Amédée est un notaire à la retraite, éternel sédentaire engoncé dans son petit confort. Quand son voisin et ami, baroudeur qui a tout vécu dans tous les pays, vient à décéder, Amédée décide de partir à la recherche de ses héritiers éventuels. Commence alors un road trip qui ne l'emmènera pas là où il pense. Le scénariste Mark Eacersall nous offre une histoire à la fois émouvante et drôle, rehaussée par le talent de Sylvain Vallée, qui n'a pas son pareil pour dessiner des gueules aux traits marqués et aux expressions hautes en couleur. Un récit qui nous rappelle avec bienveillance qu'il n'y a pas d'âge pour partir à l'aventure, quelle qu'elle soit.
Il n'est jamais trop tard pour vivre une grande aventure.Au soir d?une vie rangée et précautionneuse, un notaire en retraite va partir à l?aventure pour la première fois de son existence. Petite aventure, mais véritable odyssée pour lui. Lancé aussi vite que ses vieux os le lui permettent sur les traces d?un hypothétique héritier, au volant d?un coupé qui n?avait jamais quitté le garage et accompagné d?un curieux passager, il va découvrir qu?il n?est jamais trop tard pour en apprendre sur les autres...... et sur soi-même.Fort d?une carrière de déjà plus de 20 ans, et de quasiment autant d?albums, Sylvain Vallée est devenu l?un des plus grands représentants de la ligne claire revisitée, héritée des grands maitres tout en faisant preuve d?une modernité indéniable. La magie de son dessin et de sa mise en scène graphique réside dans le fait qu?il en émane toujours la juste intention, le juste regard, la juste émotion? Il s?essaie avec succès et pour la première fois au roman graphique, en associant son talent à celui de Mark Eacersall, dont l?écriture cinématographique, tout en rythme, en pleins et déliés, trouve ici un adoucissement et une tendresse, liés au sujet abordé, sans rien perdre de son mordant. Les auteurs, tous deux primés à Angoulême (pour Il était une fois en France et GoSt 111), associent leurs talents de conteurs dans ce road trip initiatique, drôle et poétique, révélant des sentiments profonds et humains, dont la saveur subsiste encore en nous bien longtemps après la lecture de cet album aussi singulier qu?universel.Notes Biographiques : Mark Eacersall est un scénariste franco-britannique qui vient de l?audiovisuel. Il a exercé presque tous les métiers du spectacle à part cracheur de feu. Il aime notoirement les oiseaux et les sports de combat. GoSt 111, son premier roman graphique sorti en 2020, est récompensé au FIBD l?année suivante par le Fauve Polar SNCF. En septembre 2021, il publie aux éditions Glénat Tananarive avec Sylvain Vallée (Il était une fois en France). Sylvain Vallée débute en tant qu'illustrateur de presse et de publicité. Diplômé de l'école Saint-Luc de Bruxelles, il publie en 1997 un premier album remarqué, L?Écrin, polar teinté d'humour noir dont il réalise scénario et dessins, ainsi qu?une série d'illustrations inspirées de célèbres films (dont les Les tontons flingueurs) qui rencontrent un vif succès sous formes d'affiches. La même année, Jean-Charles Kraehn lui propose de collaborer sur la série Gil-Saint-André chez Glénat, pour laquelle il assurera le dessin des tomes 3 à 8. En 2006, il créé Il était une fois en France avec Fabien Nury, aux éditions Glénat. Récompensé par le prix de la meilleure série au Festival d?Angoulême en 2011, Sylvain fait découvrir à travers elle un nouveau pan plus personnel de son imaginaire graphique, lié au polar et à l?Histoire. La série rencontrera un succès critique et public indéniable : plus d?1,2 million d?exemplaires vendus. En 2014, il réalise un XIII Mystery, déclinaison de la mythique série XIII, et consacrée au personnage de Betty Barnowsky, sur un scénario de Joël Callède. De 2017 à 2019, il reprend sa collaboration avec Fabien Nury pour créer le triptyque Katanga (éd. Dargaud), récit au ceur de la décolonisation du Congo. En 2021, il publie avec Mark Eacersall son premier roman graphique : Tananarive. Réside à Saint-Malo.
Kraehn Jean-Charles ; Vallée Sylvain ; Jambers Pat
Tous les espoirs de Djida reposent sur les épaules de Gil Saint-André qui va devoir s'enfoncer au coeur de la Kabylie et risquer sa vie pour sauver celle de son amie et de Drissia, sa jeune soeur emmenée en Algérie pour y contracter un mariage forcé. Après avoir affronté un gang de proxénètes pour tenter de sauver sa belle-soeur, le voici contraint de s'opposer non seulement à la famille de son amie, mais aussi à des terroristes prêts à tout pour ne pas laisser filer leurs proies... C'est à une plongée époustouflante de réalisme, au coeur de drame algérien, que nous invitent les auteurs de ce second cycle des aventures de Gil Saint-André...
Nury Fabien ; Vallée Sylvain ; Bastide Jean ; Perd
Résumé : "- Charlie ? - Tout va bien, petite soeur. Tout va très bien... Tu te souviens de ce que je t'ai dit, au sujet du gigot d'antilope et des hyènes ? - Oui. Je m'en souviens... - Eh bien, il ne reste qu'une seule hyène avec moi... Et si tu veux mon avis, je crois que je suis plus rapide qu'elle."
Juillet 1949. Joseph Joanovici comparaît devant la Cour de Justice de Paris pour collaboration. Son avocat est optimiste: les jurés lui pardonneront d?avoir fait fortune sur le dos des nazis, quand ils verront le nombre de Juifs qu?il a sauvés! Monsieur Joseph lui aussi veut encore croire qu?il pourra se faire oublier, peut-être même trouver refuge en Terre Promise... C?est sans compter sur la haine tenace du juge Legentil, qui suivrait son ennemi intime jusqu?en enfer si cela lui permettait de faire triompher la justice.
Résumé : En 1960, après quatre-vingts ans passés sous la domination coloniale belge, le Congo proclame son indépendance ; moins de deux semaines après, la riche province minière du Katanga fait sécession. Le Congo et le Katanga entrent immédiatement en guerre ; au coeur du conflit : la possession des territoires miniers. De nombreux massacres et exodes de civils s'ensuivent. L'ONU impose alors sa médiation et l'envoi de Casques bleus sur place? Dans le même temps, une horde d'ignobles mercenaires est recrutée pour aller libérer les exploitations minières occupées? Et un domestique noir, Charlie, tord le cou au destin en mettant la main sur un trésor inestimable : 30 millions de dollars de diamants, ce qui fait de lui le Noir le plus recherché du Katanga.
Revue de presse Kaio est en proie à une peur sans précédent : Un Super Saiyen a dévasté la galaxie sud, et il demande à Goku d’enquêter sur cette affaire. De son côté, Vegeta se voit approché par deux survivants du peuple Saiyen qui lui demandent de devenir le fier souverain de la Nouvelle Planète Vegeta, dans le but de restaurer la suprématie de leur peuple. Mais Paragus et son fils Broly cachent de noirs secrets… Sorti en 1993 dans les cinémas japonais, le huitième film de Dragon Ball Z (et le onzième de toute la saga des boules de cristal) a pour particularité d’être l’un des métrages les plus appréciés des fans, si ce n’est leur préféré. Les raisons sont simples. Souvenez-vous du combat contre Freezer, le tyran craignant un Super Saiyen qui naîtrait une fois tous les mille ans. Goku devint ce guerrier, puis Vegeta, puis Trunks, puis Gohan… faisant du Super Saiyen un produit de masse. Ce film apporte une véritable justification à ce propos, car il existe bel et bien un Super Saiyen redoutable unique, et il porte le nom de Broly. Vous l’aurez compris, le principal attrait de cette nouvelle histoire est son scénario. L’histoire est prévisible, et il ne faut pas longtemps au lecteur pour deviner l’identité du guerrier légendaire, mais toute la fortification de la mythologie Saiyen nous permet d’être passionnés durant toute la lecture. Guerrier invincible au design complètement exagéré et réussi, Broly fait partie de l’un des adversaires les plus impressionnants de Goku et ses amis. Tout n’est cependant pas exempt de défaut. Si l’histoire de Broly et Paragus est passionnante et très bien expliquée par le biais de flash-back, on regrette certaines facilités… si faciles qu’elles en deviennent risibles. Par exemple, le motif de la haine de Broly envers Goku est criant d’absurdité et crée un certain décalage avec la dimension dangereuse du combat qui se profile. Si dans un titre il convient qu’un personnage vienne à en détester un autre à cause d’un quiproquo ou une trahison, le Super Saiyen légendaire se contente de détester notre héros pour… l’avoir empêché de dormir à cause de ses pleurs lorsqu’il était enfant. Néanmoins, ce détail digéré, l’histoire se savoure sans difficulté aucune. A grand adversaire, grand combat, et ce huitième volet nous propose un affrontement réunissant les plus grands guerriers du cycle des cyborgs. Même Kame-Sennin obtient son petit rôle dans ce volet et permet d’intégrer une touche d’humour là où le sujet se veut grave. Bien entendu, nos ne retrouvons jamais l’intensité de la version animée de cette histoire ainsi que sa bande originale furieuse et son thème épique qui concluait l’affrontement entre Goku et Broly. Néanmoins, on ressent sur ce tome l’effort des créateurs pour découper l’action le mieux possible, et nous retrouvons ainsi nombre d’illustrations phares du film avec une bonne qualité visuelle. Si tous les films de Dragon Ball Z ne se valent pas, de même pour les anime comics dont la réalisation diffère d’un ouvrage à un autre, ce volume est exemplaire de par l’histoire qu’il raconte et le soin qui est apporté au découpage de l’action. Le combat contre Broly est l’un des meilleurs des longs métrages de la saga, et nous le retrouvons avec un certain plaisir nostalgique ici, bien que ce soit dans l’animation dantesque et les musiques épiques de l’anime. Gageons aussi que ce film inaugurait une trilogie autour du personnage de Broly, mais il faudra attendre le dixième volet avant de retrouver le plus grand ennemi cinéma de Goku. (Critique de www.manga-news.com)
Résumé : Le commandant Spandam a donné l'ordre d'exterminer Luffy et ses camarades, lesquels viennent de pénétrer dans la tour judiciaire ! Réussiront-ils à se débarrasser des agents du CP9 et à sauver Robin ?! L'affrontement entre l'équipage de Chapeau de paille et le CP9 est sur le point de commencer ! Les aventures de Luffy à la poursuite du One Piece continuent !!
La mort attend tous ceux qui croisent son regard Acrisios, roi d'Argo, est dans la tourmente. Les oracles lui prédisent que c'est le petit-fils qu'il attend désespérément qui signera sa perte. Après avoir enfermé Danaé, sa propre fille, dans un cachot aux murs de bronze, il décide de la livrer elle et Persée, le fils qu'elle a eu avec Zeus, aux périls de l'océan. Condamnés à une mort certaine, ils sont recueillis sur les rivages de l'île de Sériphos. Ici, le roi Polydecte est subjugué par la beauté de Danaé et, bien qu'elle s'obstine à refuser ses avances, celui-ci multiplie les assauts pour la conquérir. Agacé par son insistance et piqué dans son orgueil, Persée, devenu adulte, décide de le défier lors d'un banquet. Il promet de lui rapporter comme butin la tête de Méduse, la plus redoutable des soeurs Gorgones. Celle qui peut pétrifier quiconque croise son regard... Célèbre pour avoir inspiré au cinéma Le Choc des titans de Desmond Davis (ainsi que le remake de Louis Leterrier de 2010), le mythe de Persée trouve enfin en BD l'adaptation fidèle qu'il mérite !?
En face de la citadelle imprenable de Troie se tient l'armée grecque. Une terrible guerre s'annonce... Pour Ménélas, roi de Sparte, c'est une question d'honneur suite à l'enlèvement de sa femme Hélène par Pâris, prince de Troie. Agamemnon, le frère de Ménélas, y trouve le prétexte de faire tomber la cité mythique pour étendre son empire. Achille, le plus grand des guerriers, voit là l'occasion d'entrer dans la légende. Mais ces hommes, si puissants soient-ils, ignorent qu'ils ne sont que des pions. Que Troie forme le plateau d'une funeste partie d'échec dont seuls les dieux sortiront vainqueurs...Avec cette série en trois tomes, redécouvrez L'Iliade, l'un des récits les plus anciens et les plus célèbres de la Grèce antique. À la fois riche et passionnant, il incarne à lui-seul tout ce qui fait l'essence de la mythologie grecque, évoquant l'hybris (cette folle tentation des hommes de se mesurer aux dieux), la confrontation entre mortels et immortels ou les querelles divines qui se matérialisent dans le destin des hommes.
En ces temps fort lointains habitait dans la ville de Solidor Illian, jeune apprenti sculpteur. Son habileté ravissait l'impitoyable Maître Koppel, délesté ainsi de la plupart des tâches de sculpture. Les habitants de Solidor avaient développé une passion pour les oiseaux exotiques, et chaque maison comportait au moins une cage en bois, avec au moins un oiseau. Les écouter enchantait Illian. Un soir, tandis qu'il fignolait un petit rossignol sculpté dans un rebut de bois, Maître Koppel surgit, furieux, avant d'être apaisé par sa fille, émerveillée par la sculpture. Une sculpture dont ils étaient, à cet instant, loin d'imaginer les répercussions sur toute la ville...
Taylor Davis est écrivain. S'il a connu le succès par le passé, sa carrière est à présent en berne et ses livres se vendent de moins en moins. Mais ce n'est pas très important à ses yeux car Taylor travaille pour l'amour de l'art. Et justement, le nouveau roman sur lequel il se penche depuis des mois l'enthousiasme tout particulièrement. Il s'agit de l'histoire d'un couple située dans les années 1950 et dont l'héroïne se prénomme Stella. Celle-ci s'interroge suc m vie et se pose tellement de questions que Taylor s'est mis à lui répondre et a engagé un véritable dialogue avec elle. Est-ce un signe de schizophrénie ? Pour Taylor, en tout cas, Stella est plus qu'un personnage de fiction. Si bien qu'un jour, alors qu'il vint presque malgré lui de taper le mot "FIN" sur son clavier d'ordinateur, Stella apparaît devant lui. Comme si ces trois petites lettres, à la manière d'une incantation, lui avaient permis de prendre corps dans la réalité! Mais comment un personnage de fiction pourrait-il vivre au sein du monde réel, qui plus est dans me époque qui n'est pas la sienne. Pour Taylor, test la fin d'un roman. Mais pour Stella et lui, c'est le début... d'une histoire.
Thérapie de Groupe" met en scène de façon éblouissante un auteur de bande dessinée à la recherche de l'inspiration. Dans une quête inlassable il parcourt l'univers de la création. Il remonte l'Histoire, fait appel aux plus grands peintres, interpelle Boileau, Nietzsche ou Dieu Lui-même. Faire rimer humour et désarroi n'est pas à la portée de tous les poètes. Avec cet album drôle et émouvant, cultivé et percutant, c'est pourtant l'exploit que réalise l'auteur. Ce voyage aux sources de la création est l'occasion pour le lecteur de constater l'extraordinaire talent graphique de Larcenet et l'ampleur de sa palette. Mais aussi d'entrevoir la douleur d'un artiste se cognant aux murs de l'incompréhension et de la solitude. Au bout du voyage, à chaque fois, l'impasse de la souffrance. Avec une lucidité féroce, l'auteur ne s'épargne jamais et dépeint de façon poignante un artiste à la dérive. Sauf que cet artiste, Manu Larcenet, est aussi le maître de l'autodérision. Et qu'il réussit à rendre chaque dessin, chaque page, chaque échec, aussi hilarant que bouleversant. Face à l'angoisse de la création, sans artifice ni dissimulation, il se met à nu dans une exploration d'une richesse et d'une profondeur rare et d'une vérité souvent déchirante. Et d'une drôlerie surprenante. Dialogues ciselés, mise en scène au cordeau, dessin incroyablement abouti, le dernier avatar d'une oeuvre originale et dense, "Thérapie de Groupe" enchantera évidemment la cohorte des fidèles de Larcenet. Et sera un vrai choc pour ceux qui le découvrent.Notes Biographiques : Manu Larcenet est né en 1969. En 1994 il intègre ?Fluide glacial? et, en 2000, il s'installe chez "Poisson Pilote" (Dargaud) avec Trondheim et "Les cosmonautes du futur" (2000-2004), puis avec son frère Patrice Larcenet et "Les Entremondes" (2000-2001), puis tout seul avec "Le Temps de chien" (2002), "Nic Oumouk" (2005-2007) et le magnifique "Combat ordinaire" (2003-2008), pour lequel il obtient en 2004 le prix du meilleur album du festival d'Angoulême. Entre-temps, il part s'installer à la campagne. Ce virage existentiel notable nous vaut "Le retour à la terre" (2002-2019, Dargaud), scénarisé en toute complicité par son ami Jean-Yves Ferri, dont le 6e tome sort en 2019. De 2008 à 2014, il se lance dans "Blast" (2009-2014, Dargaud) : quatre albums denses, sombres, bourrés jusqu'à la gueule d'une humanité débordante et d?une sauvagerie fascinante. Il publie également une dizaine de titres chez Les Rêveurs, maison d'édition qu'il a cofondée en 1997 avec son ami Nicolas Lebedel. En 2012, il illustre le roman de Daniel Pennac "Journal d'un corps", (Futuropolis-Gallimard). En 2015, il s'attaque pour la première fois à une adaptation, celle du "Rapport de Brodeck" (Dargaud), un roman de Philippe Claudel. Avec "Thérapie de groupe" (Dargaud, 2020), Manu Larcenet se met à nu dans une exploration d'une richesse et d'une profondeur rare et d'une vérité souvent déchirante. Et d'une drôlerie surprenante.