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Les vies cachées de Gandhi
Van Grasdorff Gilles
CERF
27,00 €
Épuisé
EAN :9782204117739
Gandhi fut assassiné le 30 janvier 1948, il y a soixante-dix ans. On croit tout connaître de lui, de ses combats, de ses convictions. Mais est-ce si sûr ? Saviez-vous que le chantre de la chasteté connaissait par coeur le Kâmasûtra, qu'il découvrit à 13 ans avec sa femme ? Saviez-vous que celui qui prônait un oecuménisme bienveillant se fâcha avec l'aîné de ses fils lorsque ce dernier se convertit à l'islam ? Saviez-vous que Gandhi écrivit les plus belles pages de son oeuvre dans le Kraal, une maison bâtie par l'homme qui partageait sa vie, et qu'on appelait "le bodybuilder juif" ? Saviez-vous que Gandhi envoya au début de la Seconde Guerre mondiale deux lettres à Hitler, commençant par "Cher ami", pour lui demander (un peu naïvement) de rappeler ses troupes, et d'opter pour "la non-coopération non violente" ? Surtout : sur les chemins de la Grande Guerre, dans laquelle 1700000 Indiens ont été engagés, saviez-vous que le Mahatma Gandhi, chantre de la non-violence, soutint alors les autorités anglaises, en suggérant de mobiliser les Indiens de l'Empire britannique ? Gilles Van Grasdorff rouvre avec intelligence ces dossiers d'une extrême sensibilité. Ce livre troublant est aussi l'occasion d'analyser l'attitude de Gandhi envers l'Allemagne nazie, et d'évoquer les raisons pour lesquelles le Ille Reich fit de la Bhagavad-gita un de ses livres de chevet.
Le 10 mars 2011, Sa Sainteté le quatorzième dalaï-lama Tenzin Gyatso, 75 ans, a annoncé, à l'occasion du cinquante-deuxième anniversaire du soulèvement du peuple tibétain, sa retraite politique. Que cache donc cette décision qui a même surpris Pékin?Cinq mois plus tard, Lobsang Sangye, diplômé en droit de l'université de Harvard, prête serment devant l'Assemblée du peuple tibétain en exil. Nous sommes le 8 août 2011 et il est 9 heures 9 minutes et 9 secondes. Pourquoi cette nomination? Pourquoi cette date, cette heure symbolique? Serait-ce la fin d'un cycle, celui du quatorzième dalaï-lama?Grand spécialiste du Tibet, Gilles Van Grasdorff répond à toutes les questions que se pose le monde du bouddhisme, de l'Asie à l'Occident. Dans un récit fourmillant d'informations inédites et d'anecdotes, l'auteur apporte des précisions étonnantes sur la désignation du quinzième dalaï-lama. Le livre, imprégné du mythe tibétain, invite à s'interroger sur l'avenir d'une civilisation menacée de disparition.
Présentation de l'éditeur En 1492, lorsque Christophe Colomb découvre l'Amérique, il donne le coup d'envoi des Grandes Découvertes, lesquelles entraînent à leur tour l'essor des missions. En effet, l'Eglise comprend vite que les conquistadores – qu'ils soient espagnols ou portugais, plus tard français – peuvent être les vecteurs de sa mission : évangéliser le monde. Mission définie par le Christ et commencée par le premier des missionnaires, Saint Paul. Ainsi, les Missions étrangères, dont l'aire géographique couvre d'abord l'Asie, trouvent-elles ici leur origine. Sous l'égide de leurs fondateurs, Pierre Lambert de la Motte et François Pallu, elles voient le jour en 1658 avec l'envoi des missionnaires apostoliques et la création de plusieurs diocèses, au Siam, puis au Tonkin, en Cochinchine et au Cambodge. A peine installées dans les années 1680, les Missions étrangères affrontent une grave crise jusqu'en 1815, marquée par la raréfaction des vocations, un dialogue difficile avec des autorités méfiantes, la question de la pluralité des rites. La reconnaissance par Louis XVIII de la société comme organisme légal marque le début d'un renouveau. Le XIXesiècle sera le siècle d'or des missions qui, par le biais d'une presse nombreuse et active et par le développement des vocations, élargissent leur assise géographique, s'installent en Mandchourie, Malaisie, Birmanie, Corée, Inde, au Japon et au Tibet. Les missionnaires multiplient les fondations de dispensaires, d'hôpitaux, de léproseries et s'illustrent par une intense activité scientifique, notamment dans le domaine de la botanique et de la géologie. Avec le XXe siècle s'ouvre une nouvelle ère de difficultés dues aux soubresauts de l'histoire : les deux conflits mondiaux, l'installation de régimes communistes en Chine, au Vietnam, au Laos et au Cambodge auront de profondes répercussions sur le fonctionnement des Missions. Tout en racontant avec clarté et précision les grandes étapes du développement des Missions étrangères pendant plus de trois siècles, l'auteur rend hommage à l'extraordinaire ténacité d'hommes tout entiers voués à leur œuvre d'évangélisation.
Alexandra David-Néel est considérée comme la plus grande exploratrice du XXe siècle. Mais que sait-on de la femme, de l'épouse? Et d'abord de l'enfant, écartelée entre un père tourangeau proscrit et une mère bruxelloise intransigeante et désabusée? Jeune fille éprise de liberté, elle s'imprégna de la pensée du géographe Elisée Reclus, grand voyageur, mais avant tout anarchiste, alors banni de France pour avoir pris part à la Commune. A peine revenue d'un premier voyage aux Indes, elle parcourut le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, où elle rencontra Philippe Néel, directeur des Chemins de fer, qu'elle épousa. Elle repartit pour le Tibet, franchissant l'Himalaya, dans la neige et à pied, afin de parvenir à la ville sainte et interdite de Lhassa. Mais s'y rendit-elle vraiment? Gilles van Grasdorff dévoile les rapports houleux de l'exploratrice avec les missionnaires français d'Asie, avec le gouvernement britannique des Indes, qui la prit pour une espionne au service de la France. Année après année, de révélation en révélation, il déroule la vie intime d'Alexandra David-Néel, ses amitiés, ses amours féminines. Le portrait qu'il nous en dresse est fascinant, éclairant de l'intérieur un siècle d'une vie passionnante et hors du commun.
Résumé : Du quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, Gilles van Grasdorff est le plus proche biographe et le premier, au monde, à avoir réalisé avec lui un livre d'entretiens. Alors que Sa Sainteté est aujourd'hui octogénaire et malade, s'ouvre une crise sans précédent pour sa succession avec la République populaire de Chine, qui menace l'avenir du Tibet. C'est cette tragédie que raconte van Grasdorff en reprenant toute la vie et la destinée du plus célèbre exilé de l'histoire contemporaine et en apportant des révélations inédites sur l'extinction que subit le peuple tibétain, entre répressions, famines, camps et trafics d'organes. Mais ce faisant, il fait aussi pénétrer le lecteur, comme jamais, dans les arcanes du Bouddhisme tibétain, ses croyances et ses rites, sa philosophie, son astrologie, et surtout sa médecine. Il éclaire la fascination que cet univers a pu exercer sur les Occidentaux, Néel, Steiner, Montessori, mais aussi les idéologues du IIIe Reich. Il montre comment le gouvernement en exil a su influer sur les élites internationales. Enfin, dans la perspective du départ du dalaï-lama, il dresse les différents scenarii de sa réincarnation. Un livre total, sur l'hier, l'aujourd'hui et le lendemain d'une figure et d'une cause planétaires.
Résumé : Une fresque épique des relations de la Chine avec le monde sur huit siècles, portée par une éblouissante galerie de personnages. De Perse en Crimée, d'Indonésie au Sri Lanka, de la Chine au Tibet, des Pays-Bas à l'Afrique du Sud, treize personnages inattendus, mais emblématiques, nous guident, par terre et par mer, sur les routes de la mondialisation. Anonymes ou célèbres, Chinois ou étrangers, ils sont empereurs, aventuriers, marchands, eunuques, pirates, missionnaires, orfèvres, soldats... Et tous, quels que soient leur destin et leur importance dans l'Histoire, témoignent des interactions de la Chine avec le monde et de la richesse de leurs contacts, commerciaux, religieux, diplomatiques ou personnels. Car, par-delà les conflits et rivalités entre empires tout au long de ces huit siècles, la Chine n'a jamais cessé d'être connectée au reste de la planète, ces "dix mille pays" qui constituaient les voisins du Grand Etat mongol bâti au XIIIe siècle par Kubilai Khan à partir des conquêtes de son ancêtre Gengis Khan. Un livre magistralement mené, foisonnant et époustouflant d'érudition, qui renouvelle l'histoire de la Chine comme Mary Beard l'a fait pour Rome dans SPQR.
Résumé : Le Moyen-Orient a le triste privilège de ne pas quitter la une de l'actualité. Trop souvent synonyme de chaos et de barbarie, il décourage les analyses. Pour éviter la confrontation caricaturale entre Orient et Occident ou l'explication par les "spécificités culturelles", il importe de considérer l'histoire de cette région. Le destin du Moyen-Orient s'est joué en une décennie, au tournant du XXe siècle. 1914 : la Première Guerre mondiale éclate. 1923 : le dernier sultan ottoman fait ses adieux à Istanbul. Sur les ruines de l'Empire ottoman, communautés et nations s'éveillent. La Turquie, la Perse et l'Afghanistan accèdent à l'indépendance, aux franges d'une Russie devenue bolchevique ; le Croissant fertile se couvre de frontières ; Kurdes et Arméniens sont sacrifiés aux impératifs de la géopolitique occidentale, tandis que les chrétiens du Liban imposent leur Etat et les juifs d'Europe, un foyer national en Palestine. Précise et synthétique, cette enquête éclaire une période fondamentale pour comprendre les grands enjeux qui traversent le Moyen-Orient actuel.
Résumé : Que savons-nous vraiment des samouraïs, ces guerriers si chers à nos imaginaires occidentaux ? L'historien Pierre-François Souyri, fin connaisseur du Japon où il a longtemps vécu, raconte leur longue histoire, enrichie ici de récits anciens qui ont nourri leur geste. La légende de ces terribles guerriers, où un sens aigu de l'honneur le dispute souvent aux plus viles trahisons, n'y est jamais démentie. Pourtant, les samouraïs furent bien plus que de simples combattants aux moeurs exotiques. Ils ont évolué tout au long du millénaire que dura leur histoire et se sont adaptés aux réalités de leur temps. S'ils furent, lors des guerres médiévales, capables de la plus extrême violence, y compris envers eux-mêmes, ils s'imposèrent, dans les siècles qui suivirent, en administrateurs avisés, en hommes lettrés, pénétrés de poésie et de spiritualité, amateurs d'art, de thé ou de théâtre. Car ? et ce n'est pas un paradoxe, mais la belle découverte de cet ouvrage ?, si certains d'entre eux ne voulurent jamais rompre avec un passé révolu, nombre de samouraïs surent se porter aux avant-gardes politiques et intellectuelles, façonnant ainsi le Japon que nous connaissons aujourd'hui?
Résumé : L'Occident n'a pas su voir que du crime de Tiananmen surgissait la Chine d'aujourd'hui. En 1989, après la répression du mouvement démocratique, nombreux sont ceux qui prédisent la chute du régime communiste chinois. " Un pouvoir qui tire sur sa jeunesse n'a pas d'avenir ", déclare le président François Mitterrand. Trente ans plus tard, le régime de Pékin lui donne tort. De la tragédie est né un nouveau modèle : Tiananmen est le terreau - et le secret de famille - de la dictature qui se déploie sous nos yeux. Dans le sillage de juin 1989 triomphe un courant d'idées connu sous le nom de néo-autoritarisme chinois. D'abord conceptualisé à des fins de justification du massacre puis comme étape nécessaire avant la démocratisation, il n'a cessé de monter en puissance jusqu'à la version " dure " qui est celle d'aujourd'hui. " Il existe une solution chinoise ", a déclaré Xi Jinping. Il est temps que les démocraties occidentales comprennent la logique à l'oeuvre dans ce pays depuis trente ans pour éventuellement la contrer.