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Etudes Germaniques N° 232, 4/2003 : Hans Christian Andersen
Valentin Jean-Marie
KLINCKSIECK
16,00 €
Épuisé
EAN :9782252034668
L'uvre de Hans Christian Andersen vaut surtout, traditionnellement, par des contes qui ont fait la rputation de leur auteur qui ils ont assur une place au sein de ce que Gthe appelait la Weltliteratur . Cette image tronque et superficielle a t radicalement modifie au Danemark depuis longtemps dj. Les travaux rcemment parus en France, notamment les ditions procures par Rgis Boyer et Marc Auchet, font une large place ces changements de perspective. Dans son pays natal on sait mieux aujourd'hui qu'Andersen, dont les crits sont abords aussi en fonction des genres qu'il a illustrs (le thtre, le roman...), ne fut ni un auteur reclus, ni un narrateur naf. Les tudes runies dans ce volume par Marc Auchet et Jean-Marie Valentin manent des meilleurs spcialistes enseignant en Europe et aux tats-Unis. Elles abordent des questions aussi importantes que celles de la potique, du traitement du temps, des rapports la philosophie. Elles font voir un crivain inform de la vie littraire et des grands dbats esthtiques de son sicle. L'inlassable voyageur que fut galement Andersen n'a de plus cess de s'ouvrir aux mouvements europens et de se confronter dans le conte La Dryade de faon exemplaire au problme par excellence de la modernit en littrature : la vie dans la grande ville.
Résumé : Cet ouvrage réunit une série d'études sur le théâtre dans l'Empire au XVIIe siècle, la perspective globale s'étendant à l'époque qui va de l'humanisme tardif du XVIe siècle à la première phase des Lumières. L'auteur traite des modes d'expression et de la pratique, socialement et confessionnellement conditionnée, des jeux scéniques et de l'opéra. Il montre en particulier les implications du terme de " novum drama " en contexte chrétien, luthérien et catholique. Dans le drame de martyr, à propos duquel il donne pour la première fois sa place centrale au traité Della rinovazione dell'antica tragedia, platonicien et anti-aristotélicien, du jésuite italien Tomaso Galluzzi, il identifie la matrice du Trauerspiel dont le maintien prolongé explique le tarissement. Ces apports permettent de contourner l'écueil des cloisonnements arbitraires, traditionnels, entre les formes liées aux systèmes religieux, politiques, scolaires ou professionnels, formels, linguistiques. C'est à travers ces modes d'organisation polymorphes, rivaux et complémentaires, que se révèle le mieux, pour ce domaine, la singularité du Saint Empire à l'ère de la première modernité. Le pluralisme dans l'usage des langues - l'allemand, le néo-latin et, pour l'opéra, l'italien - est de même réinséré dans une diversité constitutive de la culture de l'époque au sein de l'espace considéré. Les cadres retenus - l'école, la ville, la cour - sont les lieux où prennent forme les rapports changeants entre catégories esthétiques, supports institutionnels et stratégies de conquête ou de consolidation à travers la représentation.
Résumé : De l'échec au projet de "Théâtre National" ne surnage en vrai qu'un texte, la Dramaturgie de Hambourg (1769). Mais il est triplement décisif. Pour l'histoire littéraire allemande, qui formule alors ses ambitions culturelles propres en recourant au médium de la scène. Pour les échanges européens, dans lesquels le paradigme français perd en puissance, rayonnement et validité théorique. Pour la critique dramatique qui, repensant une ultime fois la Poétique d'Aristote, s'invente dans le contexte des Lumières avant de s'épanouir dans la réflexivité du romantisme d'Iéna.
Des débuts de la littérature américaine jusqu'au XXe siècle, les écrivains et les intellectuels américains éprouvèrent le besoin de visiter l'Europe pour évaluer la civilisation dont ils étaient séparés et se situer par rapport à elle. Ils croyaient à l'infériorité intellectuelle de l'Amérique et pensaient que leur éducation ne serait complète que lorsqu'ils auraient pris contact avec une civilisation plus ancienne. La tendance à l'expatriation de l'intelligentsia américaine trouve donc son origine dans les liens traditionnels et culturels qui rattachaient le Nouveau Monde au Vieux Monde.