1er août. Ordre de mobilisation générale ! Tout est donc fini et la France va jouer son grand jeu. Quelle journée, que de halètements, jusqu'à ce que l'affiche paraisse ; je n'en pouvais détacher mes yeux, tout ceci est si net, si formel, si inéluctable, si impérieux !" consigne Félix Vallotton en 1914 dans son Journal. L'artiste, qui ne put prendre part à la Grande Guerre en raison de son âge, publie en 1916, à compte d'auteur, six gravures sur bois, instantanés d'un conflit qu'il ne connaît alors que par la presse, les films d'actualités et quelques témoignages. C'est la Guerre ! traduit admirablement la colère et la révolte de Vallotton face à un événement inique et insupportable. En 1917, à l'initiative du secrétariat aux Beaux-Arts et du ministère des Armées, Vallotton se porte volontaire pour se rendre sur le théâtre des opérations, en naîtront une dizaine de tableaux mais aussi des convictions : la représentation de la guerre ne peut résulter que de la méditation et "l'idée de la guerre est une idée intérieure".
Si les toiles du célèbre Félix Valloton (1865-1925) frappent par leurs couleurs profondes, son roman La vie meurtrière, rédigé entre 1907 et 1908 et publié de manière posthume en 1927, est imprégné d'une inquiétante noirceur. Jacques Verdier, artiste de vingt-huit ans, s'est suicidé à son domicile. Il a laissé à l'attention du commissaire qui constatera les faits une courte lettre et un pli. Dans ce pli, un manuscrit au titre intrigant, Un amour, déroule de façon implacable le récit d'une vie funeste... Bien malgré lui, le défunt semble avoir provoqué depuis sa plus tendre enfance d'épouvantables accidents mortels. Crises cardiaques, chutes, empoissonnements, brûlures se sont multipliés autour de lui jusqu'à ce que la question lancinante de sa propre responsabilité l'accule à envisager une solution radicale. Jacques portait-il en lui, comme il le croyait un "fatal pouvoir", un "principe de mort"?
Résumé : Jacques Verdier, jeune peintre de vingt-huit ans, laisse en se suicidant une courte lettre à l'attention de celui qui découvrira son corps. Un manuscrit, autobiographie en forme d'aveux, accompagne le pli. Titré Un amour, il déroule de manière implacable le récit d'une vie qui ne pouvait mener qu'à une mort violente... En effet, le défunt, depuis sa plus grande enfance, a provoqué bien malgré lui d'épouvantables accidents mortels. Crises cardiaques, chutes, empoisonnements, brûlures se sont multipliés autour de lui, jusqu'à ce que la question lancinante de sa propre responsabilité l'accule à envisager une solution fatale...
Résumé : Le premier roman de Vallotton pourrait être intitulé "Scènes de la vie parisienne". Il y raconte les ambitions et les déceptions de dynasties bourgeoises oscillant entre affaires, administration et bohème, aspirant au succès mais ne cessant de retomber dans la médiocrité. Dans la peinture de ses personnages et de leurs destins croisés, Vallotton réussit le tour de force de marier empathie et distance ironique.
Laporte Sophie ; Caillat Marie ; Castiglione Julia
Merveille archéologique, source inépuisable d'histoire, joyau esthétique, Pompéi a inspiré des générations d'écrivains et de peintres. La ville continue de fasciner les voyageurs qui empruntent ses rues pavées et contemplent les mosaïques de la Maison du Poète tragique ou les fresques sublimes qui ornent la Villa des Mystères... S'appuyant sur les travaux les plus récents des archéologues et revenant sur les fouilles organisées à partir du XVIIIe siècle, cet ouvrage propose un voyage évocateur) travers le temps et l'espace pompéiens. Contenu numérique exclusif : interviews vidéo des archéologues, images des plus belles fresques en très haute résolution, reconstitution 3D des maisons pompéiennes.