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L'Anarchie des valeurs. Le relativisme est-il fatal?
Valadier Paul
ALBIN MICHEL
18,90 €
Épuisé
EAN :9782226463784
Crise" des valeurs, "perte" des valeurs, "retour"de la morale. Sommes-nous irrémédiablement livrés au relativisme moral, au repli communautaire dans une société éclatée, à la fin de l'universel, ou bien, pour éviter le pire, doit-on prêter l'oreille aux appels à une restauration autoritaire de l'ordre ? Examinant la pertinence du concept de valeur et son apparition dans l'histoire de la philosophie, notamment au prix d'un certain effacement de l'idée ancienne du Bien, mesurant les chances qu'offre cette notion moderne et ses limites dans un monde où chaque communauté revendique la particularité de sa culture, Paul Valadier, jésuite, professeur de philosophie morale à Paris (centre Sèvres) et à Lyon (Université catholique), apporte une importante contribution au débat qui agite notre temps. Evoquer les valeurs dans la réflexion morale, c'est souligner l'engagement d'une liberté, mais aussi courir le risque de laisser penser à la toute-puissance d'un individu atomisé et source unique de la vie éthique. S'il n'est guère possible de se passer du concept de valeur pour penser la décision morale, Paul Valadier ne se prive pas pour autant d'en faire une analyse critique. Bien comprise, la morale des valeurs porte en elle la réconciliation par le haut de la morale du Bien et de celle marquée par le désir.
Résumé : Elle a fait le tour du monde, l'image du jeune Chinois qui, avec sa seule arme de son corps, tente d'arrêter une colonne de chars envoyée pour écraser la liberté naissante. Pour Paul Valadier, l'inconnu de Pékin symbolise la morale en ce qu'elle a de plus haut contre la négation de l'humain. On n'a guère l'habitude d'associer le risque à la morale, assimilée de nos jours au monde des certitudes et des affirmations autoritaires. Il faut pourtant parler du risque de la morale et de ce qu'il implique quand il est question d'éthique politique. Il ne s'agit pas d'un saut dans le vide, "sans filet" ou arbitraire, mais d'un choix raisonnable, fait selon des règles et des principes. Paul Valadier le montre amplement en prenant quatre exemples qui touchent au coeur la société actuelle : le terrorisme, la torture, l'information, la société pluriculturelle. Là, et pour d'autres problèmes encore, la tâche du moraliste consiste à suggérer qu'en toute circonstance "l'homme peut vouloir le bien et dire le vrai, que, se risquant à le faire, il découvre la beauté de ce geste". Et en ce sens, la morale est aussi un risque inévitable pour ceux qui ont le souci de l'homme.
Résumé : A l'orée du troisième millénaire, la cause de la religion est loin d'être réglée. Certes, les religions ont remarquablement résisté aux annonces de disparition qui avaient inspiré des théories du XIXe siècle et justifié nombre de persécutions au cours du XXe. Mais les tentations, partout, du fondamentalisme ainsi que l'expansion du phénomène sectaire sont des symptômes de maladie plutôt que des signes de santé. La tendance est aux religiosités vagues, sans institutions, foncièrement individualistes, centrées sur la réalisation de soi, sur la guérison du mal-être psychique ou physique. Pour sa part, en cette fin de siècle, le christianisme se trouve souvent discrédité dans l'univers occidental. Dans l'Eglise catholique en particulier, les promesses de réforme intellectuelle et spirituelle du concile Vatican II, il y a trente ans, n'ont été que partiellement tenues. D'où peut venir l'espérance ? Pour Paul Valadier, il faut considérer les choses de manière plus distanciée pour entrevoir un avenir à la religion, en particulier à la religion chrétienne. D'un côté, tout donne à penser que s'ouvre une ère intellectuelle moins systématiquement hostile à la croyance religieuse. Une " revanche de Dieu " autant qu'un affaissement de la raison dans le nihilisme sont improbables ; au contraire, des ponts et des synergies inédits sont possibles entre foi et raison contre l'inhumanité qui guette. De l'autre côté, un christianisme qui conjuguerait avec rigueur culte à Dieu et service d'autrui trouverait sa véritable identité et apporterait une contribution éminente à l'humanité.
Comment penser la morale, vivre bien ou mieux dans un monde bouleversé, où dominent les violences de tous ordres, où s'impose trop souvent un relativisme des valeurs? Au-delà des menaces du terrorisme ou des intolérances, ne sommes-nous pas aussi affrontés aux risques d'une barbarie plus subtile? C'est en fonction de cet état de fait que Paul Valadier réfléchit dans cette série d'articles déjà publiés. Ainsi, formuler une éthique marquée par la foi chrétienne dans un temps où les religions sont mises en question ne va pas de soi. Les monothéismes se voient souvent soupçonnés de violence. Le politique se trouve aussi fragilisé avec l'affrontement à la question du mal ou à la construction d'ensembles comme l'Europe. Comment ne pas voir là une forme moderne de tragique, appelant la morale à sortir de sa réserve? Biographie: Professeur émérite au Centre Sèvres, ancien rédacteur en chef de la revue Etudes, le père Paul Valadier, jésuite, est philosophe. Il a publié notamment Inévitable morale et récemment Maritain à contretemps.
Résumé : Alors que nous sommes confrontés à une crise sans précédent, alors que bon nombre d'entre nous mobilisent toutes leurs ressources pour traverser la tourmente, la solidité de nos raisons de lutter devient un enjeu vital. Mais tenir pour tenir n'a en réalité pas de sens. Il nous faut, pour cela, une cause plus profonde. Il nous faut, pour cela, l'espérance. Paul Valadier mène pour nous, dans ces pages aussi énergiques qu'inspirées, un magistral travail de discernement sur le véritable visage de celle-ci. Chemin faisant, il nous montre comment les épreuves, les échecs, les désillusions mêmes, peuvent nous le révéler. Ainsi ce livre ne traite pas seulement d'espérance : il exprime, en lui-même, un puissant témoignage personnel sur celle-ci.
Le Zen est une discipline de concentration exigeante en même temps qu'une philosophie de la vacuité. Son enseignement, qui s'enracine dans les paroles du Bouddha, tient tout entier en zazen, c'est-à-dire la méditation assise : sous l'apparent dépouillement se révèle une formidable méthode de dépassement de l'ego. Découvert par l'Occident dans les années soixante-dix, il est rapidement devenu un élément majeur de son renouveau spirituel. Taisen Deshimaru, maître japonais qui a grandement contribué à diffuser le Zen en France, livre ici la quintessence de son enseignement sous forme de paraboles, de questions-réponses ou encore de (aphorismes). Il traduit et commente aussi intégralement deux textes fondateurs et inédits du bouddhisme zen, le Hokyo Zan Mai et le San Do Kai,
L'esprit du Zen fut introduit au Japon chez un peuple dont la guerre était l'occupation habituelle. Ce fut le génie du Zen de transformer les techniques brutales de la guerre en arts qui ne se souciaient plus seulement de l'efficacité guerrière mais de la recherche de soi-même. Le sabre, l'arc et la flèche, instruments de mort devinrent des supports de méditation. Sous cette influence naquit le Bushido, code d'honneur, discipline chevaleresque qui recommande le désintéressement et le mépris de la mort. Tant et si bien que le Zen fut cette voie d'éveil, appelé "la religion des samouraïs." En termes vifs et imagés, parfois même en s'amusant, Maître Deshimaru répond aux questions de ses disciples, sans jamais leur faire oublier que Zen et arts martiaux sont l'apprentissage de la vie et la mort.
Au XVIe siècle, Miyamoto Musashi, samouraï invaincu par une vie de combats, maître ès armes et esprit de nombreux disciples, se retire dans une grotte quelques mois avant sa mort et rédige ce classique de la littérature universelle: Traité des Cinq Roues.Ce guerrier nous donne en un texte lumineux l'essence des arts martiaux et le secret d'une stratégie victorieuse qui transcende la violence et devient art de vivre et d'agir. Attitude qui explique aujourd'hui les raisons des succès japonais dans tous les domaines.Une leçon à méditer et à pratiquer: car l'esprit de l'art de l'épée peut s'appliquer à tous les gestes de la vie quotidienne.