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L'empreinte
Valensi Michel
ECLAT
8,00 €
Épuisé
EAN :9782841625246
De 1956 à 1973 la Tunisie a perdu la quasi-totalité de sa population juive, qui a émigré en France, en Israël ou ailleurs. Ce livre, paru une première fois à Tunis en 1983, raconte sous une forme allégorique les drames de cet exil, tels qu'ils ont pu être vécus par des personnages aussi imaginaires qu'Alma Alba, détentrice malgré elle de la clé de la dernière maison juive de Tunis, l'homme aux kchouchs qui organisa leur départ, ou Judith, fillette égarée entre Carthage et Belleville, où une partie de la communauté s'est installée à son arrivée en France, dans l'attente de nouveaux départs. Il s'agissait de raconter le mythe de cet exil, de rappeler de quoi était faite la vie de cette population (coutumes étiolées, langages oubliés, histoires effacées...) et ce qu'elle a pu subir, contrainte qu'elle était à un exode sans retour.
Stéphane Mosès, disparu à l'automne 2007, a profondément marqué les études sur le judaïsme moderne et a accompagné en France la découverte d'auteurs aussi importants que Walter Benjamin ou Franz Rosenzweig. Né à Berlin en 1931, il quitte l'Allemagne en 1936 pour se réfugier avec sa famille au Maroc, puis gagne Paris après la guerre où il entre à l'Ecole Normale supérieure en 1954. En 1969, il émigre à nouveau avec sa femme et ses enfants en Israël, pour, selon l'expression de son maître et ami Gershom Scholem, "rejoindre sa propre histoire". Là, il enseignera à l'Université hébraïque de Jérusalem. Qu'il écrive en allemand, en français ou en hébreu, Stéphane Mosès nous fait pénétrer dans l'univers de ses auteurs de prédilection toujours par la porte dérobée. Qu'il s'agisse de Kafka ou de Walter Benjamin, de Scholem ou d'Emmanuel Levinas, de Rosenzweig ou de Paul Celan, la connaissance intime qu'il avait de leurs oeuvres est rendue par une extraordinaire clarté et lucidité d'interprétation. C'est à cet exégète de la modernité que rendent hommage ici ses plus chers amis et collègues, dans un volume qui retrace aussi l'itinéraire d'une vie aux retours multiples.
Dick Philip K. ; Valensi Michel ; Wall-Romana Chri
Ces jeunes que j'ai connus, avec qui j'ai vécu... ce sont mes nouvelles de science-fiction de demain, ma somme théologique... et je leur donnerais ma vie. Je donnerais toute l'ampleur de ma dévotion, dans cette guerre que nous menons pour maintenir et rehausser ce qu'il y a d'humain en nous, ce qui forme notre propre noyau et la source de notre destin." Et c'est aussi à eux que s'adressent ces quatre "essais et conférences" de Philip K Dick (1928-1982), où la cybernétique croise Héraclite d'Ephèse, où Captain Crunch se mêle aux travaux des plus éminents spécialistes de la topographie du cerveau, où l'axe du temps n'est plus horizontal mais vertical. Ces réflexions sur l'humain, la réalité, la machine, l'androïde et les mondes constituent le pendant indispensable de l'oeuvre de fiction de l'une des figures les plus importantes de la littérature américaine.
A l'occasion de son quatre-vingt-dixième anniversaire, Mario Tronti livre ici, avec son style "scandé, ciselé, combatif, constant, agressif et lucide", une esquisse autobiographique qui reparcourt les étapes les plus importantes de sa formation politique et théorique. A travers l'évocation des camarades avec qui il a partagé ces années de combat, et des auteurs qui ont été ses maîtres de vie et de pensée, Tronti s'interroge sur cette sagesse de la lutte qui l'a animé, les aventures de son surgissement, les formes de son déclin, la possibilité de sa résurgence. Le texte est suivi d'un essai sur la notion de "peuple" et sur le populisme actuel qui hante la politique européenne, depuis - c'est son analyse - "qu'il n'y a plus de peuple".
Yona Friedman est né à Budapest en 1923. Il vit et travaille à Paris depuis 1948. Il a publié de nombreux livres, parmi lesquels: L'Architecture mobile (Casterman, 1970), Pour une architecture scientifique (Belfond, 1971), L'Univers erratique (PUF, 1994). Ses Utopies réalisables, publiées pour la première fois en 1975, ont été rééditées aux édifions de l'éclat en 2000.
Les textes traduits ici constituent un ensemble dont l'essentiel est consacré à définir les règles de l'initiation et de l'éducation spirituelle soufie. Leur portée est avant tout pratique. On peut ainsi mesurer à quel point Najm al-dîn Kubrâ (1145/46-1221) fut plus un guide spirituel soucieux de conduire ses disciples jusqu'à leur but, qu'un doctrinaire. Cependant, la pratique du soufisme ne saurait se séparer d'une doctrine d'ensemble qui la fonde et qui l'organise dans la cohérence du discours. On trouvera donc dans ces traités maints éléments qui complètent ce que Najm al-dîn Kubrâ a davantage développé dans Les Eclosions de la beauté et les parfums de la majesté, paru à L'éclat en 2002. Sont traduits ici : Traité pour le fou d'amour ; Traité des dix principes ; Les bons usages des soufis ; Livre des bons usages de l'itinéraire vers la présence ; Traité du voyageur stupéfait ; Traité de la retraite spirituelle ; Conseils pour l'élite ; Réponses aux neuf questions ; Traité de soufisme ; Traité des bons usages des itinérants ; Les voies de la connaissance du manteau mystique ; Traité du navire ; Réponses à quelques questions I et II.
Dans les traditions philosophiques occidentales, c'est à la critique développée par la pensée marxiste que l'on doit de pouvoir aborder l'oeuvre de Moses Hess (1812-1875). Pourtant, le "rabbin des communistes", comme on l'a appelé, fut l'un des penseurs du XIXe siècle qui questionna au plus près les conditions de la liberté et de l'égalité sociales, en même temps qu'il ouvrit la voie à l'idée d'un foyer juif en Palestine, où cette liberté et cette égalité se seraient pleinement épanouies. Dans les études juives, la philosophie de Moses Hess est rarement évoquée, si l'on excepte quelques commentaires qui font de lui ce "communiste et sioniste, qui joua un rôle décisif dans le premier mouvement et inventa virtuellement le second". Le livre de Jean-Louis Bertocchi veut porter un éclairage nouveau sur cette oeuvre pionnière et singulière à bien des égards, dont le coeur est bel et bien la discussion serrée, "en accord divergeant", de la pensée de Spinoza, lu attentivement par Marx lui-même, et qui, dans le ciel d'un humanisme juif émancipé et émancipateur, dessine une constellation en perpétuel mouvement, où scintillent tour à tour philosophie, communisme et sionisme.