels que La Vie interdite, La Demi-pensionnaire et L'Education d'une fée, L'Apparition, Rencontre sous X son succès ne se dément pas. Au théâtre, il a reçu le Molière 97 du meilleur spectacle musical pour son adaptation du Passe muraille, avec Michel Legrand. Ses pièces lui ont valu le Grand Prix du théâtre de l'Académie française.Au cinéma, tandis que son adaptation de La Demi-pensionnaire va être tournée par Claude Pinoteau, Miramax vient d'acquérir après des enchères records les droits de L'Education d'une fée, qui sera réalisé aux Etats-Unis.Les livres de Didier van Cauwelaert sont aujourd'hui traduits dans plus de vingt langues."
Avec son humour habituel, Marco Van Hees démonte les mécanismes utilisés par les grands de notre monde pour éluder l'impôt dans ce petit paradis fiscal pour nantis qu'est devenue la Belgique. Comme le signale Raoul Hedebouw dans sa préface, "force est de constater qu'en fermant la porte à une taxation des grosses fortunes, le gouvernement belge choisit de facto d'aller à chaque fois puiser dans les poches des salariés, des petits indépendants et des travailleurs sans emploi". A l'opposé de cette logique, l'essai de Marco Van Hees, bien documenté et redoutablement didactique, est un plaidoyer pour la Taxe des millionnaires.
Résumé : "La maladie du XXIe siècle, c'est le stress !" C'est la terrible réalité que le docteur Hans Krammisch et son collègue le docteur Staf Henderickx constatent chaque jour. Ces deux médecins exercent tous deux depuis plus de 30 ans. "Quand j'ai commencé mon métier, je soignais des patients qui avaient la silicose, la maladie des mineurs ou d'autres maladies "classiques" liées au monde du travail" se souvient le docteur Krammisch. Mais aujourd'hui "la nouvelle maladie professionnelle qui frappe en silence, c'est le stress." Staf Henderickx et Hans Krammisch ont voulu montrer le vrai visage de ce redoutable ennemi en brossant les portraits d'hommes et femmes, ouvriers, routiers, secrétaires, manutentionnaires, commerciaux, facteurs, cadres et même managers qui souffrent de maladies causées par le stress subi sur leur lieu de travail. Ces témoignages forment un panorama inquiétant des conditions de travail néfastes qui se généralisent au détriment de la santé physique et psychique des travailleurs. Les entreprises usent rapidement leurs ressources humaines et s'en débarrassent pour les remplacer par de la chair fraîche sans payer le coût social et humain de ces nouvelles méthodes d'organisation du travail. Les médecins Krammisch et Henderickx organisent la riposte...
Alinsky Saul ; Görtz Nic ; Zamora Daniel ; Hellier
Après avoir étudié la sociologie et la criminologie à Chicago où il travailla sur la mafia d'Al Capone et ses techniques organisationnelles, Alinsky (1909-1972) s'est consacré à l'organisation politique des habitants les plus pauvres de Chicago à des fins émancipatrices. De sa pratique, il a tiré des conclusions, des recommandations passionnées et une méthode qu'il a systématisée dans ce livre phare, Etre radical, publié pour la première fois en 1971. Rédigé dans un climat social et politique explosif aux USA (Black Panthers, radicalisation des campus universitaires, luttes dans les ghettos, Weather Underground, grèves), ce livre assurera à Alinsky bien des adeptes aux USA dont un certain Barack Obama. Etre radical donne aux radicaux des clés pour opérer une transformation sociale constructive et comprendre "la différence entre un vrai radical et un radical de papier".
Cohn Norman ; Clémendot Simone ; Fuchs Michel ; Ro
De la fin du XIe jusqu'à la première moitié du XVIe siècle, l'Europe fut le foyer de nombreux soulèvements dont les chefs nourrissaient leurs doctrines des grandes prophéties traditionnelles de l'Ancien Testament. Aux pauvres et aux exploités des villes et des campagnes, ils prédisaient l'avènement prochain d'un Millenium - pratiquement illimité -, sorte d'âge d'or où, libérée du mal et de la souffrance, la terre se transformerait en un nouveau Paradis terrestre. Le contenu révolutionnaire de ces mouvements ne tardait pas à mettre en péril l'ordre établi, l'exaltation mystique venant renforcer la violence des revendications sociales. Aussi furent-ils sauvagement persécutés et anéantis tant par l'Église que par le pouvoir temporel. Le messianisme révolutionnaire, qui, pendant près de quatre siècles et demi, cristallisa les aspirations et les rancoeurs sociales des couches les plus pauvres d'une partie de l'Europe, est un phénomène mal connu. Norman Cohn, disposant d'une très vaste documentation, décrit avec bonheur l'histoire de ces courants messianiques, depuis les premières croisades des pauvres jusqu'aux prophètes du Millenium égalitaire, Thomas Müntzer et Jean de Leyde (roi éphémère de la ville de Münster devenue la "Nouvelle Jérusalem" communiste), en passant par le mouvement des "flagellants", les hussites, les anabaptistes, etc. Mais l'auteur va plus loin. Il affirme que les chimères millénaristes n'ont rien perdu aujourd'hui de leur pouvoir de fascination. Les grandes idéologies du monde moderne doivent beaucoup à la tradition apocalyptique des masses du Moyen Âge... On le découvrira dans ce livre.