Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Evangile des païens. Une lecture laïque de l'évangile de Luc
Vallet Odon
ALBIN MICHEL
10,00 €
Épuisé
EAN :9782226172860
Extrait Extrait de l'avant-propos de Odon Vallet : «Notre ami le médecin» : c'est ainsi que saint Paul (Colossiens 4, 14) parle de Luc, l'auteur du troisième évangile et des Actes des apôtres. Telle est du moins la tradition chrétienne sur cet auteur «païen», c'est-à-dire de culture grecque plutôt que juive. Trente ou quarante ans après la mort de Jésus (et sa Résurrection pour les croyants), il aurait écrit, à partir de sources diverses écrites et orales, un évangile des païens, destiné à tous les Grecs, Romains, Syriens, Libyens, Phéniciens, Arabes et Cretois du Proche-Orient. La Galilée, où prêcha Jésus, était d'ailleurs appelée «carrefour des païens» en raison du brassage des croyances et du métissage des peuples. Dans ce pays d'étrangers, Jésus s'adresse à des frères. Avec sa gueule de métèque, au sens grec du terme, il prêche, comme Georges Moustaki, une «éternité d'amour». Et il promet la guérison de toutes sortes de maux dont le docteur Luc, son biographe, nous fait un compte rendu élogieux, rempli de prodiges. En un temps où les soins se limitaient aux élixirs et aux onguents, on demandait l'impossible aux guérisseurs. Et Jésus proposait à tous les malades accourus de loin le merveilleux, le miraculeux voyage de l'Amour. Peut-on guérir du mal de vivre ? Cette question se pose dans l'Évangile, de paroles en paraboles, de conversations en conversions. Ces mots qui soignent les maux, ces gestes qui pansent les plaies portent la marque personnelle d'un Sauveur. Certes, les lois juives du Lévitique comprenaient de nombreux préceptes d'hygiène dont la nourriture casher, très saine, est le meilleur exemple. Et c'est en Galilée que, vers 200 apr. J.-C, Mar Samuel Ben Abba préconisa la stérilisation de l'eau par ébullition. Mais le prophète Jésus et le docteur Luc enseignent plutôt une hygiène de la vie de l'âme, une clinique des coeurs endurcis. Les aventures de Jésus, décrites par le médecin Luc, peuvent déconcerter par leur part de mystère. Nous nous demandons à juste titre comment Jésus marchait sur les eaux. Mais ne sourions pas trop à cet irrationnel. Dans notre monde déboussolé, les sourciers ont de l'avenir et si, en Europe, la pratique religieuse baisse, la croyance au surnaturel augmente.
Si le monde est un cimetière de langues, il est aussi une nécropole de religions. La mondialisation des échanges et le brassage des croyances ont, au cours des siècles, condamné d'innombrables religions locales que l'on pensait solidement implantées ou promises à un grand avenir. A l'inverse, des cultes très minoritaires ont rayonné sur toute la terre. Alors que celui de Mithra a disparu, celui de Jésus a prospéré et si les dieux de l'Egypte n'ont pas survécu à la conquête musulmane, le Dieu d'Israël a traversé toutes les persécutions ; Brahma n'a plus qu'un seul temple dans toute l'Inde quand Shiva et Vishnou en ont des milliers. Demeurent solidement implantées aujourd'hui trois grandes familles de religions. Issus des pays du Croissant fertile, entre le Nil et l'Euphrate, première région au monde à avoir inventé l'agriculture et l'élevage, les villes et l'écriture, le judaïsme, le christianisme et l'islam se sont choisi un dieu unique. En Inde, dans un autre foyer néolithique, ce sont d'autres systèmes de croyances qui se sont instaurés, toujours vivants dans le jaïnisme, le bouddhisme, l'hindouisme et le sikkisme. A leur tour, les spiritualités indiennes ont croisé les religions extrême-orientales - taoïsme, confucianisme, shintoïsme - de la Chine et du Japon. Le continent asiatique a ainsi enfanté les plus anciens fondateurs ou réformateurs religieux qui, de Moïse à Zoroastre, de Jésus à Mahomet, du Bouddha à Confucius et Lao-Tseu, continuent à marquer la vie et la mort de 90 % des humains du monde entier. L'entrée dans le troisième millénaire est l'occasion de réfléchir, avec Une autre histoire des religions, sur ces cultes qui se renouvellent et cette foi qui ne vieillit pas.
Résumé : Aujourd'hui, les trois grandes familles de religions se définissent par rapport à leur région d'origine ; le Proche Orient (judaïsme, christianisme et islam), l'Inde (bouddhisme, hindouisme et jaïnisme), la Chine et le japon (bouddhisme, taoïsme, confucianisme et shintoïsme).
Comme les paraboles des Évangiles nous ont légué le mot français «parole» (italien, parola, portugais, palavra, espagnol, palabra), les messages des religions ont d'abord été oraux. Parmi les multiples discours des nombreux sages et prophètes, un petit nombre a touché durablement les auditeurs et nourri leur mémoire.En passant de l'oral à l'écrit, les messages religieux se sont mis à l'abri des troubles de mémoire et des altérations progressives. Toutes les confessions sont ainsi devenues des religions du ou des livres et les progrès techniques de celui-ci ont favorisé la propagation de la foi au risque de figer ce que la lettre avait fixé...
Cet ouvrage est le fruit de la pratique de zazen enseignée par Maître Taisen Deshimaru, expérience fondamentale de connaissance de soi, des autres, du monde et du cosmos. Comment vivre ici et maintenant? Comment observer son karma sur le chemin de la vie à la mort? Comment se concentrer instant après instant tout au long de la vie quotidienne afin de vivre pleinement le moment présent et ne pas laisser vainement passer le temps? Observation-concentration, aller de l'un à l'autre, telle est la méthode que nous propose Maître Deshimaru aussi bien à travers la posture de zazen que durant la vie quotidienne. C'est à partir de cette pratique millénaire et au-delà du temps, par l'entraînement du corps, de la respiration et de l'esprit qu'on devient un miroir où tout peut se réfléchir. Cet ouvrage, basé sur les principes de la médecine orientale, nous livre de plus un enseignement fondé sur l'ésotérisme du bouddhisme Mahayana et jamais révélé en Occident.
Djalâl-od-Din Rûmî que le monde de l'islam désigne, par respect, comme "notre maître" (Mawlânâ, Mevlana en turc) n'est pas seulement l'un des plus grands penseurs mystiques de tous les temps, un voyant qui (au XIIIe siècle !) parlait de la fission de l'atome et de la pluralité des systèmes solaires, c'est aussi l'un des plus merveilleux poètes de la littérature universelle, fondateur de l'ordre des derviches tourneurs. La mise de l'homme au diapason du cosmos, l'oratorio spirituel des derviches qui symbolise la ronde des planètes autour du soleil et, à un second niveau, la recherche du Soi, sont longuement célébrés dans les Rubâi'yât: comme les atomes, le soufi danse, et la musique ne fait que "réveiller les mystères du coeur".
Le Livre de la Voie et de la Vertu (Tao Te King) est attribué à Lao Tseu (ve-IVe siècle av. J.-C.). C'est une superbe prose classique. Elle jaillit comme le souffle de l'univers entre le Ciel et la Terre. La Voie, comme leur principe unique, produit tous les êtres. Elle les contient, elle les soutient, elle les régit, maintenant leur cohérence intime et leur cohésion globale. D'un seul mouvement du coeur, contemplons le repos de cette Mère, observons les enfants qui sortent d'elle. Tel est le monothéisme si vivant des Chinois. Le Taoïsme sécrète l'optimisme, désarme l?agressivité, élude les difficultés, avec la grâce du naturel propre à l'esprit chinois.
Quand et pourquoi la Bible a-t-elle été écrite? Que savons-nous des premiers patriarches? Quand le monothéisme est-il apparu? Comment le peuple d'Israël est-il entré en possession de la Terre promise? Jérusalem a-t-elle toujours été le centre de l'ancien Israël ? Pour la première fois, il est possible de répondre à ces questions avec un haut degré de certitude. Car les auteurs, Israel Finkelstein et Neil Asher Silberman, puisent leurs arguments dans les découvertes archéologiques les plus récentes, entreprises en Israël, en Jordanie, en Égypte, au Liban et en Syrie. Loin de sortir désenchanté de cette mise à plat historique du Livre des livres, le lecteur est d'autant plus fasciné par ces nomades et ces agriculteurs d'il y a trois mille ans, qui ont su fabriquer, en des temps de détresse ou de gloire, un récit dont la fécondité n'a cessé d'essaimer au-delà de ce peuple.
Lorsque Jésus veut parler de, Dieu et de ce qu'il espère des humains, pourquoi choisit-il de raconter des histoires ? Les courts récits fictifs, à portée symbolique, que sont les paraboles sont ciselés pour ouvrir de nouveaux champs de réflexion. Elles visent à secouer l'apathie et susciter une action fraternelle selon une visée universelle et attentive aux plus faibles, aux plus pauvres, aux bannis de la société. Camille Focant présente ici une interprétation des 32 récits paraboliques des évangiles, offrant au lecteur un commentaire complet des différents genres de paraboles que l'on y rencontre. Un livre indispensable pour mieux comprendre l'enseignement de Jésus.
En attendant la fin du monde, il était temps que le voile soit levé sur le plus énigmatique des textes bibliques. Une vraie révélation sur la Révélation. Jamais le livre de l'Apocalypse n'a autant inspiré notre culture occidentale : au cinéma, en littérature, dans l'histoire de l'art ou même en politique, il fait l'objet de tous les fantasmes. L'image zodiacale des douze étoiles n'est-elle pas constitutive du drapeau européen ? Que dire des mouvements millénaristes, souvent violents et radicaux, inspirés par l'une ou l'autre des pages du livre ? Sans religion ni Dieu, ne les retrouve-t-on pas jusque chez nous, dans la plus proche actualité, sous la forme de groupes aux velléités d'insurrection ? Dans un langage crypté mais apte à traverser siècles et cultures, l'Apocalypse énonce un diagnostic profond et décisif des maux structurels de l'humanité, qui débouche sur une vision d'espérance pour le monde d'aujourd'hui. André Paul nous offre ici une nouvelle traduction pour expliquer l'un des plus grands textes de l'humanité. Un livre à lire et à relire.
Résumé : Les textes gnostiques anciens n'étaient accessibles qu'à travers les citations des Pères de l'Église acharnés à les combattre, quand, en 1945, on découvrit à Nag Hammadi (Haute-Égypte) douze livres reliés en cuir et plusieurs feuillets d'un treizième : toute une bibliothèque gnostique sur papyrus, en traduction copte, qui procurait enfin la rédaction complète de plusieurs écrits discutés par les philosophes néoplatoniciens et les hérésiologues chrétiens, comme l'Évangile de vérité, attribué à Valentin, le Livre des secrets de Jean, ou le célèbre Évangile de Thomas. La Pléiade propose la première traduction française intégrale de cette bibliothèque, complétée par les textes, en partie parallèles, du manuscrit de Berlin. De genres très divers (apocalypses, évangiles et actes apocryphes, dialogues de révélation, homélies, rituels initiatiques, etc.), ces écrits relèvent de plusieurs courants. Polymorphe par essence, le gnosticisme n'a jamais constitué une religion institutionnelle. Qu'est-ce que la gnose dont se réclament les gnostiques ? C'est le pouvoir pour l'homme de recouvrer ce qu'il y a en lui de divin. La voie qui mène à cette connaissance passe à la fois par la tradition authentique des grands ancêtres, gratifiés de révélations secrètes, et par l'intuition spirituelle de chacun. Exploration de la conscience et quête des livres disparus sont les deux faces indissociables d'une même remontée vers l'être. Se connaître soi-même, c'est aussi bien connaître Dieu et le chemin de l'ascension, inverse de la déchéance d'ici-bas. La disparition des communautés gnostiques n'a pas entraîné celle de l'idée même de gnose : au seuil du XXIe siècle, le rêve d'une connaissance totale et rédemptrice de la destinée humaine continue de hanter nos contemporains.