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Le peuple d’ici-bas. Christine Brisset, une femme ordinaire
Van Acker Christine
ESPERLUETE
22,00 €
Épuisé
EAN :9782359841602
Au détour d'une promenade, Christine Van Acker découvre le Square Christine Brisset à Angers. Un nom d'abord, puis une femme et son histoire qui ne cessent de l'intriguer, de la poursuivre. Elle entame des recherches, fouille les archives de la Ville, interroge des proches. Plus elle en apprend sur la vie de Christine Brisset et son action sociale auprès des plus démunis, plus elle est fascinée, plus la réalité des taudis de l'après-guerre résonne avec la réalité des sans-abris du XXIe siècle. Pionnière de l'action sociale, Christine Brisset a oeuvré pour reloger plus de 12 000 personnes, organisé quelques 800 squats, écrit d'innombrables lettres aux autorités, entrepris la construction des maisons Castors... Si les squats de maisons bourgeoises inoccupées sont la partie la plus spectaculaire de son action, la grande pauvreté est le noyau dur de sa révolte : celle-ci s'accompagne de combats contre l'illetrisme et pour l'accès aux soins de santé ; elle combat toutes les formes d'injustices liées au pouvoir ou à l'argent. Ne pensez vous pas que nous qui n'avons pas faim, nous qui pouvons donner à nos enfants très largement le pain et les vacances, ne pensez-vous pas que nous qui sommes l'élite, nous pourrions peut-être oublier un moment notre cas particulier et apporter notre intelligence, notre science à essayer de voir ce qui ne va pas dans la grande machine ? Christine Brisset était une femme entière et atypique, pétrie d'humanisme et de bon sens. Sa personnalité détonne, dérange et agace dans une France grise et bien-pensante des années cinquante et nous interpelle aujourd'hui. Christine Van Acker se met au service de la mémoire de cette femme qui s'exprime à travers elle. Ponctué d'extraits d'archives régionales, de témoignages de ses proches, de citations de Christine Brisset elle-même, le texte de Christine Van Acker nous dévoile un portrait de femme déterminée, engagée, coriace. Malgré les nombreuses accusations dont elle a fait l'objet, les condamnations, les menaces d'emprisonnement, une santé chancelante et les difficultés incessantes, elle a toujours continué à agir pour une justice humaine qu'elle estimait au-dessus des lois de l'époque. Christine Van Acker fait résonner ce parcours de femme dans notre monde actuel où le sans-abrisme explose, où les réfugiés et sans-papiers sont exclus, où l'accueil citoyen est criminalisé en "délit de solidarité" . Aux questions complexes, politiques ou populistes, Christine Brisset opposait une réponse simple et claire : un toit pour chaque famille.
Voici quelques années, nous avons quitté la capitale. Au grand dam de la famille et des amis, nous sommes venus nous installer Ici. Non pas au Costa Rica, à Málaga, ou à Las Palmas, mais Ici, tout en bas de la carte de la Belgique, juste en dessous de la grande forêt d?Ardenne.
Crire l'Apocalypseâ! Voilà le surprenant défi que la Villed'Angers a lancé, depuis 2011, aux écrivains accueillis en résidence durant deuxmois dans différents quartiers de la ville. Ce choix trouve toute sa légitimitédans les oeuvres magistrales qui sont une fierté parmi tant d'autres de la citéangevineâ : la Tapisserie de L'Apocalypse au château d'Angers et Le Chant duMonde de Jean Lurçat exposé dans l'ancien hôpital Saint-Jean. Aprèsla parution d'un premier volume collectif en 2016, cette nouvelle éditionrassemble les textes des cinq derniers auteurs accueillis de 2017 à 2022. Toujours surprenantes et riches d'émotions, libres dansl'expression, ces pièces tissées par les auteurs donnent à voir de quellemanière ce thème résonne dans la création contemporaine et prolongent ainsi ledialogue instauré par la tapisserie de l'Apocalypse.
Avec les boutons qui nous sortent de partout et nos cheveux lourds qui résistent à toutes les marques de shampoing, je dis que, mes copains et moi, nous sommes à l'âge gras.Mon pote Quentin, la première fois que je l'ai rencontré, je l'ai surnommé Tableau de bord. Il est champion «bourgeons toutes catégories»: abondance, couleur, grosseur, consistance, contenu, situation géographique. Pour le charrier, je lui dis que si on faisait le silence total, on pourrait entendre ses bubons éclater comme les graines du genêt qui pètent dans le jardin, en été. Puis, j'ajoute que si on éteignait la lumière, les viewmetres de son tableau de bord vireraient à la saturation.Ma mère nous dit, pour nous consoler, que nous sommes des crapauds ensorcelés et que nous allons nous transformer bientôt en beaux princes charmants. Nous serions obligés de commencer par l'étape nulle des pustules avant d'en arriver à l'ultime étape, immaculée et majuscule, celle du Jeune Homme. Comme ces horribles grosses larves ternes et informes qu'on trouve dans la mare au printemps et qui se métamorphosent en jolies libellules dorées aux ailes délicates l'été venu.J'avoue que j'ai du mal à imaginer Tableau de bord en fringant et séduisant jeune homme, genre pub pour un déodorant.C'est notre lot à tous: l'épreuve de la sorcière Puberté. Dans le genre maléfices, elle n'est pas mal dégourdie et inventive, la vieille carne: les pieds qui poussent plus vite que le reste (je ne parle pas de l'odeur), la voix qui s'enraye (je les aimais bien, moi, mes aigus), les tendons qui tirent (je hais le prof de gym), les muscles en compote (je hais idem), les poils qui se plantent au hasard, sans savoir encore trop où se mettre.
Quand la bête humaine devient un mauvais sujet jusqu'à devenir sa bête noire, Christine Van Acker observe plutôt les autres animaux. Elle les accompagne un bout de chemin, écoute leurs voix, se glisse en eux, essaie de les voir au plus près de ce qui les anime. Elle emprunte ensuite les voies de la littérature pour tenter de les soulager de la charge que nous leur avons mise sur le dos à leur insu afin que puisse advenir un instant la présence nue de ces autres bêtes débarrassées de nous. Dans ces courtes chroniques, pleine d'humour et, mine de rien, très sérieusement documentées, on rencontrera des tardigrades, des limaces, des oiseaux, des cochons, ...,et quelques individus étranges.
Claire, étudiante, est à la recherche du monde et d'elle-même. En quête d'absolu, elle pense naïvement qu'elle pourra découvrir LA vérité ou une sorte de formule magique qui lui permettrait d'appréhender l'univers. Elle cherche d'abord dans les livres, puis dans les rencontres de hasard, enfin, c'est un voyage, décidé sur un coup de tête, qui l'emmènera vers une métamorphose...
Faire ses blancs pains, au Pays des Collines, c'est pétrir le drap du lit comme pour préparer une offrande pour l'au-delà. Ce geste annonce alors que la mort est proche et que le mourant, doucement, se prépare. En trois textes qui s'enchaînent, Françoise Lison-Leroy interroge la place prise par chacun dans sa famille, les présents comme les absents, ceux à la longue vie ou les enfants partis trop tôt. Comme cette tante de deux ans, emportée par la fièvre dans un temps où la vie des enfants était plus fragile. Au cimetière du village, sa tombe côtoie celles d'autres enfants ; un respect sacré, partagé, inné, entoure ce petit coin du cimetière. Sa présence habite les pensées et les promenades de l'auteur. Evocations légères, souvenirs, bribes glanées au fil des pérégrinations, mémoire de la famille... ce qui reste de vie pour ceux qui grandissent. Précédée par cet enfant, l'auteure se sent aussi portée par celle qui lui offre alors une bienveillante attention. Elle tisse un monde où les sentiments se transmettent par delà les mots. Diane Delafontaine accompagne ce texte d'images qui, elles aussi, s'ancrent au passé comme au présent. Une manière de faire le lien et de donner au texte une tonalité faite de photos anciennes et de retouches à l'encre.