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Gallia N° 70-2, 2013
Van Andringa William
CNRS EDITIONS
59,00 €
Épuisé
EAN :9782271079732
En bref Les plus récentes et les plus savantes études sur l'archéologie de la Gaule. Le livre Le volume de varia de Gallia est le complément indispensable au volume thématique (Gallia 70-1). Il présente un ensemble cohérent de publications expertisées, sélectionnées et travaillées par l'un des comités éditoriaux les plus exigeants de la discipline. Arguments - Une sélection du meilleur de la recherche sur la Gaule antique - Bilan des recherches du site de Roquelaure-La Sioutat Sommaire 1. Entre pratique gauloise et fait de romanisation, productions et commerces au début de la métallurgie du fer dans le sud de la Gaule : état des lieux critique, par Gaspard Pagès2. Architecture antique entre âge du Fer et époque impériale en Provence. Piliers à serpents et piliers à baguettes droites du site de Château-Bas à Vernègues (Bouches-du-Rhône), par S. Agusta-Boularot et al. 3. Les maisons romaines précoces de l'oppidum de Roquelaure-La Sioutat (Gers). Bilan des recherches récentes, par Ph. Gardes et al. 4. La première occupation militaire romaine de Strasbourg (Bas-Rhin), par S. Martin 5. Une schola monumentale découverte boulevard Frédéric Latouche à Augustodunum / Autun (Saône-et-Loire), par Y. Labaune et al. 6. Le complexe monumental suburbain de Saint-Martin-au-Val (Chartres, Eure-et-loir) : état de la recherche (2006-2011), par B. Bazin et al. 7. Un cercueil antique en plomb découvert à Evreux (27) : étude pluridisciplinaire, par S. Pluton-Kliesh et al. 8. Les notables voconces au Haut-Empire, par B. Rémy9. Supports d'écriture et gestion au quotidien : graffiti sur briques et estampille sur imbrex de Bagacum/Bavay, par Ch. Hoët-Van Cauwenberghe 10. Les moulins de l'Antiquité tardive en Gaule méridionale. L'exemple des meulières de Saint-Quentin-la-Poterie, par S. Longepierre
La réalité juridique de l'esclave à Rome et l'approche économique de l'esclavage ont longtemps figé nos représentations de la place de l'esclave dans la société romaine. C'est l'objet de cet ouvrage, à partir de la confrontation des sources littéraires et de la riche documentation épigraphique, iconographique et archéologique de Rome, du Latium et de la Campanie, du Ier siècle avant notre ère au IIIe siècle ap. J.-C., que de proposer une réévaluation de la situation de l'esclave sous l'angle de sa participation à la vie religieuse, en réfutant l'idée d'une exclusion induite par le modèle de la religion civique. En interrogeant les modalités d'accès des esclaves aux pratiques religieuses, leur participation aux sacrifices publics, aux cultes des uici , des collegia , de la familia , l'ouvrage pose la question de la nature de leur engagement, de leur initiative, voire de leur autorité dans le cadre d'une religion ritualiste, où les obligations sont conditionnées par le statut, mais où, pour les esclaves, la sociabilité joue un rôle fondamental. S'il n'y a pas de religion propre aux esclaves, c'est bien parce que chacun est à même de participer à la vie religieuse des structures romaines en vertu de l'enchevêtrement des réseaux auxquels il appartient.
Résumé : Cet ouvrage, fondé sur des études de cas pompéiens précis et bien documentés, constitue un manifeste pour une archéologie du geste et ouvre une nouvelle manière d'écrire l'histoire, à partir d'une archéologie aujourd'hui pleinement capable de détecter et de restituer le concret de l'action humaine. Les matériaux et les aménagements révélés par l'archéologie résultent d'actions humaines pensées ou induites qu'il s'agit de retrouver dans le cadre d'un processus déductif argumenté, à partir de données de terrain aussi nombreuses que fiables. Sont alors dévoilés l'agir et le faire, la façon dont une société construit quotidiennement ses pratiques et ses usages, la manière dont une tradition est continuellement réinventée, comment un groupe humain investit les espaces et les territoires. N'est-ce pas là, au fond, ce qui fait la spécificité des sociétés humaines depuis trop longtemps enfermées dans les tiroirs d'une histoire périodisée et conventionnelle ?
Résumé : Il est un fragment d'histoire encore mal cerné et mal expliqué, celui de l'évolution des lieux de culte païen de l'Occident romain du IIIe au Ve siècle apr. J.-C. Tout a été dit ou presque, à partir des sources disponibles, sur la restauration de l'Etat impérial et des cités de l'Antiquité tardive après la crise du IIIe siècle, sur la lente intégration des communautés chrétiennes dans le paysage des cités et la continuité du paganisme jusqu'à sa quasi-destruction sous Théodose à la fin du IVe siècle. Cependant, dans le tableau des mutations en oeuvre à partir du IIIe siècle, l'évolution des systèmes religieux mis en place par les cités d'Occident à partir de l'époque augustéenne reste, pour une grande part, mystérieuse. La faute en incombe en premier lieu à la disparition des documents épigraphiques après 250, mal relayés par des textes provenant d'auteurs chrétiens ou païens, souvent rhétoriques et surtout polémiques. Que sont alors devenus les grands sanctuaires civiques construits et restaurés à grand frais aux Ier et IIe siècles par les élites locales ? Qu'est-il advenu des grandes fêtes civiques et des sacrifices donnés en l'honneur des divinités municipales à partir de l'effondrement de l'Etat romain au me siècle et de sa restauration à partir de Dioclétien ? Le silence quasi total des sources écrites sur la vie dans les sanctuaires des Gaules et des régions voisines aux IIIe et IVe siècles imposait de prendre en compte les données archéologiques. C'est ce que propose ce dossier nourri de résultats tirés des fouilles récentes avec deux constats majeurs qui amènent à revoir l'histoire du polythéisme tardif : l'abandon de nombreux grands sanctuaires civiques dès la seconde moitié du IIIe siècle et l'avènement d'un autre paganisme au IVe siècle.
Ce dossier réunit dix études relatives à des monuments funéraires découverts dans les provinces romaines des Gaules et des Germanies. Deux d'entre eux, démantelés, remployés et issus de découvertes anciennes, font l'objet de relectures permettant d'en proposer des restitutions. Les huit autres, inédits pour l'essentiel, ont été exhumés à l'occasion de fouilles récentes, préventives ou programmées, et s'échelonnent entre la fin du Ier s. av. J. -C. et les IIIe-IVe s. apr. J. -C. L'ensemble, précédé par une introduction qui fixe les cadres généraux, permet de discuter de la forme, de la localisation et de l'interprétation de ces constructions élevées par des membres de l'élite et destinées à ancrer leur mémoire dans le paysage des cités. En guise d'épilogue, le devenir de ces édifices ainsi que leur postériorité sont examinés.
C'est que du bonheur ", s'exclame-t-on désormais communément à tout propos ! Mais qu'est-ce que le bonheur ? Un désir, une aspiration ? Une disposition d'esprit, une aptitude que chacun posséderait à des degrés différents, l'humanité se divisant entre optimistes et pessimistes ? Notre époque, pourtant lourde d'angoisses en l'avenir, semble en effet obsédée par le bonheur. Elle paraît faire de la capacité à être heureux une injonction, un ordre politiquement correct : multiplication de guides et de manuels, créations de clubs et de think tank (" Fabrique Spinoza ", " ligue de l'optimisme "), mise en place de travaux de recherche sur le thème (chaire de sciences du bonheur, Nobel d'économie décerné à Angus Deaton pour ses travaux sur bonheur et croissance). Ce dictionnaire est donc né d'un étonnement sur la place paradoxale prise par une notion fuyante dès que l'on tente de la fixer historiquement et psychologiquement. Il se veut donc critique. Croisant des points de vue multiples à travers 230 entrées et 92 auteurs, de la philosophie à la littérature, des arts à la sociologie, de l'économie à la psychologie et à la psychanalyse, des neurosciences à l'histoire, etc. , il est à la fois instrument de connaissances et invitation à réfléchir sur le contemporain. L'enjeu de ce dictionnaire réside surtout dans la volonté de questionner les nouveaux clichés sur le bonheur.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.