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L'éternité de l'instant
Valdés Zoé ; Bensoussan Albert
FOLIO
10,00 €
Épuisé
EAN :9782070358571
Mo Ying est né de l'union très heureuse d'un célèbre chanteur d'opéra et d'une jeune calligraphe. Elevé dans le culte des arts, dans l'attention aux forces de la nature, il est doté d'une intelligence et d'une sensibilité rares. Mais la Chine s'apprête à vivre de profonds bouleversements, et la famille sera emportée dans la tourmente. Sans nouvelles de son père, Mo Ying s'exile à son tour, pour essayer de le retrouver. Après de picaresques péripéties, il débarque à Cuba... Prenant pour trame la charade sino-cubaine, jeu de hasard qui oscille entre sacré et sacrilège, et rattaché à la philosophie et à la poésie de la vie quotidienne, Zoé Valdés offre un conte oriental inspiré de l'histoire de son grand-père pour explorer ses racines chinoises. Dans une foisonnante mosaïque d'histoires et d'aventures, son pouvoir d'évocation est mis au service d'une émouvante quête d'identité et de sens.
Poète avant que d'être romancière, Zoé Valdés dresse dans ce recueil, qui rassemble des poèmes composés entre 1987 (fin de son premier séjour à Paris) et 1993 (La Havane), l'inventaire des premières absences qui jalonneront tant sa vie que l'élaboration de son oeuvre : Cuba, déjà, lors de cette "répétition" de l'exil, puis l'impérieuse ivresse du corps, ultime rempart contre un désabusement voisin du chaos pour cette jeune génération d'insulaires aux exigences esthétiques et érotiques les plus entières. La langue est âpre et festive à la fois, qu'elle évoque la quête de soi dans la folie du monde ou la jouissance des corps dans l'amour qui abîme.
Résumé : L'île de Musicalia, à l'aube d'un jour brûlant. Un jeune couple avec bébé part au bord de la mer ; un énergumène frappé de priapisme entend défendre la plage contre l'invasion des estivants ; trois amis offrent leurs corps au soleil ; un touriste, fuyant sa femme - elle-même infidèle -, cherche l'aventure sous les tropiques... Zoé Valdés mène allégrement une comédie qui revêt bien souvent des aspects loufoques : les chemins du désir vont se croiser, les corps pris de frénésie se mêler jusqu'à ce qu'il en résulte un joyeux pugilat et que menace la grande éruption. Qu'adviendra-t-il des gens de la plage ?
Il s'agit de la principale somme romanesque de George Sand, ?uvre de sa maturité (1842), dont elle renferme les secrets. L'héroïne est une cantatrice. La première partie se déroule à Venise, c'est une nouvelle musicale avec une intrigue amoureuse ; la deuxième est un roman historique et fantastique, situé à Riesenburg ; la troisième, récit de voyage, d'aventures, musical et historique, se tourne vers Vienne, où se passe la quatrième, ainsi qu'à Prague, qui mélange tous les éléments précédents. L'action se déroule entre 1742 et 1755. Consuelo est d'abord un roman d'aventures passionnant. Mais la trame soutient les idées historiques, sociales, politiques, esthétiques, musicales. La protagoniste est une fille du peuple, comme l'auteur par sa mère. Elle vivra entourée d'hommes, jusqu'à son mariage avec le comte de Rudolstadt.
Désireux d'orner les murs de sa nouvelle demeure parisienne, le noble Jean Le Viste commande une série de six tapisseries à Nicolas des Innocents, miniaturiste renommé à la cour du roi de France, Charles VIII. Surpris d'avoir été choisi pour un travail si éloigné de sa spécialité, l'artiste accepte néanmoins après avoir entrevu la fille de Jean Le Viste dont il s'éprend. La passion entraînera Nicolas dans le labyrinthe de relations délicates entre maris et femmes, parents et enfants, amants et servantes. En élucidant le mystère d'un chef-d'oeuvre magique, Tracy Chevalier ressuscite un univers de passion et de désirs dans une France où le Moyen Age s'apprête à épouser la Renaissance. Tracy Chevalier est américaine et vit à Londres depuis 1984 avec son mari et son fils. Son roman La jeune fille à la perle a rencontré un succès international.
Changer d?activité, de femme, d?environnement, de personnalité voire même d?apparence physique? tout mettre en oeuvre pour devenir quelqu?un d?autre, c?est le pari improbable qu?ont décidé de se lancer un soir deux inconnus alcoolisés, l?encadreur Thierry Blin et le commercial Nicolas Gredzinski. A travers le portrait taillé serré de ces deux anonymes, Tonino Benacquista revisite le mythe de la quête identitaire, de ses enjeux incertains à ses implications souvent cruelles. Blin et Gredzinski avaient tout pour être heureux, un travail, des amis, une femme, mais pour autant, ils ne l?étaient pas. Leur rencontre aussi fortuite que déterminante sur un court de tennis va renverser leur vie, qui prend alors une direction distincte et inconnue. Mais si les deux hommes finissent bien par changer, en bien ou en mal, leur façon de faire est très différente. Quand le premier agit avec conscience et méthode pour se transformer point par point en son contraire, et devenir détective privé à l?identité nouvelle, le second ne fait rien, ou plutôt croit ne rien faire, si ce n?est de se laisser tomber dans l?alcool, avec un plaisir grinçant... Cette opposition de styles dessinée chapitre après chapitre autour des deux personnages qui ne se reverront plus, confère au roman toute sa verve et son originalité. Certes, on ne rit pas là beaucoup, le sujet ainsi traité nous renvoyant souvent à nos propres questionnements, mais on apprécie d?être le spectateur discret d?une transformation qu?on aurait rêvé être la nôtre sans oser se l?avouer? --Guillaume Folliero
«Chacun de nous vit avec un ange, c'est ce qu'il dit, et les anges ne voyagent pas, si tu pars, tu le perds, tu dois en rencontrer un autre. Celui qu'il trouve à Naples est un ange lent, il ne vole pas, il va à pied: "Tu ne peux pas t'en aller à Jérusalem", lui dit-il aussitôt. Et que dois-je attendre, demande Rafaniello. "Cher Rav Daniel, lui répond l'ange qui connaît son vrai nom, tu iras à Jérusalem avec tes ailes. Moi je vais à pied même si je suis un ange et toi tu iras jusqu'au mur occidental de la ville sainte avec une paire d'ailes fortes, comme celles du vautour." Et qui me les donnera, insiste Rafaniello. "Tu les as déjà, lui dit celui-ci, elles sont dans l'étui de ta bosse." Rafaniello est triste de ne pas partir, heureux de sa bosse jusqu'ici un sac d'os et de pommes de terre sur le dos, impossible à décharger : ce sont des ailes, ce sont des ailes, me raconte-t-il en baissant de plus en plus la voix et les taches de rousseur remuent autour de ses yeux verts fixés en haut sur la grande fenêtre.»