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Des ricochets dans l'eau. Quand la poésie s'invite au coeur du social
Valsan Nicolas ; Kérimel de Kerveno Eric ; Carbona
CHAMP SOCIAL
20,00 €
Épuisé
EAN :9791034608225
Les textes que vous allez découvrir dans ce recueil sont issus du salon du livre social, et sont le fruit de véritables rencontres : car ne nous y trompons pas, ces Salons Nomades ne participent pas d'une intervention sociale affaire d'experts. Ils vont au-delà de la participation des personnes accueillies et accompagnées. Ils procèdent de l'action sociale, du changement social, du développement social, en tant que mouvement (aussi infime soit-il) que la société et la collectivité produisent sur elles-mêmes. Inhibés par l'écriture, curieux, amusés, passionnés... ils se sont prêtés au jeu de l'écriture, au plaisir d'être ensemble. Pas de commentaires, pas de jugement. Ne pas briser l'instant fragile de la rencontre. Et puis, progressivement, plus ou moins rapidement, alors, de multiples possibles se font jour pour chacun, individuellement et collectivement : la fulgurance d'un talent quand on s'en pensait dénué, l'évidence d'une place parmi les autres quand on se croyait seul, la découverte d'un sens, d'un chemin, d'un itinéraire enviable et désirable, le partage de souvenirs enfouis, la narration de ce que l'on ne pouvait pas exprimer, une amitié, un amour qui semblaient improbables. La rencontre, la poésie, le partage : avec le lecteur désormais, qu'il y soit le bienvenu !
Voici un ouvrage qui propose une conception des activités de maîtrise de la langue au cycle 3 pour le moins originale: pourquoi ne pas partir des productions de récits des élèves pour certain nombre de problèmes d'écriture qui seront alors résolus à travers des situations d'apprentissage, ce qui permettra l'amélioration des écrits! Les séquences pratiques et illustrées présentées ici s'articulent autour de certaines notions (la structure, le temps, le portrait, le dialogue...) et sont toutes organisées selon une démarche rigoureuse, structurée et réexploitable sur d'autres supports au chois de l'enseignant. Des tableaux de programmation et de progression didactique, intégrant les compétences des programmes, permettent de se situer par rapport à son enseignement.
Carbonara Michel ; Kérimel de Kerveno Eric ; Valsa
Maurice est assis sur une chaise, dans un coin de l'immense bibliothèque du CHRS le Mascaret où se côtoient sans sourciller un vieux guide du routard sur la Grèce, une biographie de Johnny Hallyday, un improbable traité de dignité du début du 20° siècle et une édition de luxe de Don Quichotte de 1852. Un lieu improbable dans les quartiers Nord de Marseille. Hors du temps. Pour l'instant, Maurice ne dit pas grand chose. C'est la première fois qu'il vient à l'atelier, mais son oeil saisit chaque mouvement du groupe, son oreille capte chaque mot prononcé. Les traits de son visage réagissent aux textes que nous écrivons et que nous nous partageons. Et puis sa voix s'élève. Grave, calme, profonde : "Finalement, écrire, c'est aussi l'art de décorer le silence ! ". Ecrire, c'est aussi l'art de décorer le silence. Nous nous regardons. Le temps se suspend encore plus. Maurice enchaîne. "C'est Debussy qui disait ça de la musique. La musique, disait-il, c'est l'art de décorer le silence. Mais en fait ça marche aussi pour les mots. Ecrire, c'est aussi l'art de décorer le silence". Et nous voilà une nouvelle fois projetés au milieu des voyages immobiles que nous aimons tant, entourés d'images poétiques qui se chevauchent et s'entremêlent. Ce n'est plus un stylo que nous tenons, c'est un pinceau. C'est une flute traversière. Et ce n'est plus une feuille qui est posée sagement devant nous sur la table. C'est une toile, c'est un orchestre symphonique. Ecrire, c'est aussi l'art de décorer le silence. Dix mots. Pas plus. Dix mots et les murs tombent, les douleurs s'atténuent, les sourires se rencontrent. Dix mots et nous voilà ailleurs. Nous voilà là où nous pouvons reprendre possession de nous. De notre histoire. De notre vie. Nous voilà en poésie... Ecrire, c'est aussi l'art de décorer le silence... Deuxième tome des écrits créés lors du Salon du Livre Social. Et toujours autant de beauté, de jeux, de rencontres, de partage, de cris, de colères, d'émotions... De poésie.
Il y a dans cet ouvrage de la dénonciation et de l'énonciation. C'est une démarche politique assumée. La dénonciation est utile dans un temps où le tri des publics est en marche ; l'énonciation est salutaire car elle propose un nouvel élan à un travail social qui s'est égaré sur les chemins de la technicité et de la prestation. Personne ne pourra reprocher à Nicolas de ne pas connaître ce dont il parle. Nicolas est engagé au quotidien et fait de la participation et de la fraternité une discipline quotidienne. Il permet à Floriane, à Vanessa, à Salim et à tous ceux qu'il rencontre de porter leurs voix, une voix qui à force de prendre des coups, accuse le coup, comme l'écrit sublimement et avec force Floriane, après avoir été orientée sans aucun regard par un technicien du travail social.
Cette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.
La crise adolescente n'appelle pas une gestion sécuritaire normative. Elle convie les parents, les éducateurs et les soignants à faire preuve de répondant sur le mode dialectique de la diffraction et de la reprise, de la répétition et du changement, de la saturation et de la surprise, de la rupture et de la création. L'auteur aborde la prise en charge psycho-éducative des adolescents en souffrance par le biais d'occurrences peu étudiées : les mises en danger "silencieuses" et implosives, l'impact psychique de la monoparentalité et de la précarité, l'addiction à l'écriture, les amoureux qui peinent à " concrétiser", etc. Il articule ces manifestations cliniques avec les pratiques développées dans un Point Accueil Écoute Jeunes (PAEJ), qui accueille des adolescents excessivement engagés dans des comportements risqués et leur entourage.